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Alain Joseph: «Ma solution? Calquer les championnats sur l’année civile»

Pour l’ancien président-propriétaire du LS, cette crise mondiale est le bon moment pour changer certaines habitudes.

Pour Alain Joseph, prolonger cette saison jusqu'en décembre arrangerait tout le monde.
Pour Alain Joseph, prolonger cette saison jusqu'en décembre arrangerait tout le monde.
Philippe Maeder

Depuis deux bonnes années, Alain Joseph ne consacre plus la grande partie de ses journées au football en général et au Lausanne-Sport en particulier, comme cela avait été le cas durant une bonne décennie. Mais ce dynamique chef d’entreprise garde toutefois encore un pied dans le sport puisqu’il est toujours le propriétaire de Grand Chelem Management, même s’il ne s’occupe que très peu de l’opérationnel. «Cette position me force à essayer de trouver des solutions pour que l’on puisse passer cette période de crise profonde avec le moins de dégâts possible.»

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Dans cet ordre d’idées, Alain Joseph s’est penché sur la problématique du football et de ces championnats qu’il faudrait absolument terminer. «À mon avis, continue-t-il, la question que l’on doit se poser est la suivante: comment finir cette saison de la façon la plus équitable possible? Pour que tout le monde - acteurs, sponsors, diffuseurs et spectateurs - y trouve son compte. Et pour moi, la meilleure solution serait de redémarrer les championnats en septembre, si possible, pour les conclure en fin d’année. Ce qui permettrait probablement au public d’assister à quelques matches en automne et, surtout, aux joueurs d’éviter les blessures dues à un calendrier beaucoup trop chargé. Quant à ces contrats qui arrivent à échéance le 30 juin, il pourrait être décidé de les prolonger automatiquement jusqu’au 31 décembre.»

Moins fatigués lors des grands rendez-vous

La réflexion de l’ancien boss de la Pontaise ne s’arrête pas au présent. «Cette période doit, me semble-t-il, aussi être propice à une réflexion plus profonde qui pourrait nous amener à changer certaines habitudes. Où est-il écrit qu’une saison doive impérativement se dérouler d’août à juin? Je suis parfaitement conscient qu’organiser, dès 2021, tous les championnats européens sur l’année civile peut engendrer quelques problèmes. Mais je suis convaincu qu’ils ne sont de loin pas impossibles à résoudre avec un minimum de bonne volonté. Quand je vois avec quelle vitesse et détermination les autorités politiques du monde entier réagissent à la crise actuelle pour soutenir l’économie à coups de milliards, je me dis que les quelques écueils qu’il faudrait franchir pour réorganiser le football ne sont pas si compliqués que cela. Mais encore faut-il en avoir vraiment envie.»

Disputer - comme le font, entre autres, depuis longtemps déjà les Suédois - la saison entre, par exemple, fin février et fin novembre, ne prétériterait en rien les grandes compétitions internationales par nation, selon Alain Joseph. «Le problème de la Coupe du monde de novembre-décembre 2022 au Qatar serait réglé. Pour le reste, les joueurs arriveraient au contraire moins fatigués pour l’Euro et les prochaines Coupes du monde puisque ces deux tournois se dérouleraient en milieu de saison. Le spectacle en deviendrait peut-être de plus grande qualité encore.»

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