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Infantino trop souple avec la Turquie

Le président de la FIFA est soupçonné d'avoir soutenu le laxisme de la fédération turque vis-à-vis des clubs touchés dans des matches truqués.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Keystone

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est soupçonné d'avoir laissé la fédération turque (TFF) sanctionner moins sévèrement que prévu par les règlements les clubs éclaboussés par le scandale des matches truqués en 2011, lorsqu'il était alors en poste à l'UEFA. Des documents ont été publiés par «Le Monde» et «The Guardian».

Les deux quotidiens ont rendu public un mail de Gianni Infantino datant du 20 janvier 2012, à l'époque où il était encore secrétaire général de l'UEFA, dans lequel il donnait son accord à une proposition de la secrétaire générale de la TFF, Ebru Köksal. Celle-ci avait suggéré de mettre en place une gamme de sanctions spécifiques «au lieu de celles prévues dans les règlements disciplinaires» contre Fenerbahçe, accusé d'avoir truqué des matches.

Alors que les règlements de la Fédération turque prévoyaient une relégation des équipes coupables de truquer des matches, la Fédération ne propose plus que de «rendre leurs titres gagnés en 2010-11», un retrait de points et des amendes, selon le Le Monde. Ce à quoi Infantino répond que «l'application de ces sanctions, comme décrite, ne constituerait pas une violation des statuts et règlements de l'UEFA».

Or Fenerbahçe a remporté le championnat cette saison-là au détriment de Trabzonspor, qui se sent donc floué. «Nous ne sommes pas d'accord avec la décision de la TFF de ne pas appliquer ses propres sanctions disciplinaires, nous demandons qu'on annule le titre de Fenerbahçe pour le donner à Trabzonspor», a expliqué au Guardian un des avocats du club turc, Erdem Egemen. «La TFF a enfreint ses propres règlements et le principe de tolérance zéro de l'UEFA. Nous ne pouvons justifier ou expliquer l'approche de l'UEFA et d'Infantino.»

Le président de la FIFA n'a pas expliqué pourquoi l'UEFA avait autorisé des sanctions plus faibles. «Mes états de service personnels et à l'UEFA dans la lutte contre les matchs truqués parlent d'eux-mêmes», s'est défendu le dirigeant.

«C'est le cas en particulier dans ce cas concernant la Turquie où quatre clubs ont été interdits de participation à des compétitions de l'UEFA. A cette époque, l'UEFA était en première ligne dans la lutte visant à éradiquer les matchs truqués grâce à le mise en place de mesures inédites. Une coopération étroite avec la police et les autorités judiciaires a été initiée et appliquée en Europe», a-t-il ajouté.

«Des sanctions disciplinaires fortes ont été prises, qui ont été ensuite confirmées sans réserves par les autorités judiciaires compétentes dont le Tribunal arbitral du sport. Ce sont autant de faits très clairs», a-t-il insisté.

De son côté, l'UEFA a estimé, dans des propos rapportés par The Guardian, que les sanctions proposées par la TFF en janvier 2012 étaient «conformes aux mesures disciplinaires relatives aux matches truqués».

(si)

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