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L'homme qui a transformé Clint Capela

Le pivot genevois des Rockets a franchi un palier supplémentaire l'été dernier. Derrière cette transformation, il y a un homme.

Clint Capela ici face à LeBron James.
Clint Capela ici face à LeBron James.
Keystone

Au téléphone, la voix est posée. Comme toujours. Clint Capela n'est pas du genre à se perdre dans ses explications. Il faut dire que le jeune intérieur des Houston Rockets sait où il va. Et cela ne date pas d'hier. «Depuis mes débuts, je me donne à fond, raconte l'ancien junior de Meyrin. Pour moi c'est ça la clef du succès, toujours travailler. En étant constant dans son job, ça finit toujours par payer.»

Titulaire au sein des Houston Rockets avec des statistiques plus qu'intéressantes (12,5 pts, 7,8 rebonds et 1,2 contre), le Genevois de 22 ans fait partie du futur de sa franchise. Bosseur invétéré, Clint Capela a franchi un palier supplémentaire cet été. Presque toutes ses statistiques ont pris l'ascenseur. Derrière cette transformation, il y a un homme: John Lucas. Assistant coach aux Rockets, il officie comme «player development coach».

Entendez un entraîneur qui observe le développement des joueurs. «On a commencé à bosser ensemble l'été dernier à Las Vegas lors de la Summer League, précise le deuxième Suisse drafté en NBA. Le feeling est tout de suite passé entre nous. C'est un motivateur et il me transmet beaucoup de confiance. D'ailleurs tout le monde aime bien bosser avec lui dans l'équipe. C'est un homme qui a toujours un bon état d'esprit et qui aime son métier. Alors sa positivité est contagieuse. Avec lui, je travaille mon toucher sur le shoot et mon jeu face au panier. Du coup on aligne les répétitions à l'entraînement.»

Ne jamais se reposer sur ses acquis, en faire constamment plus, tel est le quotidien de l'intérieur genevois. «J'ai toujours aimé en faire plus, plaide Capela. Quand tu regardes les grands, tu vois qu'ils inspirent tout le monde.» A quoi ressemble une journée-type de Clint Capela en saison régulière? «Le matin, c'est 20 à 30 minutes d'exercices en solo avec Lucas. Après il y a l'entraînement collectif et le soir, c'est 20 à 30 minutes d'entraînement en solo.» Durant l'été, le Genevois peut passer cinq heures à s'entraîner.

Une blessure pas simple à digérer

Au mois de décembre, le numéro 15 des Rockets a connu un petit coup d'arrêt dans sa progression en raison d'une blessure qui l'a éloigné des parquets pour un mois. «J'ai reçu un coup sur le tibia, se remémore le Genevois. La blessure c'est de l'histoire ancienne et ma convalescence s'est bien passée.

Pourtant, le pivot de Houston reconnaît que cette coupure n'était pas simple à vivre: «Ce n'était pas facile de voir l'équipe et de ne pas pouvoir aider mes coéquipiers. Mais je me suis concentré sur mon retour. J'étais à Houston avec les physios et après j'ai pu voyager avec l'équipe. Là tu te sens enfin proche du terrain et ça m'avait fait du bien de réintégrer le groupe, même sans être capable de jouer.»

Depuis son retour, Capela a repris sa marche en avant et a réussi à battre son record de points par deux fois. Il inscrit deux fois 22 points et 24 le 4 mars dernier face à Memphis. «On me parle des statistiques, glisse l'intérieur genevois. Ça me fait plaisir, je dis merci. Je ne peux pas dire que ça ne m'intéresse pas, mais ce n'est pas ça l'essentiel. Le match à 24 points était un bon match, mais ce n'est qu'un sur 82. Tu sais que tu dois te concentrer sur la partie suivante. En NBA, toutes les oppositions sont difficiles. Chaque adversaire représente un défi de taille. Il faut être prêt à partir en guerre à chaque match. Même contre Memphis lorsque j'ai marqué 24 points, c'était la guerre.»

Bientôt le sportif suisse le mieux payé?

Après avoir battu le champion Cleveland et avant d'affronter les Los Angeles Lakers dans la nuit de mercredi à jeudi, les Houston Rockets occupent le troisième rang de la Conférence Ouest. Emmenés par un exceptionnel James Harden, les Texans peuvent envisager d'aller assez loin en play-off. «Le but est une place en finale de Conférence», confie Capela.

A l'instar de Thabo Sefolosha qui a œuvré en pionnier et prouvé aux jeunes Suisses qu'il était possible de jouer en NBA, Clint Capela sait que son parcours est scruté: «Je reçois des témoignages. Ça fait toujours plaisir. Je crois que n'importe qui est heureux de recevoir des messages d'encouragement. Je n'ai malheureusement pas toujours le temps de répondre, mais je sais que je suis suivi.»

Et les suiveurs seront sans doute plus nombreux lorsque le Genevois signera son prochain contrat pour devenir le sportif suisse le mieux payé. Car avec ses performances et l'explosion des salaires outre-Atlantique, Clint Capela devrait atteindre les 20 millions de dollars par saison. Mais inutile de lui en parler, la jeune star des Rockets n'a pas du tout la tête à ça en ce moment. Non décidément, Clint Capela n'a que deux idées bien accrochées dans son esprit: progresser et gagner.

(ats)

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