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L’avenir de Sefolosha s’écrit en NBA malgré sa blessure

Gravement blessé à un genou, le Vaudois entame un autre type de match pour se soigner et rester en Amérique du Nord.

Thabo Sefolosha passera sur le billard ce mercredi. Suivra une longue rééducation.
Thabo Sefolosha passera sur le billard ce mercredi. Suivra une longue rééducation.
Keystone

En fin de semaine dernière, contre les Charlotte Hornets, Thabo Sefolosha a été percuté par un adversaire sur une action de jeu. Son genou droit s’est plié dangereusement, puis le Vaudois est tombé. Kgomotso Sefolosha, le grand frère du défenseur du Utah Jazz, l’a vu en direct: «Le choc a vraiment été dur. J’ai tout de suite pensé que c’était grave mais je n’imaginais tout de même pas que la blessure serait aussi sérieuse.»

Le verdict tombera le lendemain: déchirure du ligament interne et fin de saison. «Je l’ai eu au téléphone une fois le diagnostic posé, poursuit Kgomotso Sefolosha. Même si Thabo est quelqu’un de calme, je l’ai senti très touché. Il n’a pas d’autre choix que d’aller de l’avant.»

Le coup est rude. À bientôt 34 ans – il les fêtera le 2 mai –, Thabo Sefolosha réussissait une saison exemplaire avec Utah. Souvent mis en concurrence, le numéro 22 s’était régulièrement fait une place dans le cinq de base. Il affichait d’ailleurs des statistiques (8,2 points et 4,2 rebonds par match) supérieures à celles de ses autres saisons en NBA. Le premier Suisse à avoir intégré la prestigieuse ligue nord-américaine – Clint Capela l’a rejoint en 2014 – se fera opérer mercredi aux États-Unis. Après un mois de cicatrisation, Sefolosha pourra progressivement faire du vélo puis remarcher avec une attelle articulée. Si tout se passe comme prévu, sa rééducation athlétique devrait durer environ quatre mois au total, avant qu’il ne puisse reprendre l’entraînement. «Il devrait retrouver la totalité de ses moyens, explique le Dr Finn Mahler, ponte de la médecine sportive en Suisse. Pour un sportif, une blessure de ce type est la moins dommageable lorsqu’on évoque une déchirure des ligaments.»

Deux sources d’inquiétude, cependant. La première concerne directement la santé du joueur. Lequel connaît son deuxième coup d’arrêt majeur en l’espace de trois ans. En avril 2015, il avait déjà été blessé à la jambe droite lors d’une arrestation musclée à New York. Un coup de matraque – la NYPD a été condamnée pour «usage excessif de la force» – lui avait brisé le péroné.

Un vrai leader

Le second obstacle tient au contrat qui lie Thabo Sefolosha au Utah Jazz. Arrivé d’Atlanta l’été dernier, l’arrière s’est engagé pour deux saisons, avec à la clé un salaire de 5,25 millions de dollars par exercice. Pourtant, la deuxième année de ce «deal» s’écrit au conditionnel. La franchise de Salt Lake City a jusqu’au mois de juillet pour activer une option et conserver son joueur. Pour Sefolosha, cette déchirure ligamentaire tombe donc au pire moment.

Les chances de voir Sefolosha en NBA dès la saison prochaine sont cependant bien réelles. L’influence du vétéran suisse dans le vestiaire du Jazz a été maintes fois soulignée par ses coéquipiers. Grâce à son éthique de travail, son expérience, sa capacité à entourer les plus jeunes (voir ci-dessous), le Vaudois est un réel leader dans le groupe. Utah pourrait choisir de le garder même si son influence directe sur le jeu n’est pas garantie à terme. D’autant que le salaire du Veveysan est relativement modeste à l’échelle de la ligue. Si le Jazz devait au contraire fermer la porte, il y a fort à parier que les qualités de Sefolosha séduiront une autre formation de NBA.

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