Senderos: «Chiasso est un défi que je veux relever»

FootballLe défenseur genevois, sans club depuis plusieurs mois, pose ses valises au Tessin. À la surprise générale.

Le défenseur genevois a surpris son monde en optant pour la lanterne rouge de Challenge League.

Le défenseur genevois a surpris son monde en optant pour la lanterne rouge de Challenge League. Image: Keystone

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À voir défiler sur sa carte de visite les clubs de sa vie, un vertige s’installe. Philippe Senderos, 34 ans, a connu un parcours extraordinaire. Cela a commencé à Servette et cela s’est poursuivi par un cursus incroyable. Arsenal à 18 ans, puis l’AC Milan, Everton, Fulham, Valence, Aston Villa, Grasshopper, Rangers et Houston. Sans oublier ses épopées avec l’équipe de Suisse (57 sélections, 5 buts).

Il n’a peut-être pas toujours été titulaire, trop souvent blessé (souvent avec la Suisse) parce qu’il n’a jamais triché, mais cette carrière est majuscule pour un footballeur helvétique. Alors oui, voir aujourd’hui Senderos s’engager avec Chiasso en Challenge League surprend tout le monde. Sauf le défenseur genevois lui-même. Car ce n’est pas «faute de mieux», qu’il a fait ce choix. Il aurait pu s’engager au Moyen-Orient ou dans tellement d’autres endroits encore, en Europe et ailleurs, le tout pour des sommes colossales en regard de ce que Chiasso lui propose. Mais il n’est pas comme cela. Il a des valeurs familiales, sa femme va d’ailleurs accoucher dans les prochains jours de son deuxième fils, sans que cela ait pesé sur son choix tessinois. Il s’explique.

Philippe, on vous retrouve donc pour une saison à Chiasso: franchement, c’est étonnant, vous aviez d’autres options plus intéressantes financièrement notamment, non?

Bien sûr que j’avais des options, en janvier, en février, cet été, des propositions posées sur la table. Par exemple pour aller au Moyen-Orient. Bien sûr aussi que le salaire proposé n’a rien à voir. Mais je n’ai jamais fonctionné comme cela, en pensant à l’argent. J’ai ce luxe-là de m’attacher à d’autres critères.

Pourquoi avoir dit oui à Chiasso?

Tout est allé très vite en fin de semaine passée. Les dirigeants et le staff du club m’ont fait savoir leur intérêt et leur volonté de me rencontrer. Je suis allé au Tessin dimanche, nous avons discuté. C’est le projet présenté par Chiasso qui m’a convaincu. C’est une équipe jeune, qui recherchait un élément d’expérience. J’ai été séduit par le projet de jeu aussi. Et puis j’ai envie de jouer, j’ai faim. OK, cela en surprend quelques-uns de me voir en Challenge League. Quand j’ai signé à Arsenal à 18 ans c’était aussi étonnant, non? Moi, je ne me suis jamais pris pour ce que je n’étais pas. Chiasso, c’est un défi qui m’intéresse.

Et qui vous permet de retrouver la Suisse aussi…

Oui, je me rapproche de ma famille, c’est bien. Mais encore une fois, je m’engage avec Chiasso parce que c’est mon choix, que le courant a passé tout de suite sur la base du projet présenté. C’est la seule raison.

Créé: 10.09.2019, 15h35

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