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Trois bobeurs russes suspendus à vie

Trois nouveaux athlètes russes ont été sanctionnés par le CIO pour s'être dopés à Sotchi, en 2014.

L'équipage d'Alexander Kasyanov (gauche) avait pris le 4e rang aux JO de Sotchi.
L'équipage d'Alexander Kasyanov (gauche) avait pris le 4e rang aux JO de Sotchi.
AFP

Les mauvaises nouvelles s'amoncellent pour la Russie. Le CIO a suspendu à vie des JO trois nouveaux bobeurs qui étaient dopés aux JO de Sotchi en 2014.Il s'agit d'Alexander Kasyanov, Ilvir Huzin et Aleksei Pushkarev, toujours actifs puisqu'ils ont remporté l'épreuve de Coupe du monde de bob à 4 le week-end passé à Whistler (CAN).

Ex-favori pour les JO de PyongChang

Kasyanov, comme pilote, avait pris la 4e place des JO 2014 à Sotchi et aurait hérité du bronze après la disqualification annoncée durant le week-end de leur compatriote et double champion olympique Alexander Zubkov, pour dopage également. Il ne récupérera aucune médaille. Kasyanov n'ira pas non plus aux JO de PyongChang en février, où il aurait été un des grands favoris en bob à 4.

Ces nouvelles radiations portent à 22 le nombre d'athlètes disqualifiés pour les JO 2014 dans le cadre du scandale de dopage institutionnel en Russie. Depuis la première sanction tombée le 1er novembre, la Russie a perdu au total onze médailles, dont quatre en or, sur les 33 remportées cet hiver-là sur les bords de la mer Noire. Arrivé premier au tableau des médailles, le pays a du coup été dépassé par la Norvège.

Réunion cruciale

Ces nouvelles sanctions interviennent à quelques jours d'une réunion cruciale de la Commission exécutive du CIO qui doit se prononcer le 5 décembre sur la participation ou non de la Russie aux prochains JO de PyeongChang.

A la suite de la sortie en 2016 du rapport McLaren, commandé par l'Agence mondiale antidopage (AMA) et révélant un système de dopage institutionnalisé en Russie, le CIO a lancé la commission Oswald pour enquêter sur les cas individuels, à partir de réanalyses des échantillons prélevés à Sotchi.

Services secrets impliqués

Outre un système impliquant entre 2011 et 2015 plusieurs rouages, comme le ministère des Sports, l'agence nationale antidopage Rusada et le laboratoire de Moscou, le rapport du juriste canadien Richard McLaren a mis au jour la participation des services secrets FSB pour falsifier les échantillons de Sotchi.

La Russie a toujours réfuté la dimension institutionnelle du système de dopage révélé par l'enquête McLaren. Mardi, les services d'enquêtes russes ont accusé l'ancien patron du laboratoire de Moscou, Grigori Rodtchenkov, parti se réfugier aux Etats-Unis et dont le témoignage a été à l'origine du scandale, d'avoir dopé personnellement les sportifs russes et d'avoir «manipulé» les tests.

(ats)

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