Dans les bagages du Lausanne UC, qui est parti au pays des merveilles

Volley-ballLes joueurs du club vaudois ont pris le train en direction du Trentin, pour y jouer leur match retour des 16es de finale de la Coupe CEV.

Adrien Prével et les joueurs du LUC affronteront ce jeudi soir les Italiens de Trentino, champion du monde des clubs.

Adrien Prével et les joueurs du LUC affronteront ce jeudi soir les Italiens de Trentino, champion du monde des clubs. Image: ROBIN CARREL

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Ce n’est pas tous les jours qu’on affronte le champion du monde des clubs. Mais comme l’équipe sacrée en Suisse la saison dernière n’a pas de quoi affréter son propre charter pour le Trentin, c’est le train qui a été choisi pour traverser la Suisse puis un bout de l’Italie, en vue du match de ce jeudi à 20 h ­30 au PalaTrento (aller 0-3). Récit comme si vous étiez dans les bagages des Lausannois.

Lausanne, 8 h 00

Nous partîmes à dix-huit. Rendez-vous a été donné à la gare de Lausanne et presque tout le monde est là à l’heure dite. «C’est une équipe de sport, mais je ne sais pas lequel, s’exclame une dame, dans le hall. Ce qui est sûr, c’est qu’ils sont grands!» Les joueurs et le staff prennent place dans le wagon No 6, direction Vérone. «Il n’y a pas de sièges réservés», assure Pierre-André Leuenberger, président du club. Alors on se met où on peut… Jusqu’au moment où le G.O. de l’expédition se rend compte que deux feuilles de son enveloppe des CFF étaient restées collées.

Un jeu de cartes est sorti, les iPad et les ordinateurs portables aussi. Après avoir revu le match aller et engouffré quelques pains au chocolat, les films et les séries reprennent le dessus.

Milan, 11 h 50

L’EuroCity pour Venise a son quart d’heure de retard habituel. Du coup, pas le temps pour les joueurs de se dégourdir les jambes à Milano Centrale.

C’est l’heure du dîner, on est loin du combo pâtes-escalope de dinde «réglementaire» pour les sportifs de haut niveau. On sort les Tupperware et les sandwiches, emballés dans du papier d’alu. «Ça fait quand même très course d’école. Ta maman t’a mis une pomme dans ton sac?» entend-on à quelques sièges de là. De nombreux voyageurs descendent, puis d’autres montent dans notre rame. Le président semble toujours dans le dur au niveau des sièges que sa troupe doit occuper. En fait, il ne s’était pas trompé de sièges. Il s’était juste embrouillé dans le numéro de wagon. Dans un peu moins de deux heures, ce sera Vérone et le changement de train, celui qui va en direction de Bolzano.

Mattarello, 15 h 15

Pas né de la dernière pluie, Pierre-André Leuenberger a réservé un hôtel loin de toutes tentations. Le centre-ville de Trente est à 7 kilomètres. Même avec des jambes de volleyeurs, ça fait loin. «Mais si tu prends le bus No 8 qui passe juste devant l’hôtel, tu y es en douze minutes», contre-t-il. Il faut dire que samedi prochain, déjà, le LUC recevra Näfels en championnat à Dorigny, une partie au moins aussi importante que ce match retour dont le sort semble joué d’avance. Ça plaisante tout de même dans le bus prêté par l’AC Trento, le club de foot local, qui bataille en Serie D. Le coach Massimiliano Giaccardi n’est de loin pas le dernier pour envoyer une blague. L’équipe arrivée à l’hôtel sis dans la bourgade de Mattarello, les paires se forment pour remplir les chambres doubles. Au vu de la taille des lits, le géant du LUC David-Patrick Feughouo (2,05 m) va dépasser d’un bon bout… «Du coup, je dois dormir en diagonale, rigole le Camerounais. Pourtant, d’habitude, cette chaîne d’hôtels propose les lits les plus grands. Mais pas là, alors on s’adapte.»

Trente, 19 h 05

Arrivée à la BLM Group Arena. La salle de quelque 4400 places est un vrai écrin dédié au volley-ball. Les joueurs ont des étoiles dans les yeux. Place aux stories Instagram. «Ça fait rêver», apprécie Adrien Prével. On lui demande si ça change un peu d’un déplacement à Schönenwerd et il rigole. «Bon, ils ont une jolie salle là-bas aussi, hein. Mais c’est vrai que c’est autre chose!» Ce jeudi soir, l’endroit fera peut-être le plein pour fêter les nouveaux champions du monde des clubs, sacrés le week-end dernier en Pologne. Le LUC, lui, fera le maximum pour déranger la bête. «Si je peux forcer Angelo Lorenzetti (ndlr: le mythique coach adverse, son mentor) à prendre un ou deux temps morts, ça ne serait pas mal», rigole l’entraîneur lausannois.

(TDG)

Créé: 05.12.2018, 23h00

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