Mvogo: «Un sentiment de honte nous habite»

FootballLe portier fribourgeois aura été le seul Suisse exemplaire contre le Qatar, abandonné par les siens sur le but d’Afif. Il raconte ce qu’il a vécu.

Yvon Mvogo a été abandonné par ses coéquipiers lors de l'unique but de la rencontre marqué par Akram Afif.

Yvon Mvogo a été abandonné par ses coéquipiers lors de l'unique but de la rencontre marqué par Akram Afif. Image: AFP

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Fin de match, la défaite pour résultat, le Qatar pour adversaire: il y a quelque chose qui cloche. Pour avoir sauvé la Suisse à trois reprises avant la 86e minute, Yvon Mvogo est le héros malheureux de ce match amical qui a viré au camouflet. Il n’y a sans doute pas de conséquence, c’est le Suisse-Belgique de dimanche qui est le seul objectif de la semaine. Mais enfin, perdre à domicile contre le Qatar, c’est troublant.

Yvon, comment avez-vous vécu cette rencontre depuis la cage helvétique?

On voulait gagner, on était motivé, mais rien ne s’est passé comme prévu. Franchement, depuis derrière je n’avais aucun plaisir à voir la Suisse jouer comme cela. Surtout parce que je sais de quoi elle est capable. Mais je crois qu’on a un peu sous-estimé le Qatar. On n’était pas assez précis dans les mouvements, dans le replacement défensif. Je suis content d’avoir pu aider plus d’une fois, avec des arrêts, mais oui, c’est le genre de match ou normalement je dois prendre froid…

Comment expliquez-vous cette suffisance?

Suffisance: oui, c’est exactement le bon mot. On n’était pas au maximum de ce qu’on sait faire, de nos qualités. Et comme le Qatar a certaines qualités, voilà ce qui se passe: l’adversaire a des occasions et finit par marquer. Après, il y a eu les sifflets à la fin, oui. Je ne comprendrai jamais ces réactions-là, mais passons.

Que s’est-il passé dans le vestiaire à la mi-temps?

Le coach a tapé du poing sur la table. En soulignant que les Qataris avaient eu plus d’occasions que nous et que ce n’était pas normal. Oui, il a tapé du poing sur la table. Après la pause, il y a eu quinze, vingt minutes de mieux, mais pas plus et les erreurs ont recommencé.

Et à la fin du match, comment était l’ambiance dans le vestiaire?

Honnêtement, il n’y avait pas un mot. Tout le monde était choqué. Choqué, c’est ça. Un sentiment de honte nous habite. Mais c’est une belle gifle que nous avons reçue. Pour que l’on se réveille. Il faut se remettre en question, tout de suite, pour être prêt à affronter la Belgique. Je connais les qualités de ce groupe, je suis sûr que la Suisse va hausser son niveau. Je n’en ai pas le moindre doute.

Créé: 15.11.2018, 11h47

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