«L’atmosphère de cette équipe de Suisse nous transcende»
La force collective des Suissesses peut compenser les pépins individuels, selon Timea Bacsinszky. Objectif: la finale de la Fed Cup.

Belinda Bencic en crise de confiance et en délicatesse avec son poignet gauche. Timea Bacsinszky en manque de repères après un mois sans rencontre officielle en simple (blessure au poignet gauche pour elle aussi). L’équipe de Suisse n’aborde pas sa demi-finale de Fed Cup face à la Biélorussie (samedi et dimanche à Minsk) dans les meilleures dispositions.
Éliminées par la République tchèque au même stade de la compétition l’an dernier à Lucerne, les filles de Heinz Günthardt rêvent cependant d’offrir à leur pays une deuxième finale après celle de 1998 (défaite contre l’Espagne à Genève). Pour Timea Bacsinszky, la cohésion et la capacité de se transcender de l’équipe de Suisse peuvent lui permettre d’y parvenir. D’autant que les Biélorusses – emmenées par Aliaksandra Sasnovich (WTA 108) et Aryna Sabalenka (WTA 129) – ne semblent pas constituer un obstacle insurmontable. Entretien.
Timea Bacsinszky, pouvez-vous tout d’abord nous en dire davantage sur votre état de santé?
Ça va beaucoup mieux et je peux désormais taper sans douleur (ndlr: elle a atteint la finale du double avec Martina Hingis au Ladies Open de Bienne le week-end passé). Je pense que j’ai pris la bonne décision en me retirant du tournoi d’Indian Wells (mi-mars). Il fallait entreprendre un processus de guérison, accorder du repos à mon poignet, qui n’avait pas été suffisamment préparé au changement du rapport de poids que j’ai effectué sur ma raquette durant l’intersaison. Je traînais cette blessure depuis le deuxième tour de l’Open d’Australie (janvier). J’avais du reste joué le quart de finale de Fed Cup face à la France (février) sous antidouleurs… Mais me voilà d’attaque pour cette demi-finale.
Comment aborde-t-on un tel rendez-vous quand on n’a pas disputé le moindre match officiel en simple depuis un mois?
Il y a deux ou trois ans, j’aurais eu de l’appréhension. Mais j’ai acquis une certaine expérience qui me permet de ne plus paniquer dans ce genre de configurations. J’avais besoin de repos, c’est comme ça. Je ne me pose pas plus de questions.
L’ambiance qui règne dans l’équipe de Suisse ainsi que votre passion pour la Fed Cup peuvent-elles contribuer à compenser votre éventuel manque de repères?
Je ne garantis pas que je produirai mon meilleur tennis, mais, une chose est sûre, mon cœur y sera totalement. Car la Fed Cup est une priorité pour moi. Et puis, il y a une telle cohésion dans ce groupe… Avec Belinda (Bencic), Martina (Hingis) et Viktorija (Golubic), on est vraiment proches, toute l’année. Du coup, il y a une énorme confiance mutuelle: on sait que chacune d’entre nous va sans cesse tout donner pour réaliser notre rêve, qui est de remporter la Fed Cup.
Est-ce suffisant, même lorsque les deux fers de lance ne sont pas dans des dispositions idéales?
Les week-ends qu’on enchaîne depuis deux ans en Fed Cup témoignent de notre capacité à nous auto transformer en guerrières, quel que soit le contexte. Une joueuse est dans le dur? On la soutient, on échange avec elle, on essaie de lui redonner la foi et on lui montre qu’on croit en elle. L’atmosphère de cette équipe de Suisse nous transcende, et c’est principalement grâce à ça qu’on se retrouve en demi-finale pour la deuxième année de suite. On a une devise qui dit: «We have each other’s back». En gros, on sait que quand l’une d’entre nous n’est pas au mieux il y en a toujours une autre pour prendre le relais. Mentalement, c’est un sacré atout.
Et puis, la Biélorussie paraît à votre portée…
Ce n’est pas la République tchèque, c’est vrai. Mais on doit rester humbles. Si les Biélorusses sont en demi-finale, c’est qu’elles l’ont mérité. Les matches, il faut les jouer.
Avec les récentes bonnes performances de l’équipe de Suisse, les attentes augmentent forcément…
C’est normal, même si je vous rappelle que les hommes n’ont pas gagné la Coupe Davis tout de suite. On travaille pour réaliser notre rêve, mais on ne se met pas de pression particulière. Si ce n’est pas pour 2017, ce n’est pas grave. On n’a pas d’impératif de temps. On est jeunes et on a de belles années devant nous.
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