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Une revanche pour l'Espagne face à la Nati

L'équipe de Suisse affronte la Roja dimanche à Villarreal, son avant-dernier match de préparation avant le Coupe du monde en Russie.

Johan Djourou est le grand perdant du camp de préparation de l'équipe de Suisse avant la Coupe du monde. Le Genevois prendra place sur le banc le 17 juin face au Brésil à Rostov-sur-le-Don. (Samedi 9 juin 2018)
Johan Djourou est le grand perdant du camp de préparation de l'équipe de Suisse avant la Coupe du monde. Le Genevois prendra place sur le banc le 17 juin face au Brésil à Rostov-sur-le-Don. (Samedi 9 juin 2018)
Keystone
Vladimir Petkovic misera ce soir à Lugano sur Mario Gavranovic (photo). (8 juin 2018)
Vladimir Petkovic misera ce soir à Lugano sur Mario Gavranovic (photo). (8 juin 2018)
Keystone
Mario Gavranovic fait des photos avec des enfants lors du rassemblement de la Nati à Lugano.
Mario Gavranovic fait des photos avec des enfants lors du rassemblement de la Nati à Lugano.
Keystone
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Sans Granit Xhaka qui s'apprête à livrer une course contre-la-montre pour être en mesure de jouer contre le Brésil le 17 juin en Coupe du monde, la Suisse entre dans le vif du sujet ce dimanche. A Villarreal, elle défie l'Espagne pour le premier des deux matches amicaux qu'elle livrera juste avant de s'envoler pour la Russie.

Ce match à l'Estadio de la Ceramica aura des allures de revanche pour l'Espagne. Les deux équipes ne se sont, en effet, plus affrontées depuis le 16 juin 2010 à Durban où la Suisse s'était imposée 1-0 devant le futur Champion du monde grâce à une réussite de Gelson Fenandes et, également, grâce une performance de choix sur le plan défensif autour du duo formé par Steve von Bergen et Stéphane Grichting.

Johan Djourou toujours dans la course

Même si l'Espagne ne devrait pas aligner ses joueurs de Real Madrid qui seront préservés après la finale de la Ligue des Champions (notamment Isco, auteur d'un triplé lors du succès 6-1 contre l'Argentine le 27 mars dernier), le poids de la rencontre reposera à nouveau sur la défense pour les Suisses face à Diego Costa et autres Iniesta.

Dimanche, Vladimir Petkovic devra très certainement abattre ses cartes. Quel duo le sélectionneur entend-il aligner dans l'axe en Russie ? Il a misé lors de la campagne qualificative sur Johan Djourou et Fabian Schär, les deux titulaires de l'Euro 2016, avant de remplacer Djourou, blessé à la cuisse, par Manuel Akanji lors du barrage contre l'Irlande du Nord.

On le sait, le Genevois est la cible depuis des mois, des années même, des critiques d'une grande partie de la presse alémanique. Seulement, le Genevois a pour lui son expérience et une courbe de forme à la hausse alors que ses deux «rivaux» n'ont pas vécu un printemps flamboyant. Schär a été relégué en 2e division avec la Corogne alors que Manuel Akanji a fini la saison à Dortmund au poste de latéral gauche dans une défense à quatre.

Qui remplacera Xhaka ?

La blessure au genou de Granit Xhaka bouleverse bien sûr tous les plans de Vladimir Petkovic pour cette rencontre de dimanche. Sans son régisseur, la Suisse sera-t-elle capable de tenir le ballon face à un adversaire qui a ridiculisé l'Argentine et qui a retrouvé sous la férule de Julen Lopetegui l'inspiration qui lui avait permis de tout gagner entre 2008 et 2012 ? Granit Xhaka sur le flanc, Vladimir Petkovic devra désigner à Villarreal l'homme appelé à épauler Valon Behrami en ligne médiane. Dans un registre différent, Denis Zakaria et Remo Freuler sont les deux joueurs en balance. Le Genevois a pour lui le tranchant qu'il avait affiché en novembre dernier à Belfast lors du barrage contre l'Irlande du Nord, où il avait remplacé Behrami. Quant au Zurichois, qui n'a pas encore su vraiment saisir sa chance en sélection, il peut avancer une nouvelle saison aboutie dans le Calcio avec l'Atalanta.

Davantage que pour la rencontre du 8 juin contre le Japon à Lugano, on prête à Vladimir Petkovic l'intention d'aligner son équipe-type du moment. On devrait ainsi retrouver à la pointe de l'attaque Haris Seferovic, qui bénéficie toujours de la prime aux sortants malgré sa saison presque «blanche» au Benfica. Le Lucernois devrait évoluer devant Xherdan Shaqiri, Blerim Dzemaili et Steven Zuber. Mais avec Breel Embolo, Mario Gavranovic et un Edimilson Fernandes qui brûle de démontrer sa valeur pour se glisser à la dernière minute dans la liste des vingt-trois, Vladimir Petkovic bénéficiera d'une certaine marge de manoeuvre pour modifier si les circonstances l'exigent le cours de cette rencontre amicale contre l'un des trois grands favoris de la Coupe du monde avec le Brésil et l'Allemagne. Il sait parfaitement qu'il n'a pas choisi la voie de la facilité avec ce défi chez la Roja. Mais le temps n'est-il pas venu de justifier cette sixième place au classement FIFA qui peut faire sourire nos voisins...?

(si)

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