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«Maintenant, j’ai des amies du monde entier»

Mercredi en début d’après-midi, dans la finale pour le bronze du hockey à 3 contre 3 féminin, les «Bleues» ont battu les «Brunes» et donné une jolie leçon de vie.

Un banc bigarré.
Un banc bigarré.
Keystone

Aux Jeux olympiques de la jeunesse, le CIO a décidé de mélanger les garçons et les filles, dans diverses disciplines. Ainsi, des équipes de «nations mixtes» sont formées, que ce soit en hockey, en patinage artistique ou de vitesse, ainsi qu’en ski-alpinisme. Le but? Coller aux valeurs de l’olympisme et mettre en valeur l’amitié entre les peuples. Du coup, pas d’hymne national lors de la remise des médailles, mais des moments uniques.

Ce petit moment de rêve collectif, une Nidwaldienne de 16 ans l’a vécu à la Vaudoise aréna mercredi. Valérie Christmann était engagée avec les «Bleues», qui se sont imposées 6-4 contre les «Brunes», dans le match pour la troisième place. Et vous pouvez nous croire sur facture, en zone mixte après le match, il y avait de chaudes larmes des deux côtés. Les jeunes demoiselles qui ont terminé au pied du podium étaient inconsolables. Celles qui seront au Flon en soirée pour y être «bronzées» étaient les filles les plus heureuses du monde.

Auberge espagnole

«C’est tellement cool, a jubilé la jeune Alémanique au sortir de la glace. Hier, on a perdu la demi-finale et on se sentait tellement mal… Je suis heureuse qu’on ait réussi à accrocher une médaille! Je ne sais pas encore ce que ça représente pour moi. Mais c’est quelque chose qui n’arrive que tous les quatre ans et pas tout le monde a la chance de monter sur un podium olympique. C’est quelque chose de spécial.»

La Suissesse a décroché sa précieuse breloque aux côtés de la Turque Sidre Ozer, la Polonaise Anna Kot, la Bulgare Maria Runevska, la Britannique Mirren Foy, la Slovaque Zuzana Dobiasova, la Russe Yana Krasheninina, l'Allemande Maya Stober, la Hongroise Regina Metzler, l'Autrichienne Karolina Hengelmüller, l'Australienne Nikki Sharp, la Japonaise Yuna Kusama et la Danoise Aya Juhl Petersen. Un vestiaire en forme d’auberge espagnole, mais qui crée forcément des amitiés et des souvenirs pour la vie.

Jolie leçon

«C’est génial, parce que maintenant, j’ai des amies qui viennent du monde entier et c’est une chose qui n’arrive qu’une fois dans une existence, s’est félicitée Valérie Christmann. On a déjà un groupe WhatsApp avec toutes les filles. Je me souviendrai aussi de la vie au Village olympique. Tu y rencontres des gens de partout, de pays que tu ne connaissais même pas avant. Tu peux parler à tout le monde, c’est cool.»

Il faut dire que la jeune fille était déjà ouverte sur le monde avant le début de ces JOJ. À 16 ans, elle a quitté le nid douillet de sa famille pour jouer au hockey aux GCK Lions à Zurich, avant d’émigrer cette saison en Finlande, pour parfaire sa formation au sein de l’académie de Kiekko-Espoo. «Ça m’apprend à être ouverte à tous, à parler à tout le monde et faire ce que je veux, sans regarder ce que font les autres», a-t-elle souri. On en aurait presque une petite larme nous aussi…

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