Mondiaux: les 13 épreuves à ne pas rater

Athlétisme à PékinLes championnats du monde d'athlétisme qui débutent ce samedi promettent un joli spectacle. Découvrez en images les principaux temps forts.

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Les temps forts seront forcément nombreux aux Mondiaux d'athlétisme à Pékin qui débutent samedi 22 août. Que ce soit la lutte fratricide entre les sprinteurs Usain Bolt et Justin Gatlin, les foulées graciles de Genzebe Dibaba ou la hargne du demi-fondeur Mo Farah, de nombreuses épreuves vaudront leur pesant d'or. Nous vous proposons ici, en guise d’amuse-bouche, les compétitions qui promettent le plus.

Bolt, qui aura 29 ans ce vendredi 21 août, est de retour dans le «Nid d'Oiseau» qui l'a vu éclore au sommet de l'athlétisme avec son phénoménal triplé des JO 2008 (100, 200 et 4 x 100 m), réédité un an plus tard aux Mondiaux 2009, puis encore aux JO 2012 et aux Mondiaux 2013. C'est simple, depuis 2008, seuls les Mondiaux 2011 à Daegu, marqués par sa disqualification pour faux départ sur 100 m, ont échappé à son emprise sans partage (deux titres quand même).

Cette année, la situation s'annonce cependant délicate pour le Jamaïcain, qui ne part pas favori sur la ligne droite face à un Gatlin revenu de tout. L'ancien dopé (de 2006 à 2010) est invaincu depuis 2013 sur 100 et 200 m! Cette saison, l'Américain survole les deux distances (9''74 et 19''57). Mais gare: Bolt se sublime dans les grands rendez-vous. Après une saison 2014 quasi blanche et une première moitié d'année 2015 plombée par une blessure à l'aine, il a entretenu le mystère et soigné ses longs segments, signant un retour convaincant - en guise d'avertissement - il y a un mois à Londres avec deux chronos de 9''87, dans des conditions peu propices. De toute façon, si Bolt s'aligne, c'est qu'il pense pouvoir gagner. Qui, de l'ex-banni aujourd'hui tout juste toléré ou du dieu du stade, sortira vainqueur (finale du 100 m dimanche à 15h15 heure suisse)?

Le bon grain de l'ivraie

Paradoxalement, les révélations sur les affaires de dopage qui secouent le milieu depuis un mois - avec 16 % de cas très suspects parmi les coureurs de demi-fond et de longues distances, selon un échantillonnage de 5000 athlètes testés entre 2001 et 2012 - semblent renforcer l'intérêt pour ces Championnats. Qui sont «les bons», qui sont «les méchants»? Faut-il s'attendre à une redistribution des cartes? L'IAAF a rappelé cette semaine qu'elle conservera les prélèvements effectués à Pékin pour des analyses ultérieures et qu'elle avait joué un rôle précurseur en matière de tests hors compétition et de mises en place de laboratoires antidopage. Les stars ne sont pas immunisées, comme l'ont montré dans un passé récent ou plus lointain les suspensions d'un Asafa Powell, d'une Marion Jones ou d'une Shelly-Ann Fraser-Pryce.

Cette dernière, justement, sera l'une des vedettes féminines, deux ans après son triplé de Moscou (100, 200 et 4 x 100 m). La Jamaïcaine entretient cependant encore le flou quant à sa participation ou non au 200 m à Pékin. En piste pour un doublé (1500 et 5000 m), Genzebe Dibaba entend poursuivre sur la lancée de son formidable record du monde de Monaco sur la distance inférieure (3'50''07). Le Britannique Mo Farah retrouvera ses meilleurs ennemis kényans et éthiopiens sur la route d'un éventuel nouveau doublé 5000-10'000 m.

La Russie risque d'être la grande perdante. Lessivée par les affaires de dopage, cette sélection n'alignera aucun athlète faisant l'objet d'un profil sanguin suspect. En 2013 Moscou, les Russes avaient terminé en tête du tableau des médailles (sept titres). Cette année, il suffit de constater la quasi-absence de toute coureuse russe dans le top 20 mondial sur 800 et 1500 m - deux distances qu'elles ont longtemps outrageusement dominé - pour se dire que le monde change.

Le réservoir kenyan

Les Kényans, bien que touchés aussi par les révélations de dopage, gardent un formidable réservoir, d'autant que les «affaires» les concernant frappent surtout des seconds couteaux.

Les concours promettent beaucoup, avec un possible record du monde au triple saut pour épicer le duel entre le Cubain Pedro Pichardo et l'Américain Christian Taylor. Renaud Lavillenie sera à la recherche d'un premier titre mondial à la perche (à plus de 6m10?), tandis que la hauteur verra le retour du tenant du titre Bohdan Bondarenko (Ukr), face au Qatari Mutaz Barshim. David Rudisha sur 800 m, ainsi que Kirani James et Allyson Felix sur 400 m ont aussi le potentiel pour en enflammer le public.

Les organisateurs chinois annoncent un stade plein (configuration 50'000 places) pour toutes les soirées. La Chine, qui s'éveille cahin-caha à l'athlétisme, est un marché à conquérir.

Créé: 20.08.2015, 12h26

Les Suisses retrouvent de l'ambition

Les athlètes suisses abordent les Mondiaux de Pékin avec un nombre inhabituel d'atouts dans leur manche. Trois places de finaliste représentent l'objectif officiel, sans compter que la position dans les bilans mondiaux de Selina Büchel (3e sur le papier sur 800 m!) et de Kariem Hussein, no 7 mondial sur 400 m haies et champion d'Europe en titre, autorise au moins un espoir de médailles.

«J'ai rarement été aussi confiant avant un Championnat du monde», a relevé le chef de délégation Peter Haas, connu pour être plutôt réservé. «Notre équipe représente un excellent mélange» entre des jeunes prometteurs et d'autres athlètes plus expérimentés. Dans la sélection figurent trois champions en herbe qui ont brillé cet été aux divers Championnats de jeunesse: Noemi Zbären, championne d'Europe M23 du 100 m haies, ainsi que Caroline Agnou et Angelica Moser, toutes deux championnes d'Europe juniors (M20), respectivement à l'heptathlon et à la perche.

Il y a les «tauliers» de l'équipe, les jeunes, mais aussi une élite élargie qu'on n'avait plus vue depuis longtemps, sans doute le fruit du travail en amont des Championnats d'Europe 2014 à Zurich. Outre trois places de finalistes (top 8 dans les courses et top 12 dans les concours), Haas s'attend à quatre autres résultats dans les seize meilleurs. Il s'agirait d'une sacrée progression sachant que Swiss Athletics n'avait enregistré aucun finaliste lors des trois dernières éditions des Mondiaux.

A moins de s'appeler Usain Bolt, Justin Gatlin, Allyson Felix, Mo Farah plus quelques autres «extra-terrestres», une médaille n'est jamais vraiment sûre à un Championnat du monde. Pour les Suisses, aussi bien placés soient-ils dans la hiérarchie - Selina Büchel est passée de la 4e à la 3e place des engagées après le forfait de dernière heure de l'Américaine Ajee Wilson -, un podium relève toujours davantage du rêve que de l'objectif. Cela constituerait un formidable exploit, sachant que Selina Büchel par exemple ne s'était même pas qualifiée pour la finale des Européens l'an dernier à Zurich.

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