Match nul entre Bâle et Séville

FootballLe FC Bâle et le FC Séville se sont quittés sur un match nul 0-0 en 8e de finale aller de l'Europa League.

Le champion de Suisse a très bien défendu.

Le champion de Suisse a très bien défendu. Image: Keystone

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Le match nul 0-0 entre Bâle et Séville laisse une porte ouverte aux Rhénans la semaine prochaine, sur la pelouse du double tenant du titre.

Le FCB a donc fait le pari, osé et raisonnable à la fois, de jouer son avenir européen dans l'enfer de Sanchez-Pizjuan. Là où règnent en maîtres les Andalous. Là où sont déjà tombés, cette saison, le FC Barcelone, le Real Madrid ou encore la Juventus. Osé, donc. Mais aussi logique.

Car Bâle - éliminé en barrage de la Ligue des champions par le très modeste Maccabi Tel Aviv, rappelons-le - ne possède plus la force de frappe dont il jouissait les dernières saisons. En l'absence de Breel Embolo (suspendu), la formation d'Urs Fischer n'avait plus que la taille de Marc Janko et la fougue de Birkir Bjarnason à proposer. Un arsenal trop peu fourni pour faire véritablement vaciller un FC Séville qui n'a pas remporté le moindre match à l'extérieur en championnat, en C1 ni en C2 et qui est venu en Suisse sans grandes intentions. Sinon celle de ne pas perdre.

Le raté de Janko

Autant le dire, l'opposition de deux équipes ayant misé sur le contre n'a presque jamais fait frissonner le Parc Saint-Jacques. Sauf à deux reprises, deux immenses occasions pour le FCB. La première a été une tête de Marc Janko, à la réception d'un centre parfait de Renato Steffen, que l'Autrichien n'a toutefois pas cadrée alors que le portier Soria était plus que battu (7e).

La deuxième a été une percée de Steffen encore qui s'est achevée par un tir contré. Mais Bjarnason, présent au rebond, le but ouvert et distant de dix mètres, a complètement manqué sa reprise et envoyé le ballon dans les étoiles (51e).

Bien sûr, le peu d'énergie déployé par les Sévillans oblige à nuancer le jugement sur la valeur de la prestation des Rhénans. Le champion de Suisse a très bien défendu, mais quelles ont été les velléités adverses? Il a fallu attendre l'heure de jeu pour assister à la première intervention du gardien Tomas Vaclik, devant N'Zonzi, avant que le Tchèque ne doive encore s'employer face à Gameiro (68e) puis Konoplyanka (79e).

Le vécu

Il convient tout de même de relever la sérénité qui habite désormais un FC Bâle rompu à l'exercice international. Conscients de leurs limites, les Bâlois n'en évoluent pas moins en affichant la confiance des routiniers. De ceux qui connaissent la musique. Au fil des années, le FCB s'est bâti un vécu. Ce même vécu qui lui a permis de devenir, en décembre dernier, le premier club suisse à terminer en tête d'une poule européenne (devant la Fiorentina).

Pour cela, Bâle a encore un coup à jouer la semaine prochaine en Andalousie. Il n'y partira pas avec les faveurs de la cote et devra composer sans l'expérimenté - mais très lent - Walter Samuel en défense centrale, qui sera suspendu. Mais il s'y rendra sereinement, convaincu que d'avoir conservé sa cage inviolée dans son Joggeli peut s'avérer décisif à Sanchez-Pizjuan. (si/nxp)

Créé: 10.03.2016, 21h03

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