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«La haine d’un public doit plutôt vous exciter»

L’ancien gardien du Cameroun Joseph-Antoine Bell, 65 ans, n’a perdu ni ses valeurs ni sa franchise. Racisme, virus et solidarité: ses mots font mouche.

Pour Joseph-Antoine Bell, l’Europe doit arrêter de faire semblant en matière de solidarité.
Pour Joseph-Antoine Bell, l’Europe doit arrêter de faire semblant en matière de solidarité.
AFP

S’il est une voix qui compte dans l’Afrique du football, c’est celle de Joseph-Antoine Bell. Dans les années 80, le gardien camerounais a joué le rôle de pionnier en devenant le premier gardien noir à s’imposer en Europe. Sa carrière l’a mené de l’OM à Saint-Étienne, en passant par les Girondins de Bordeaux. Une période qui l’a porté au rang de mythe pour tout un continent. Dans sa deuxième vie, l’homme au mental d’acier n’a cessé de se battre pour son sport et son continent avec un franc-parler qui l’a souvent desservi. À 65 ans, le «privilège de l’âge», comme il aime le dire, lui confère une position de sage. Et son point de vue mérite d’être entendu au-delà de Douala où il vit son confinement.

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