Albane Valenzuela: «Je suis sur un petit nuage»

GolfLa Genevoise (18 ans) va disputer à Rio ses premiers Jeux. La golfeuse, qui ne s’y attendait pas, y va avec un large sourire

A 18 ans, la Genevoise Albane Valenzuela a été sélectionnée pour représenter la Suisse en golf.

A 18 ans, la Genevoise Albane Valenzuela a été sélectionnée pour représenter la Suisse en golf. Image: LAURENT GUIRAUD

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Quand elle ferme ses yeux bleus, c’est pour mieux s’ouvrir les cieux et rêver désormais des Jeux. Albane Valenzuela peine encore à réaliser que le 1er août, elle va s’envoler pour Rio de Janeiro. Qu’à 18 ans, la Genevoise a été sélectionnée pour représenter la Suisse en golf, qui fait son retour dans la grande famille olympique.

«C’est tellement inattendu. Quand j’y pense, j’en ai des frissons», sourit une fille charmante, studieuse, douée, qui semble transformer tout ce qu’elle touche en or. «Il y a six mois je n’osais même pas l’imaginer, renchérit la joueuse, 11e mondiale au niveau amateur. Il y a des athlètes qui ont mis deux ans à se qualifier après 40 compétitions, et moi en deux mois et cinq tournois! C’est donc une très belle surprise…»

Et un rêve de gosse qui se réalise…

Qui ne rêverait pas d’aller aux Jeux olympiques, de défiler derrière un drapeau lors de la cérémonie d’ouverture? Il n’y a pas plus grand et plus excitant que les JO. J’ai la chance que le golf soit de retour et que tout s’est parfaitement bien enchaîné pour moi avec une très belle année, c’est hallucinant.

On a le sentiment que tout est facile pour vous, on se trompe?

Non, je dirais que je suis quelqu’un qui travaille beaucoup. Les gens disent que je suis douée, mais j’ai mis beaucoup d’effort dans tout ce que j’ai fait. Que ce soit dans mes études ou sur un parcours de golf, j’en ai passé, des heures. Ce ne sont pas des sacrifices, mais des concessions pour réussir à en être là. Ce n’est pas venu par hasard. Et là j’admets que je suis sur un petit nuage en ce moment.

Quels souvenirs avez-vous des Jeux olympiques?

Pour moi, les Jeux olympiques c’est le 100 mètres avec Usain Bolt. C’est la natation avec Michael Phelps. C’est aussi des exploits de Missy Franklin ou de Katie Ledecky ou le saut à la perche de Renaud Lavillenie, mais aussi des gymnastes. C’est tellement de moments incroyables. Même les sports qui m’intéressent moins comme le canoë-kayak ou le vélo deviennent passionnants et exceptionnels aux Jeux!

Vous allez peut-être croiser Bolt ou Phelps au village olympique: avec quel regard?

Ou Roger Federer! Si j’ai la chance de croiser ces grands athlètes, ce serait aussi un rêve. A vrai dire, toutes les personnes qui sont aux JO ont une belle histoire et me dire que je vais faire partie de la famille olympique, c’est vraiment incroyable. Comme représenter la Suisse et défiler à la cérémonie d’ouverture, c’est une grande fierté. Quand j’ai porté du rouge et blanc aux Championnats d’Europe et du monde, j’avais à chaque fois un large sourire!

Il y aura surtout la compétition (du 11 au 20 août): vous vous rendez à Rio avec quelles ambitions? Pour apprendre?

Non, je ne veux pas y aller en essayant d’apprendre. Pour moi c’est un tournoi comme un autre, Je vais arriver là-bas et jouer mon jeu. Quand j’ai disputé les Majeurs nous étions 160 au départ et il y avait un cut. A Rio, on ne sera que 68 joueuses. Sachant qu’il n’y a que les 15 meilleures mondiales et seulement deux par pays, la porte est ouverte. On n’est jamais à l’abri d’une très bonne semaine. Je sais que j’ai le niveau pour me confronter aux meilleures du monde: une médaille n’est pas impossible. Je ne serai pas la seule à disputer mes premiers Jeux et on y va toutes avec des ambitions! Je n’ai pas envie d’être spectatrice.

Disputer vos premiers Jeux au Brésil, cela vous inspire quoi?

C’est une très bonne destination pour les Jeux, cela donne un esprit festif. En plus, comme je ne suis jamais allée en Amérique du Sud, c’est encore plus excitant de disputer mes premiers JO dans un endroit que je ne connais pas.

Avez-vous déjà réservé votre billet d’avion retour?

J’ai envie de profiter de ces Jeux du début jusqu’à la fin, de la cérémonie d’ouverture à la clôture et tout faire, tout voir. Tout, tout, tout!

Créé: 15.07.2016, 22h14

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Les forfaits? «C’est triste»

Alors que vous, Albane, vous vous réjouissez de vos premiers Jeux, comment réagissez-vous par rapport aux forfaits des stars masculines à Rio?

Que des joueurs que j’admirais comme Jason Day, Dustin Johnson, Jordan Spieth, Rory McIlroy, Adam Scott, Branden Grace disent qu’ils ne sont pas là pour faire grandir le jeu, je trouve cela très décevant.

La crainte du virus Zika cache visiblement un manque d’intérêt pour la compétition…

Pourtant, les Jeux olympiques, c’est une belle opportunité. C’est leur choix, mais je trouve cela bien triste. Moi, cela ne m’affecte pas personnellement, car j’y vais avec un grand sourire et j’ai hâte de représenter la Suisse. Maintenant, si eux ne veulent pas y aller, ils passent à côté de quelque chose.

Au niveau féminin, y a-t-il également des défections?

Il y a seulement un seul forfait. Alors que nous, les femmes, on est plus à risque par rapport au virus Zika, on est surtout conscientes de l’importance des JO, de ce que cela peut nous apporter au niveau médiatique. Pour moi qui suis maintenant dans l’équipe de Suisse, je le constate, je suis davantage sollicitée. Le fait que le golf se retrouve dans la même sélection qu’une centaine d’athlètes suisses de haut niveau, c’est une chance exceptionnelle et unique. Surtout pour nous, les filles, qui sommes souvent en retrait, on veut toutes y aller. Cela va être une expérience hallucinante, celle d’une vie. Les Jeux n’ont lieu que tous les quatre ans et si on n’arrive pas à donner deux semaines à notre sport, c’est qu’on n’aime pas ce qu’on fait.

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