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Rodriguez: pourquoi le principe de précaution?

Le défenseur veut jouer samedi contre la Hongrie, au risque de prendre un carton jaune qui lui ferait manquer la finalissima.

Ricardo Rodriguez.
Ricardo Rodriguez.
Keystone

«Je veux toujours jouer !» Non vraiment, il ne faut pas parler à Ricardo Rodriguez d'une éventuelle «impasse» samedi à Bâle contre la Hongrie en éliminatoires du Mondial 2018 pour éviter le risque d'un carton jaune synonyme de suspension pour la finalissima de mardi à Lisbonne.

«La décision appartient à l'entraîneur. Il va sans doute m'en parler, poursuit le nouveau joueur de l'AC Milan. Je dirai à Vladimir Petkovic que je ne suis pas un défenseur qui collectionne les cartons jaunes. D'ailleurs, je ne me souviens plus comment j'ai pu être averti lors de cette campagne de qualification...» Il l'a été à Lucerne le 13 novembre dernier lors de la victoire 2-0 contre les Féroé.

«Nous n'arrêtons pas de gagner»

Qu'il soit oui ou non sur le terrain samedi, Ricardo Rodriguez est convaincu que la Suisse mettra dès mardi un terme à cette campagne de qualification avec un billet direct pour la Russie en poche sans passer par la case des barrages. «C'est tout simple: nous formons vraiment une très belle équipe. Nous avons pu parfaitement le démontrer au cours de cette campagne, dit-il. Et au final, nous n'arrêtons pas de gagner !»

L'an prochain en Russie, le gaucher de 25 ans rêve d'arracher «le» résultat qui permettra à sa génération de s'inscrire vraiment comme une génération dorée dans le livre d'or du football suisse. «Nous ne sommes pas passés loin de réussir quelque chose de grand au Brésil et en France. Ces deux huitièmes de finale contre l'Argentine et la Pologne auraient très bien pu nous sourire. Nous avions eu les occasions qui auraient dû permettre de passer. Seulement, la réussite n'était pas là. Je veux croire que la roue va tourner.»

«Tu comprends où tu as mis les pieds»

Même si ses racines sont espagnoles et chiliennes, celui qui forme avec Granit Xhaka un duo aux liens indéfectibles depuis bientôt dix ans - «On a vraiment appris à se connaître au début de l'aventure des M17 lorsque nous étions tous deux très proches d'être... écartés de l'équipe», s'amuse Granit Xhaka -, Ricardo Rodriguez a le coeur qui ne bat que pour cette équipe de Suisse. «Je suis à la fois conscient, heureux et fier de tout l'engouement que notre équipe peut susciter, lâche-t-il. Voir les gens se rassembler devant des écrans géants aux quatre coins du pays pour suivre nos matches nous procure une force incroyable.»

Ricardo Rodriguez évolue aujourd'hui dans club qui suscite au quotidien également une immense ferveur. «J'ai compris très vite pourquoi le Milan est un très grand club. Il y a, bien sûr, son palmarès avec ses sept victoires en Ligue des Champions mais aussi tout ce monde qui se rassemble devant notre hôtel à chaque fois que nous jouons à l'extérieur. Là, tu comprends où tu as mis les pieds !»

Malgré des premiers résultats qui ne collent pas vraiment aux ambitions du club avec des défaites devant la Lazio, la Sampdoria et la Roma, Ricardo Rodriguez assure que son adaptation se passe «très bien». «J'ai toujours joué en championnat quel que soit le système de jeu, défense à trois ou à quatre, dit-il. Il n'y a pas de problème avec la barrière de la langue même si je n'arrive pas encore à m'exprimer parfaitement en italien.»

«Un jeu plus tactique»

«Après cinq ans et demi à Wolfsburg où j'ai tout connu, un quart de finale de la Ligue des Champions, une victoire en Coupe d'Allemagne et la lutte contre la relégation, je suis heureux de vivre cette expérience à Milan, poursuit-il. Je découvre en Italie un autre football, un jeu plus tactique où il est bien plus dur de marquer des buts qu'en Allemagne.»

Que l'on se rassure: Ricardo Rodriguez est parti pour, comme en Allemagne, faire trembler régulièrement les filets. Comme Vladimir Petkovic en sélection, son entraîneur Vincenzo Montella n'est pas loin de le désigner comme son no 1 dans l'exercice des penalties. Un art dans lequel il excelle depuis toujours grâce sans doute à ce flegme qui ne le quitte pas et qui contraste tant avec le tempérament bien plus «volcanique» de son frère de sang Granit Xhaka.

(ats)

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