Babacar Touré: «Je vois la vie et ma carrière autrement»

BasketballL’arrivée du Sénégalais sur les bords du Léman a fait grand bruit. A 31 ans, il a privilégié sa vie de famille plutôt que sa carrière de basketteur.

Elu à nouveau meilleur étranger la saison dernière, Babacar Touré affiche des statistiques impressionnantes (19 pts, 12 rebonds et 1,7 contre par match)

Elu à nouveau meilleur étranger la saison dernière, Babacar Touré affiche des statistiques impressionnantes (19 pts, 12 rebonds et 1,7 contre par match) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Meilleur étranger de LNA deux années de suite, Babacar Touré s’est engagé pour deux ans avec le Vevey Riviera Basket en Ligue nationale B. Rencontré à Vevey avant son départ pour Dakar et un mois de vacances, l'intérieur est revenu sur les raisons de son départ.

Après deux saisons pleines avec Union Neuchâtel, votre arrivée à Vevey, en LNB, a surpris. Qu’est ce qui a motivé votre choix?
Je vais avoir 31 ans. Je vois la vie, et ma carrière, autrement désormais. J’ai décidé d’arrêter la Ligue A pour débuter ma reconversion dans les meilleures conditions.

Est-ce que cela devenait plus compliqué de se maintenir à votre meilleur niveau?
Cela ne devenait pas difficile d’enchaîner les efforts. Mais être au top niveau implique forcément des sacrifices.

Votre reconversion sera-t-elle directement liée au basketball?
Je vais débuter un stage dans une fiduciaire de la Riviera, avant ensuite de débuter une formation en cours d’emploi. Cela me permet de ne pas arrêter le basket d’un coup.

Avez-vous eu des propositions avec d’autres clubs avant de choisir Vevey?
J’ai eu des contacts avec d’autres clubs en LNA et même à l’étranger. Vu que je suis marié, j’avais besoin de me poser. C’était hors de question que je quitte la Suisse.

Êtes-vous préparé à évoluer à un niveau inférieur en Ligue B?
C’est clair que le niveau ne sera pas le même. Vevey est une équipe ambitieuse. C’est ce qui me fallait. A tire personnel, cela faisait trois saisons que je ne vivais plus avec ma femme. J’habitais en semaine à Neuchâtel et ne rentrais à Genève que le week-end. J’avais envie de pouvoir rentrer tous les soirs à la maison. C’était important pour moi.

En terme de salaire, les standards ne sont également pas équivalents...
La différence n’est pas énorme. En combinant mes deux salaires, je ne suis pas loin de ce que je touchais à Neuchâtel.

Comment s’est passé votre départ de Neuchâtel?
On s’est rencontré à la fin de la saison pour discuter. Je leur ai annoncé que j’avais plusieurs options. Ma décision est désormais prise. Cela ne change rien aux trois années magnifiques que j’ai passées avec Union. Je tiens à remercier Neuchâtel pour cela et j’espère que l’équipe pourra se maintenir dans les meilleures du pays. (24 heures)

Créé: 04.07.2016, 16h03

Le président du Vevey-Riviera revient sur un improbable transfert

Joint par téléphone, René Gubler est un président heureux. «Pour nous, l’arrivée de Babacar Touré est un immense coup de chance. Nous n’aurions jamais osé l'approcher, au vu de son niveau l’année dernière.» C’est le Sénégalais qui a contacté le club vaudois, par l’intermédiaire d’un ami commun. «Il est venu vers nous et nous a proposé ses services.»

Couplée à celle de l’ailier ivoirien Ismaël Ndiaye (34 ans), qui a vécu la promotion en LNA du BBC Lausanne, cette arrivée imprévue implique forcément des dépenses additionnelles pour le budget veveysan. «Le fait que ces deux joueurs évoluaient déjà en Suisse nous permet de leur assurer un bon salaire, sans devoir payer des frais annexes, comme c'est par exemple le cas avec des joueurs venant des USA avec les billets d'avion et leur logement .»

La LNA pas forcément en ligne de mire

Dans ce transfert, qui tient plus du choix de vie que de celui de carrière, qu’attendre du niveau de jeu et d’implication du Sénégalais? «Il ne voulait pas finir sa carrière à 35 ans et se retrouver sans aucune perspective. Je l’ai trouvé très lucide et impliqué. Mais Babacar ne vient pas chez nous pour se promener ou débuter sa retraite. Il a également choisi Vevey pour le professionnalisme du club, même en Ligue B.»

Eliminé par Meyrin en quart de finale des playoff 2015/2016, Vevey-Riviera comptait cette saison «faire un pas en arrière pour mieux sauter». Ces deux transferts changent la donne. «Avec cet effectif, nous allons jouer le rôle principal. Dans le championnat, nous serons les chassés, mais la promotion n’est pas notre but déclaré. Nous verrons à la fin de la saison si c'est quelque chose de réellement envisageable.»

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 14 novembre 2018
(Image: Bénédicte) Plus...