«Les arbitres ont dû en quelque sorte réapprendre leur métier»

FootballLa VAR est introduite en Super League ce week-end. Interview de Christophe Girard, responsable de la commission des arbitres à l’ASF.

Salle d'opération vidéo à Volketswil (ZH)

Salle d'opération vidéo à Volketswil (ZH) Image: Keystone

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L'introduction de la VAR a nécessité une formation intense de neuf mois pour que 18 arbitres (VAR) et 10 assistants (AVAR) soient prêts pour la reprise. Trois questions au Vaudois Christophe Girard, porte-parole des arbitres.

Quelle a été la principale difficulté lors de la formation des arbitres à la VAR?
La communication entre les arbitres a été compliquée. Il y a eu des problèmes entre ce qui est perçu derrière l’écran par l’arbitre (le VAR) et celui présent sur la pelouse.

Photo: Keystone

Le but étant d’éviter une erreur supplémentaire à celle de l’arbitre qui pourrait être provoquée par une incompréhension. Ensuite, nous avons remarqué au début de la formation que le team VAR avait tendance à trop parler dans l’oreillette de l’arbitre, ce qui le gênait. Le débat est possible, mais le but est que l’échange soit le plus clair et bref possible.

Quelle a été la charge de travail pour les arbitres suisses formés à l’assistance vidéo?
Ces derniers mois ont été intenses, notamment l’automne passé et lors du camp en janvier en Espagne. Les arbitres ont dû en quelque sorte réapprendre leur métier. Un nouveau jargon a par exemple été mis en place. C’est un mélange d’anglais («back», «wait»), d’allemand («abstoss») et de quelques mots de français. Au début, il a fallu que les arbitres trouvent leur rythme, car ils ont dû faire beaucoup de matches de préparation pour être homologués par la FIFA. Sur le terrain mais aussi en tant que VAR dans la salle d’opération vidéo à Volketswil (ZH).

Comment les arbitres suisses qui ne sont pas professionnels ont-ils réagi à ces efforts supplémentaires?
De manière générale, ils ont réagi positivement, car ils voient la VAR comme une aide. La machine ne doit pas prendre le pas sur l’homme et l’assistance vidéo ne doit intervenir qu’en cas d’erreurs claires et évidentes. Les arbitres suisses sont également conscients que l’introduction de la VAR leur permet de franchir un pas supplémentaire dans leur carrière. Grâce à cette technologie, nous aurons peut-être de nouveau un arbitre suisse en Coupe du monde.

Créé: 19.07.2019, 17h56

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