Wawrinka ira à Genève pour se ressourcer

TennisComme l’an passé, le Vaudois a demandé et obtenu une wild card pour le Geneva Open. Une bonne affaire pour tout le monde.

Stan Wawrinka à Genève, c’est l’assurance de vendre davantage de billets.

Stan Wawrinka à Genève, c’est l’assurance de vendre davantage de billets. Image: Laurent Guiraud

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Et à la fin, c’est le public qui gagne. C’est sans doute la morale, essentielle, de l’histoire tortueuse qui met en scène Stan Wawrinka et les organisateurs du Geneva Open. Les relations entre le plus grand des petits tournois et l’homme aux trois titres du Grand Chelem ont connu un épisode de plus que n’auraient pas renié quelques scénaristes. Une sorte de remake de «Je t’aime moi non plus» où «Stan the Man» piquerait la vedette à Jane Birkin. Pour mieux aller et venir sur le central du parc des Eaux-Vives.

On a longtemps pensé que le cinquième épisode du Banque Eric Sturdza Geneva Open serait le premier sans le champion vaudois. Mais la bonne nouvelle est tombée mercredi matin. Au lendemain d’une défaite à Rome, le directeur du tournoi, Thierry Grin, a pu conclure le deal. En manque de match (es), le No 2 Suisse sera finalement au générique pour y tenir l’un des premiers rôles. «C’est une excellente nouvelle pour lui et pour nous, commente l’organisateur. Tout a parfaitement coïncidé pour que nous trouvions une solution satisfaisante pour tout le monde. À commencer pour le public romand dont ce sera la seule occasion de voir Stanislas Wawrinka en tournoi dans la partie francophone du pays.»

«J’ai besoin de matches»

Tout s’est fait presque naturellement, confirme le No 29 à l’ATP, double vainqueur au bout du lac. «Comment j’ai pris cette décision? Le plus simplement du monde. J’avais besoin de matches, j’ai très envie de jouer, et Genève m’a souvent réussi dans le passé. Je me suis beaucoup entraîné ces derniers temps et je cherchais surtout un rab de compétition avant Roland-Garros. Quand j’ai sollicité une wild card, je n’étais pas certain qu’il en reste, mais les organisateurs ont bien accueilli ma demande.»

C’est une nouvelle fois une sorte de petit miracle qui a permis cette issue heureuse. Il y a douze mois, déjà, l’engagement de Stan Wawrinka s’était fait au dernier moment, après mille et un atermoiements. «Il s’était décidé une heure avant le tirage au sort», rappelle Thierry Grin. Comme pour mieux souligner que, cette fois, le Geneva Open et le champion sont en avance sur les temps. «Il y aura toujours une place pour lui, continue le directeur du tournoi. Stan a toujours été une priorité pour le Geneva Open.» Et l’inverse est aussi exact, confirme le Vaudois: «Genève, c’est un tournoi dans un beau décor avec un public que j’aime, pas très loin de ma famille et de mes amis.»

Comme souvent, ce sont les dollars qui mettent à mal les plus belles histoires. Après un premier contrat qui a lié les deux parties lors des trois premières éditions (de 2015 à 2017), le torchon a brûlé au moment de reconduire l’entente en vue du tournoi 2018, tandis que Wawrinka sortait d’une longue blessure. Faute d’un accord sur le long terme, le joueur et les organisateurs négocient désormais au coup par coup.

Pas d’argent

«On ne communique pas sur les chiffres des primes qui sont versées aux joueurs pour qu’ils s’engagent. Ce que je peux dire pour cette année, c’est que des discussions ont eu lieu après l’Open d’Australie. Elles n’ont jamais pu aboutir car il y avait trop d’écart entre les deux parties. Nous n’avons pas su réunir les conditions pour trouver un accord.» La suite, on la connaît. «J’ai demandé une wild card, ce n’est pas une question d’argent. Sur ce plan, je préfère un no deal qu’un mauvais deal», lance Stan Wawrinka

Le directeur du tournoi, Thierry Grin, ne pouvait pas cacher sa satisfaction: «Juste après son élimination contre David Goffin, à Rome, nous avons reçu un coup de fil de son agent. Il est clair que quand c’est le joueur qui est demandeur, les discussions ne partent pas sur les mêmes bases et, cette fois, nous nous sommes très vite entendus. Nous sommes heureux que Stan joue ce tournoi qui lui a si souvent porté chance dans le passé.»

À la fin, tout le monde est gagnant. À commencer par le public.

(nxp)

Créé: 15.05.2019, 19h09

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Les quatre as qui vont faire le jeu du plus grand des petits tournois

Fabio Fognini ATP 12L’Italien de 31 ans joue
le tennis de sa vie. Il a gagné son premier Masters 1000 ce printemps à Monte-Carlo. Il a également battu un certain Rafael Nadal, à Estoril. Son tempérament de feu et son jeu imprévisible ont déjà séduit le public genevois l’an passé (demi-finaliste). Il pourrait bien aller au bout pour rallier Paris avec le statut de très sérieux prétendant.

Daniil Medvedev ATP 14 Le Russe de 23 ans est l’une des valeurs montantes du circuit professionnel. À 23 ans, il vit lui aussi sa meilleure saison et pointe au 14e rang, son meilleur classement. Tête de série No 2 à Genève, il tentera de remporter son premier titre sur terre battue. Avec son jeu tout en relâchement (c’est lui qui le dit) et un revers à deux mains délicieux et redoutable, il va séduire les amateurs d’un tennis différent.
Stan Wawrinka ATP 29 À 34 ans, il sera au parc des Eaux-Vives pour la cinquième fois. Titré à deux reprises,
en 2016 et en 2017, il avait encore atteint la demi-finale l’an passé. Le chouchou du public suisse tentera de lancer véritablement sa saison sur terre en emmagasinant de la confiance avant, pourquoi pas, de refaire le coup de 2015 lorsqu’il avait enchaîné avec une victoire à Roland-Garros.
Grigor Dimitrov ATP 48 Le Bulgare de 27 ans sera présent pour la première fois à Genève. Lui aussi s’est décidé à la dernière minute. Il jouera les qualifications Pour ne pas priver ceux qui avaient reçu une invitation (Lopez et Tipsarevic), mais surtout pour enchaîner les matches, sur conseil de son coach, Andre Agassi. Pour mieux retrouver le niveau qui lui avait permis de gagner le Masters en 2017, son dernier titre ATP. G.SZ

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