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Petkovic: «Ces histoires, il faut les régler tout de suite»

Après avoir donné sa liste de 23 joueurs pour les deux matches au Danemark et contre l’Eire, le sélectionneur national est revenu sur l’«affaire Shaqiri», désormais close.

Vladimir Petkovic: «Nous voulions clarifier les choses, pour avoir l’esprit libre au moment d’aborder notre stage de préparation.»
Vladimir Petkovic: «Nous voulions clarifier les choses, pour avoir l’esprit libre au moment d’aborder notre stage de préparation.»
Keystone

Assis sur l’estrade installée au milieu d’une grande salle de l’hôtel Schweizerhof de Lucerne, le sélectionneur de l’équipe de Suisse Vladimir Petkovic a longtemps laissé son directeur Pierluigi Tami s’exprimer sur les trois cas qu’il fallait régler à l’interne, à savoir ceux de Xherdan Shaqiri, Roman Bürki et Stephan Lichtsteiner (lire l’article en relation).

Mais après avoir dévoilé la liste des 23 joueurs appelés à disputer les deux matches capitaux qui se présentent - au Danemark le samedi 12 octobre, contre l’Eire à Genève le mardi 15 -, il a forcément été aiguillé sur les sujets chauds par les journalistes présents à la conférence de presse.

Vladimir Petkovic, vous êtes allés vous entretenir personnellement avec Shaqiri, Bürki et Lichtsteiner. Content que ce soit derrière vous?

On avait besoin de positivité au moment d’aborder les deux matches à venir. C’est la raison pour laquelle nous voulions clarifier les choses. Comme ça, nous avons l’esprit libre au moment d’aborder notre stage de préparation. Notre but, c’est de nous concentrer sur ces deux matches et rien d’autre.

Visiblement, tout est rentré dans l’ordre avec Shaqiri…

Je suis content du résultat que nous avons atteint et de la manière dont les discussions se sont passées avec lui. Surtout, nous avons principalement évoqué l’avenir, ce qui était important à mes yeux. On a fait le point, parlé un peu du présent, parce qu’il le fallait, mais on s’est très vite projeté dans le futur. C’est ce qui compte.

Était-il à ce point mal dans sa peau pour en arriver à décliner sa sélection?

Un joueur qui ne joue pas se sent toujours mal, c’est une évidence. Et Xherdan a visiblement trouvé suffisamment de raisons pour ne pas venir en sélection. Mais j’ai été rassuré quand je l’ai vu arriver au rendez-vous avec un sourire. D’emblée, il s’est montré positif et a affirmé son envie de travailler aux bons résultats de l’équipe nationale.

Vous compterez donc sur lui pour les matches de novembre…

Bien sûr. Xherdan appartient et a toujours appartenu à cette famille qu’est l’équipe nationale. Jamais il n’a été question de le pousser dehors. C’est comme vous, chez vous, en famille: vous aurez toujours une place pour vos enfants. J’espère donc qu’il sera prêt pour la fin de ces éliminatoires. Normalement, il devrait recommencer à jouer d’ici deux semaines. On verra, on attend. Mais j'aime et j'aimerai toujours Xherdan, que ce soit comme joueur ou comme personne.

Un mot sur Lichtsteiner, que vous rappelez après l’avoir ignoré il y a un mois?

Stephan et moi avons toujours eu un bon contact. Il s’est toujours montré positif. On a eu une très bonne discussion, au terme de laquelle il m’a dit qu’il était toujours prêt à aider l’équipe, qu’il joue ou pas, qu’il soit retenu dans le cadre ou pas. C’est toujours notre capitaine et un de nos leaders.

Avec un recul d’un mois, comment analysez-vous vos deux résultats de septembre (1-1 à Dublin contre l’Eire, 4-0 contre Gibraltar)?

Dans l’ensemble, notre mission peut être qualifiée de positive. Malheureusement, notre manque de réalisme nous a coûté ces deux points à Dublin. En convertissant ne serait-ce qu’un dixième des chances que l’on s’est procurées, on aurait pris les trois points. On doit absolument être plus efficaces devant le but. Si on considère le classement, on a déjà perdu quatre points, c’est vrai. Mais cela veut également dire que nos adversaires en ont perdu aussi… A nous de corriger le tir dans une semaine.

On vous sent soulagé d’aborder ces deux échéances en étant débarrassé des histoires liées à Shaqiri…

C’est vrai, on veut être pro-actifs sur le terrain, c’est notre job. Ce genre d’histoires, il faut les régler tout de suite. Si on devait connaître un nouveau problème à l’avenir, on va essayer de le régler le plus rapidement possible. C’est mieux pour tout le monde.

Renaud Tschoumy, Lucerne

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