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Plaintes des travailleurs œuvrant sur les sites des JO

La construction des sites olympiques en vue des Jeux d'hiver de Sotchi en février 2014 s'accompagne de violations des droits sociaux de travailleurs migrants utilisés, dénonce dans un rapport l'ONG Human Rights Watch .

Salaires payés à moitié, versés le plus souvent en retard, voire pas payés du tout, des passeports et permis de travail confisqués, sont autant de violations constatées par HWR.
Salaires payés à moitié, versés le plus souvent en retard, voire pas payés du tout, des passeports et permis de travail confisqués, sont autant de violations constatées par HWR.
Keystone

A un an de la cérémonie des Jeux le 7 février 2014 dans la station russe, l'ONG dénonce dans un rapport intitulé «la course vers le fond» les multiples abus dont sont victimes ces travailleurs, surtout les étrangers alors que le vaste chantier olympique a drainé des dizaines de milliers de travailleurs, dont 16'000 non-Russes.

A partir des témoignages d'une soixantaine d'entre eux, originaires d'Arménie, du Kirghizstan, de Serbie, du Tadjikistan, d'Ouzbekistan, et d'Ukraine, HWR dresse un sombre tableau: des salaires payés à moitié, versés le plus souvent en retard, voire pas payés du tout, des passeports et permis de travail confisqués, et des semaines de travail à rallonge de 12 heures par jour, avec seulement une journée de repos par quinzaine.

Plusieurs de ceux qui se sont plaints de leur sort à leurs employeurs ont été dénoncé aux autorités, ce qui a entraîné leur expulsion du territoire, selon HRW. En introduction, l'ONG cite un des ces travailleurs ukrainiens nommé «Maxim»: «Les gens travaillent, ils ne sont pas payés, et partent. Un bus arrive ensuite, et déverse un nouveau groupe de travailleurs, ainsi se répète le cycle».

Lois violées

«A un an exactement des Jeux d'hiver, la Russie et le Comité international olympique devraient faire du contrôle rigoureux des droits des travailleurs sur les sites de construction olympiques une de ses priorités premières pour empêcher d'autres abus», insiste Human Rights Watch.

«Les abus et l'exploitation de ces travailleurs décrits dans ce rapport suggèrent fortement l'incapacité ou la réticence de la part des autorités russes et des entreprises privées à garantir les droits basiques des travailleurs migrants sur les sites de construction olympique et autres à Sotchi», pointe l'ONG.

Des violations des lois assurant le versement régulier des salaires ont été constatées sur tous les sites, selon elle: «Ces abus allaient, dans les cas les plus graves, du non-paiement de mois de salaires promis à une pratique plus commune sur certains sites consistant à retenir les premiers mois de salaire de sorte à garantir que les travailleurs ne partent pas avant que l'employeur juge qu'ils n'étaient plus nécessaires».

La Russie a rejeté mercredi les critiques de l'ONG Human Rights Watch (HRW) sur l'exploitation de travailleurs immigrés sur les sites olympiques des JO d'hiver à Sotchi en 2014.

A un an de la cérémonie d'ouverture des Jeux le 7 février 2014 dans cette ville du sud de la Russie, l'ONG a dénoncé dans un rapport les multiples abus dont sont victimes ces travailleurs, surtout les étrangers.

Les Russes réfutent

Les autorités russes ont rejeté les critiques. La société publique Olimpstroï, qui gère l'ensemble des travaux sur les sites olympiques, a ainsi souligné dans ce communiqué que des contrôles réguliers de l'application du droit du travail étaient effectués et que tout travailleur pouvait s'adresser à elle ou au parquet en cas d'infraction.

Olimpstroï a indiqué avoir procédé en 2011-2012 à plus de 1300 contrôles sur ces chantiers où sont employés de nombreux travailleurs immigrés, notamment d'ex-républiques soviétiques. Le groupe a admis avoir relevé des infractions, notamment des violations des règles de sécurité, mais a souligné avoir transmis ces informations aux autorités compétentes. Il indiqué par ailleurs avoir reçu cinq plaintes de travailleurs sur le non-respect des conditions salariales, mais ajoute que tous les problèmes ont été réglés.

(si)

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