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La Suisse veut enfoncer le clou à Chypre

Leader du groupe E, la Nati peut creuser l'écart sur la Norvège si elle s'impose samedi (17h30) à Nicosie face à Chypre. Elle espère également un faux pas norvégien face à l'Albanie.

Ottmar Hitzfeld, suspendu pour ce match, donne les consignes à son adjoint Michel Pont.
Ottmar Hitzfeld, suspendu pour ce match, donne les consignes à son adjoint Michel Pont.
Keystone

La Suisse sera-t-elle la première équipe européenne à se qualifier pour la Coupe du monde 2014? Cette interrogation presque incongrue sera d'actualité si elle cueille six points contre Chypre ce printemps.

Ce samedi à Nicosie et le 8 juin à Genève, la sélection d'Ottmar Hitzfeld a l'occasion de consolider sa place de leader dans le groupe E, un groupe taillé à sa mesure, un groupe dans lequel ne figure, faut-il le rappeler, aucun ténor. Après quatre journées, la Suisse, avec trois victoires et un nul, compte trois points d'avance sur la Norvège.

Elle pourrait, pourquoi pas, creuser encore l'écart à l'issue de cette double confrontation contre Chypre. Opposée à l'Abanie vendredi à Oslo et le 7 juin à Tirana, la Norvège peut très bien lâcher des plumes.

Une équipe de «coups»

Victorieux de l'Islande (1-0) mais battu par l'Albanie (3-1), la Slovénie (2-1) et la Norvège (3-1), Chypre ne nourrit plus de grandes ambitions dans cette campagne.

Seulement 133e au classement FIFA -la Suisse occupe le 14e rang-, la sélection insulaire est une équipe atypique. «Elle peut pendant un quart d'heure être complètement euphorique avant de perdre tout à coup le fil du match», souligne Ottmar Hitzfeld.

Face à la Suisse, le danger viendra essentiellement de la vitesse de l'attaquant Christofi et de la vista du demi Charalambides, qui a participé la saison dernière à la folle épopée de l'Apoel Nicosie en Ligue des Champions. Le club chypriote était sorti de la phase de poules avant d'éliminer Lyon pour s'incliner face au Real Madrid en quart de finale.

Toutefois, cet exploit n'a eu aucune incidence sur l'équipe nationale dans la mesure où l'Apoel n'évolue pratiquement qu'avec des joueurs étrangers. Une équipe nationale qui peine toujours à susciter un véritable engouement sur son sol.

L'exemple Bayern-Arsenal

«Mais rien ne sera acquis pour l'équipe de Suisse, martèle Ottmar Hitzfeld. Le football répond à une règle simple: si vous n'êtes pas concentré à 100 %, vous courez à la catastrophe quels que soient l'adversaire et le contexte du match. Regardez ce qui s'est produit avec le Bayern Munich contre Arsenal! Les Bavarois ont tremblé alors que tout le monde pensait qu'ils ne risquaient rien après le 3-1 à Londres».

Samedi, le sélectionneur innovera. Il lancera dans la bataille Valentin Stocker et Innocent Emeghara. Deux hommes en forme. Deux hommes capables, avec le concours de Xherdan Shaqiri bien sûr, de trouver la faille. Ottmar Hitzfeld fait le pari de la vitesse, un tel choix condamnant Granit Xhaka qui était pourtant depuis près de deux ans le dépositaire du jeu.

Le forfait de Mario Gavranovic, touché à la cheville après un choc malheureux avec Gennaro Gattuto, offre un sursis à Eren Derdiyok. Relégué dans les tribunes à Hoffenheim depuis deux matches, l'attaquant bâlois vit la saison la plus calamiteuse de sa carrière.

Hitzfeld en tribunes

Seulement, Ottmar Hitzfeld croit toujours en lui. Le sélectionneur reste bien sûr sous le charme de son fabuleux triplé en mai dernier contre l'Allemagne. Il a également pu mesurer son apport précieux lors des victoires contre la Slovénie et l'Albanie. Même si ses débuts internationaux remontent déjà à février 2008, on oublie aussi que Derdiyok n'est âgé que de 24 ans.

Eren Derdiyok sera sans doute le joueur le plus scruté à Nicosie. Par Ottmar Hitzfeld depuis la tribune et par Michel Pont sur le banc. Frappé d'une suspension de deux matches pour son doigt d'honneur contre la Norvège, le sélectionneur ne devra plus avoir le moindre contact avec ses joueurs une heure et demie avant la rencontre.

La responsabilité du coaching reviendra à Michel Pont. L'ASF entend respecter scrupuleusement les directives de la FIFA. On assure qu'Ottmar Hitzfeld n'utilisera aucun téléphone portable durant la rencontre pour donner ses directives. Il serait toutefois bien étonnant que le fil du contact entre la tribune et le banc soit complètement rompu.

(si)

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