Combien de sportifs russes seront à Rio?

DopageLe CIO doit se prononcer dimanche sur les cas de dopage non révélés, avec en perspective une bataille judiciaire qui pourrait continuer jusqu'aux JO.

Après les nouvelles révélations du rapport McLaren lundi, le CIO ne devrait pas être encouragé à la clémence.

Après les nouvelles révélations du rapport McLaren lundi, le CIO ne devrait pas être encouragé à la clémence. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Des Russes seront-ils aux Jeux de Rio ? Le CIO va-t-il étendre à tout le sport russe la suspension infligée à l'athlétisme, ou seulement appeler les Fédérations internationales à trier et éliminer les sportifs contaminés par le «système de dopage d'Etat» russe? Réponse dimanche 24 juillet 2016.

Après les athlètes russes, tous éliminés par le Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne, qui a confirmé le droit de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de les suspendre collectivement, tous les autres sportifs russes candidats aux JO de Rio sont potentiellement menacés.

C'est le cas des volleyeurs, champions olympiques à Londres, des lutteurs, revenus d'Angleterre avec 11 médailles, ou d'Aliya Mustafina, la gymnaste en or aux barres asymétriques.

Verdict attendu dans l'après-midi

Leur sort est entre les mains du Comité international olympique, qui réunit sa Commission exécutive dimanche, par téléphone. Et le verdict est attendu dans l'après-midi, par communiqué.

Après les nouvelles révélations du rapport McLaren, lundi, le CIO ne sera sans doute pas enclin à la clémence.

«Système de dopage d'Etat», depuis 2011, dans 30 sports, avec l'aide «active» des services secrets du Kremlin, comme lorsqu'ils subtilisaient les échantillons russes +sales+ aux Jeux d'hiver de Sotchi 2014 pour les remplacer par des urines +propres+: après avoir lu ce rapport, Thomas Bach, le président du mouvement olympique, avait laissé entendre lundi qu'il voulait taper fort.

Une solution intermédiaire ?

«Le CIO n'hésitera pas à prendre les sanctions les plus strictes possibles», avait-il affirmé. Mais ce +possible+ laisse une porte de sortie au CIO.

De là à interdire toute présence sportive russe à Rio, comme avaient été interdits l'Afghanistan des talibans en 2000 à Sydney ou l'Afrique du Sud de l'apartheid de 1964 à 1992, il y a un pas que le CIO devrait hésiter à franchir.

Plutôt qu'une suspension pure et simple du Comité olympique russe (ROC), le CIO pourrait opter pour une solution intermédiaire. En demandant aux diverses Fédérations internationales de faire le tri elles-mêmes, et de ne repêcher que les sportifs qui pourraient prouver être +propres+.

Casse-tête insoluble

Toutes les Fédérations seront-elles alors aussi strictes que l'IAAF, qui n'a repêché que la seule Darya Klishina, sauvée par le fait qu'elle est basée depuis des mois en Floride, aux Etats-Unis ? Pas certain.

«Nous espérons qu'en autorisant la participation des sportifs russes, un message positif sera envoyé à la jeunesse qui mérite qu'on lui donne des preuves d'amitié, et non d'une Guerre froide», avait ainsi plaidé jeudi soir l'Autrichien Marius Vizer, président de la Fédération internationale de judo.

Au delà de la réponse du CIO dimanche, et de celle, ensuite, des diverses Fédérations internationales, le casse-tête semble insoluble, à 13 jours du coup d'envoi des JO cariocas. Car il faudra aussi compter avec les inévitables recours du Comité olympique russe ou des athlètes, qui pourront eux aussi faire appel de ces sanctions devant le TAS.

«Est-ce gérable dans le temps qui nous reste?» s'était interrogé Jean-Christophe Rolland, le président français de la Fédération internationale d'aviron, auprès de l'AFP: «Je ne suis pas certain que l'on puisse terminer une procédure juridiquement tenable dans ce délai».

Et de craindre que certains sportifs russes soient finalement déclarés inéligibles... «après les jeux de Rio». (si/nxp)

Créé: 23.07.2016, 14h00

Articles en relation

45 nouveaux cas positifs à Pékin et Londres

Dopage Le Comité international olympique a annoncé qu'après réanalyse, de nombreux athlètes se sont dopés lors des JO de 2008 et 2012. Plus...

La Russie regrette la décision« politique» du TAS

Dopage Moscou juge «peu probable que l'idée de responsabilité collective puisse être acceptable». Le Tribunal arbitral du sport a rejeté l'appel des 68 athlètes russes dopés. Plus...

Le TAS rend son verdict sur les athlètes russes

Dopage Le Tribunal arbitral du sport de Lausanne va rendre, ce jeudi à 10 heures sa décision sur les 68 athlètes russes suspendus. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.