Comme on se retrouve

BasketballCapela (Houston) et Sefolosha (Utah) seront opposés au premier tour des play-off de NBA dès dimanche. Ça s’annonce chaud!

Le Genevois Clint Capela et le Vaudois Thabo Sefolosha mettront leur camaraderie de côté le temps d’un quart de finale de Conférence explosif entre les Houston Rockets et les Utah Jazz.

Le Genevois Clint Capela et le Vaudois Thabo Sefolosha mettront leur camaraderie de côté le temps d’un quart de finale de Conférence explosif entre les Houston Rockets et les Utah Jazz. Image: AP

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Ce duel du premier tour des play-off entre les Rockets (4e de la saison régulière) et le Jazz (5e) ne fait pas saliver qu’en Suisse. Au-delà du «derby» romand entre le Genevois et le Vaudois, cette affiche s’annonce particulièrement indécise. Dans son podcast référence – «The Lowe Post» –, Zach Lowe, journaliste d’ESPN, a d’ailleurs fait de cette rencontre son affiche phare. «Il s’agit tout simplement d’un affrontement entre les deux meilleures équipes de la ligue depuis le 1er février. Offensivement, défensivement et en termes de statistiques avancées, c’est actuellement ce qui se fait de mieux en NBA.» Rien que ça.

Enfin un rôle en vue

Ce duel entre Clint Capela et Thabo Sefolosha réjouit le natif de Blonay. «Il ne faut jamais prendre les play-off comme quelque chose d’acquis, a précisé le Vaudois du Jazz. C’est une chance d’y participer et c’est important de ne jamais l’oublier.» Ce n’est pas un hasard si le Veveysan parle de la santé au moment d’aborder les séries éliminatoires. L’an dernier, il avait dû mettre prématurément un terme à sa saison après avoir subi une grave blessure aux ligaments du genou. En 2015, l’agression dont il avait été la victime à New York l’avait également privé de dessert. «J’apprécie d’autant plus le fait d’être prêt physiquement à répondre aux défis des play-off», détaille-t-il.

À plus forte raison que son coach, Quin Snyder, semble enfin lui avoir trouvé un rôle. Après n’avoir fréquemment joué qu’une poignée de minutes, il est désormais un des joueurs de la rotation du Jazz. «Il a fallu discuter avec l’entraîneur, a-t-il détaillé. Lui faire savoir que je pensais pouvoir apporter plus.» Résultat de ces échanges avec son technicien? Thabo Sefolosha a quelque peu changé de position sur le parquet. Le voilà dés­ormais trimbalé entre le poste 3 – son habituelle position – et le poste 4. Un changement logique dans une NBA de plus en plus tournée vers des intérieurs mobiles.

«Ne pas freiner Harden»

Connu pour sa polyvalence en défense, Thabo Sefolosha devrait avoir une place de choix dans le collectif de l’équipe de Salt Lake City face à l’attaque texane. Mais il ne sera pas forcément envoyé au charbon pour tenter de freiner James Harden, meilleur marqueur de la ligue avec 36,1 points par match. «Bien sûr qu’il faudra trouver un moyen de le contenir, a précisé Thabo Sefolosha. Mais si nous l’empêchons de jouer avec deux ou trois défenseurs sur lui et que tous ses coéquipiers sont libres à trois points, nous n’allons pas gagner. Le but de cette série est de battre Houston, pas de défendre coûte que coûte sur James Harden.»

L’an dernier, les deux équipes s’étaient déjà rencontrées en play-off. C’était en demi-finale de Conférence. «Je suis très content que nous puissions avoir droit à cette revanche, poursuit le vétéran. Mais j’aurais tout de même préféré les défier plus tard. Au moins en demi-finale, voire en finale de Conférence.» Houston s’était imposé 4-1 lors du précédent duel. «Outre mon absence, notre meneur de jeu, Ricky Rubio, était également blessé. Il est un élément important de notre défense. Je me réjouis de voir cette saison quel impact il peut avoir.»

«Plus de camaraderie»

Et ce match dans le match avec Clint Capela? «Une chance pour nous deux et un vrai plaisir, apprécie-t-il. Pour la Suisse, ce n’est tout de même pas anodin d’avoir deux joueurs qui disputent les play-off.» D’autant plus que le Genevois a commencé le basket en voulant suivre les pas de son aîné. «En saison régulière, nous nous voyons parfois à la veille de nos matches pour manger ensemble, détaille Sefolosha. Mais là, ce sera peut-être différent. Je demanderai tout de même à ma femme si nous l’invitons chez nous.»

À l’heure de l’interview, le Veveysan n’avait pas encore pris contact avec son cadet pour évoquer cette série qui s’annonce disputée. «Nous allons probablement échanger deux ou trois messages, précise-t-il. Je vais lui écrire que je suis très heureux de voir un compatriote dans l’équipe adverse. Parce que c’est une vraie fierté. Mais après cela, il n’y aura plus de camaraderie… Jusqu’à la fin de cette série (rires).» (24 heures)

Créé: 12.04.2019, 22h52

Clint Capela, titulaire en puissance

Pour Clint Capela et les Rockets, ces play-off représentent une occasion de prendre une revanche. L’an dernier, la franchise texane avait échoué de manière mortifiante lors du septième et ultime match de finale de Conférence face aux Golden State Warriors. Un douloureux souvenir toujours bien présent dans les vestiaires de Houston. Une revanche qui pourrait intervenir plus tôt que prévu puisque la franchise californienne est dans la même partie de tableau que l’équipe de Clint Capela. Mais avant de penser à cela, il faudra déjà se débarrasser de Utah.

La donne est cette fois-ci différente puisque les Texans sont en pleine forme. L’an dernier, ils avaient dû composer sans Chris Paul, leur meneur de jeu, blessé en fin de série face aux futurs champions.

Clint Capela, lui, joue toujours le même rôle. Un costard taillé sur mesures pour le Genevois. Explosif, rebondeur fou et ultrarapide en transition, il semble être né pour jouer dans cette équipe de Houston. C’est comme si la déchirure d’un ligament du pouce droit, qui l’a mis sur la touche durant six semaines, n’avait pas eu prise sur lui. «Je pense avoir mûri, nous a-t-il détaillé. Contrairement aux précédentes blessures, j’ai cette fois-ci accepté plus facilement de prendre mon temps. J’ai travaillé comme un fou pour revenir le plus vite possible, mais je ne me suis pas pressé.» Ce dernier point est d’ailleurs le plus significatif du palier franchi par «CC 15» cette saison. Après avoir signé son premier contrat de longue durée, il est devenu une pierre angulaire de la franchise du Toyota Center. Dans une ligue où la hiérarchie est difficile à bousculer, ce statut constitue une assurance de ne pas se voir chiper son poste.

De retour petit à petit, il a vécu une fin de saison pleine avec en prime une efficacité atteignant des sommets avec près 70% de réussites aux shoots. Preuve que sa blessure n’est plus qu’un mauvais souvenir et qu’il est prêt à défier le Jazz de Rudy Gobert, meilleur défenseur de la ligue.

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