Passer au contenu principal

Ne pas se prendre les pieds dans le tapis

La Nati doit absolument gagner samedi face à la Hongrie pour aborder la «finalissima» dans les meilleures conditions.

L'équipe de Suisse jeudi à l'entraînement.
L'équipe de Suisse jeudi à l'entraînement.
Keystone

Ne pas perdre samedi à Bâle face à la Hongrie pour n'avoir pas besoin de gagner mardi à Lisbonne devant le Portugal: telle est la donne pour l'équipe de Suisse avant les deux ultimes rencontres du tour préliminaire de la Coupe du monde 2018.

Avec huit succès en huit rencontres, la Suisse est en passe de réussir un parcours exceptionnel. Si elle s'impose devant la Hongrie, elle pourra même rêver d'un fantastique Grand Chelem, un dix sur dix si vous préférez, à Lisbonne. Mais on le sait, un point mardi soir suffira à son bonheur, si elle ne s'incline pas contre la Hongrie bien sûr.

Théoriquement, une qualification pour la Russie peut déjà être acquise samedi si la Suisse obtient contre la Hongrie un meilleur résultat que le Portugal en Andorre. Mais malgré les difficultés rencontrées par l'équipe de Suisse pour s'imposer 2-1 l'an dernier en Principauté, personne dans le camp helvétique ne peut - ne veut -croire à un tel scénario.

Contraint au turnover

Vladimir Petkovic va sans doute ne pas suivre à la lettre le discours qu'il martèle depuis son intronisation il y a bientôt trois ans et demi, à savoir que le prochain match est toujours le seul qui compte. On ne peut pas penser une seule seconde que le sélectionneur ne tienne pas compte de la problématique du second carton jaune, synonyme de suspension à Lisbonne, à laquelle sont confrontés Ricardo Rodriguez, Blerim Dzemaili et Admir Mehmedi.

Aligner ce trio samedi contre la Hongrie serait prendre un risque que nombreux jugent inconsidéré. L'enchaînement des deux matches en trois jours seulement pèse également dans la réflexion de Vladimir Petkovic. Est-ce que le sélectionneur estime que Stefan Lichtsteiner et Johan Djourou seront en mesure de faire face à cette situation ? On précisera que le capitaine sera, en principe, l'adversaire direct de Cristiano Ronaldo mardi à Lisbonne. Quant au défenseur central, il avait livré une performance de choix le mois dernier en Lettonie après avoir été ménagé trois jours plus tôt contre Andorre...

Même contrainte d'opérer un turnover, une équipe qui n'a perdu que trois de ses vingt-huit derniers matches disputés dans le cadre d'un tour préliminaire ne devrait pas se prendre les pieds dans le tapis contre la Hongrie. Battus 3-2 au match aller à Budapest, coupable surtout d'égarer deux points aux Féroé et de perdre en Andorre, les Magyars ont livré une campagne de Russie désastreuse alors qu'ils avaient suscité quelques promesses lors de l'Euro 2016.

Après avoir proposé un véritable combat de rue aux Portugais le 3 septembre à Budapest dans un match perdu 1-0, la Hongrie tentera de sauver son honneur perdu. «J'estime que cette équipe sera dangereuse, prévient Vladimir Petkovic. Elle n'a, c'est vrai, plus rien à gagner dans cette campagne. Mais elle vient à Bâle pour commencer à préparer l'avenir, c'est-à-dire l'Euro 2020.»

Elle le fera sans son défenseur Attila Fiola, son demi Balasz Dzsudzsak et son attaquant Tamas Priskin, tous trois suspendus. «Oui, mais il lui reste de bons joueurs, lâche Vladimir Petkovic. Je pense à Adam Nagy qui évolue à Bologne et à l'attaquant de Hoffenheim Adam Szalai.»

«Meilleurs en sélection qu'en club»

Mais dans un Parc Saint-Jacques que l'on espère comble avec un public qui s'identifie de plus en plus avec son équipe, la Suisse a largement les moyens de cueillir sa neuvième victoire dans cette campagne Le seul Xherdan Shaqiri, qui assure tenir la grande forme, peut forcer la décision à tout moment.

Devant lui, Haris Seferovic brûlera de démontrer que le petit creux qu'il accuse avec Benfica n'est que passager. «La grande force de cette équipe de Suisse réside dans le fait que ses joueurs sont meilleurs en sélection que dans leurs clubs», soulignait dimanche dernier dans la presse zurichoise Stéphane Henchoz. Et si l'ancien défenseur de Liverpool avait en une simple phrase trouvé le grand secret de Vladimir Petkovic: il sait comment sublimer ses joueurs.

(si)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.