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VTTHuber s’offre un sixième Grand Raid «au sprint»

L'Argovien s'est imposé avec une avance de... 6 secondes sur l'Autrichien Lakata. Chez les dames, Ilona Chavaillaz était en démonstration.

Le vainqueur Urs Huber (à g.) n'a finalement précédé son dauphin, l'Autrichien Alban Lakata (à dr.) que de 6 secondes.
Le vainqueur Urs Huber (à g.) n'a finalement précédé son dauphin, l'Autrichien Alban Lakata (à dr.) que de 6 secondes.
Keystone
Cette concurrente est toute contente de se faire aider dans le Pas de Lona.
Cette concurrente est toute contente de se faire aider dans le Pas de Lona.
Keystone
L'Autrichien Alban Lakata, futur deuxième, grimace dans le Pas de Lona.
L'Autrichien Alban Lakata, futur deuxième, grimace dans le Pas de Lona.
Keystone
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Urs Huber est décidément le grand bonhomme du Grand Raid. Recordman du parcours, l’Argovien a remporté pour la sixième fois la mythique et terrifiante épreuve de VTT qui lessive ses concurrents entre Verbier et Grimentz (125 km, 5000 m de dénivelé).

Après ses misères des deux éditions précédentes – clavicule cassée en 2017, abandon après une autre clavicule pas assez remise en 2018 – le triple champion du monde de marathon a donc retrouvé Grimentz avec le sourire au bout d’un «mano a mano» palpitant avec l’Autrichien Alban Lakata.

«D'une brutalité incroyable» Pour bien saisir l’intensité du duel que se sont livrés les deux coéquipiers du Team Bulls, Urs Huber ne s’est imposé que de 6 petites secondes (6h08’21”). Un écart inédit qui, à l’échelle du Grand Raid, revient à une victoire au sprint!

«C’était un combat d’une brutalité incroyable, soupirait le vainqueur à peine descendu de son vélo. J’ai tout de suite senti que je n’avais pas des très bonnes jambes; dans le Pas de Lona, j’ai beaucoup souffert. Mais je voulais cette victoire plus que tout et je savais que si j’attaquais la dernière descente avec Lakata, c’était bon pour moi.»

Ilona Chavaillaz en démonstration

Du côté féminin, la Fribourgeoise Ilona Chavaillaz a écrasé la course de sa classe. Déjà grande triomphatrice l'an passé - mais elle était partie de Nendaz -, elle s'est imposée pour la première fois sur le grand parcours. Elle a couvert les 125 kilomètres en 7h41'55. Sa dauphine, Gloria Hänsel, a terminé avec un retard de 1h06'42 (!), et la troisième, Franziska Brun, avec un débours de 1h11'00.

«C'est un bonheur immense, a réagi Ilona Chavaillaz. Cette fois, c'est sur le grand parcours, celui du vrai Grand Raid, que je gagne. Je suis partie à mon rythme, sans trop savoir où se situaient mes poursuivantes. J'ai réussi à rester concentrée et solide dans ma tête. Je savais que ma famille et mes amis, notamment mes deux filles, m'attendaient à l'arrivée, cela a été une source de motivation.»

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