Lea Sprunger toujours dans le doute

AthlétismeSi la championne d’Europe n’a guère brillé sur 400 m haies, la pépite Jason Joseph a battu pour beurre son record de Suisse du 110 m haies au meeting AthletiCAGenève.

«Il y a du boulot», a confié Lea Sprunger après sa troisième place samedi sur 400 mètres haies.

«Il y a du boulot», a confié Lea Sprunger après sa troisième place samedi sur 400 mètres haies. Image: Keystone

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Fidèle depuis des années au meeting AthletiCAGenève, Lea Sprunger aurait eu d’excellentes raisons à faire valoir pour passer son tour au Bout-du-Monde: engagement jeudi soir en Ligue de diamant à Oslo, forme précaire… Contrairement à Alex Wilson, qui avait annoncé le matin même son forfait aux organisateurs en invoquant un état grippal et fiévreux, la Vaudoise a pris le risque de s’aligner sur 400 m haies, à peine plus de quarante heures après sa sortie norvégienne.

«Aucun entraînement ne remplace une compétition et j’ai besoin de courir», justifiait la championne d’Europe, qui accueillait sa 3e place en 56’’56 (un dixième de plus qu’à Oslo) avec des mots crus sans équivoque. «Je savais que le chrono ne serait pas terrible, mais la manière n’y était pas. Une amère expérience… J’ai besoin de m’entraîner, de faire du foncier, de la vitesse. Il y a du boulot!» analysait ensuite «la longue», qui devrait courir dans quinze jours au meeting de La Chaux-de-Fonds.

Laurent Meuwly n’est pas inquiet

«Lea est venue ici en acceptant d’avance de prendre encore un coup sur la tête. Ce qu’il se passe est normal puisqu’elle a manqué des phases décisives de sa préparation en raison de ses pépins de santé. Elle a un mois et demi de retard», commentait l’entraîneur de la Vaudoise, Laurent Meuwly. «Tout ça m’embête, mais ça ne m’inquiète pas: les Mondiaux sont loin… Il y a du travail à faire sur le plan mental, mais sur le plan physique avant tout, pour être au top au Citius à Berne début août», ajoutait-il.

Des soucis également pour Kariem Hussein, visiblement affecté par sa 4e place sur 400 m haies en 50’’47, à deux secondes de son record personnel. Quinze jours après son retour à la compétition suite à deux saisons de galère, le toubib gambergeait: «J’étais trop sur la défensive. Un chrono décevant…»

Laurent Meuwly avait toutefois la solution pour le Thurgovien: «Il est parti trop lentement. Mais en mettant le cerveau sur off et en se montrant plus agressif, il fait une seconde de moins!»

Un épatant Jason Joseph

On en attendait monts et merveilles, on n’a pas été déçu: Jason Joseph, l’une des plus belles pépites de l’athlétisme helvétique, a fait vibrer la foule dès les séries du 110 m haies, en s’imposant en 13’’38. Un centième de mieux que son record national… Un vent trop généreux (2,6 m/s) a toutefois empêché que la performance soit homologuée. On espérait voir le Bâlois se «venger» en finale, les intempéries l’en ont empêché. Ce n’est que partie remise, sans aucun doute.

Satisfaction également du côté d’Ajla Del Ponte, première de sa série du 100 m en 10’’20, un chrono qui eût constitué un record personnel et la deuxième meilleure performance jamais réalisée par une Suissesse (à égalité avec Sarah Atcho), derrière Mujinga Kambundji. Las, un souffle de brise en trop (2,1 m/s) a effacé la marque. «Ce chrono fait quand même plaisir, je ne pensais pas aller si vite au sortir d’une semaine d’examens de master à l’université», se réjouissait la Tessinoise.

Créé: 16.06.2019, 17h42

Apocalypse now…

La réunion n’a évidemment pas été épargnée par les intempéries qui ont touché la région samedi en fin d’après-midi: frappé de plein fouet par la tempête sur le coup de 16 h 35, alors que la première série du 100 m masculin venait de se courir, le meeting a pris fin prématurément. Pluie tropicale poussée parfois presque jusqu’en haut de la tribune par la violence du vent, averse de grêle: l’orage annoncé et prévisible depuis de longues minutes s’est exprimé de façon particulièrement violente.

Piste noyée (virages carrément transformés en pataugeoires!), installations ravagées, spectacle de désolation: les organisateurs n’ont eu d’autre choix que de mettre fin aux compétitions. «En trente-deux ans, c’est la première fois qu’une chose pareille se produit», lâchait le président du comité, Walter Zecca. Prévu sur six heures, le meeting a donc été amputé d’une heure et demie, les épreuves de sprint, la perche et le triple saut féminins ainsi que la longueur masculine en payant le prix. PH.R.

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