Alinghi survole les flots et la flotte avec son GC32

VoileL’équipe suisse a maîtrisé le jeu à Kiel. Le team d’Ernesto Bertarelli dompte de mieux en mieux son fougueux catamaran volant.

Le Team Alinghi a appris à maîtriser son nouveau bateau volant mais n’est pas à l’abri d’un incident. ?

Le Team Alinghi a appris à maîtriser son nouveau bateau volant mais n’est pas à l’abri d’un incident. ? Image: SANDER VAN DER BORSCH

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Un peu comme un chien dans un jeu de quilles, Alinghi a tout renversé sur son passage à Kiel. A commencer par le bateau lui-même, envoyé cul par-dessus tête, jeudi dernier, lors d’une journée d’entraînement ouverte aux médias. Une piqûre de rappel pour tous ceux qui imaginent (trop) souvent que ces galops d’essai sont de simples balades au gré du vent. Ce n’est pas par hasard si les visiteurs d’un jour signent une décharge aux équipes et aux organisateurs et déclarent avoir pris connaissance des risques.

Jeudi donc, Morgan Larson, le très expérimenté barreur américain d’Alinghi, a vu les rochers de près lors de l’accident. Le GC32 est un bateau neuf. Il a rappelé que même les marins aguerris pouvaient être désarçonnés et que chaque erreur se payait cash. Fort heureusement, la culbute du catamaran volant rouge et noir a été sans conséquence. Pas de blessé. Juste le souvenir d’une folle cabriole et une série de photos spectaculaires mises en ligne sur les réseaux sociaux. Au pays de la voile spectacle, le chavirage sans gravité est vendeur. Mais en Allemagne, Alinghi se sera surtout fait remarquer par une prestation de premier plan une fois les vraies régates lancées.

Vendredi, la fine équipe, qui accueillait à bord Arnaud Psarofaghis en lieu et place de Pierre-Yves Jorand, a réalisé une journée au presque parfait. Huit courses: six victoires, deux deuxièmes places, prouvant au passage que l’accident de la veille n’était pas resté longtemps dans les esprits du team suisse. «On a bien navigué, confiait Nicolas Charbonnier, le tacticien français. Reste à remettre ça demain pour assurer la victoire.»

Chose promise, chose faite le lendemain, jour de fête nationale suisse. Dans des airs changeants, trois courses seulement ont pu être lancées. Des conditions délicates parfaitement maîtrisées par Spindrift Racing, l’équipe de Dona Bertarelli et de Yann Guichard. Auteur d’une belle journée (2, 1, 2), le skipper français s’est offert la place de dauphin de cette 3e?étape du circuit des GC32.

Absent depuis le tragique accident dans lequel le maxi Spindrift?2 avait été impliqué à Lorient en marge de la Volvo Ocean Race (une femme avait été grièvement blessée), Yann Guichard faisait son retour au sein de son équipe. Très affecté par les événements de Lorient, le Breton retrouve petit à petit le goût du sel. En attendant de retrouver le sourire. (24 heures)

Créé: 03.08.2015, 20h22

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