«Les équipes vaudoises ne seront jamais assez nombreuses en LNA»

BasketballTrois clubs du canton se retrouvent dans l’élite. Les présidents de Vevey, de Nyon et de Pully Lausanne n’y voient que du positif.

De nombreux derbies vaudois, ici Vevey Riviera face Pully Lausanne, seront à l’affiche cette saison.

De nombreux derbies vaudois, ici Vevey Riviera face Pully Lausanne, seront à l’affiche cette saison. Image: CHANTAL DERVEY

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

À un peu plus de deux semaines de la reprise du championnat de ligue nationale A, les cuisines chauffent, mais rien n’est encore défini au niveau des plats. Ce samedi, on en saura un peu plus sur le menu proposé par les Lions de Genève et par Fribourg Olympic, qui se feront face-à-face à Yverdon, dans le cadre de la SuperCup.

Pour les clubs vaudois, c’est la grande inconnue. Pully Lausanne sort d’une saison calamiteuse, Vevey Riviera Basket a failli disparaître de la carte et le BBC Nyon reprend timidement sa place à l’étage supérieur. Trois des douze formations de LNA auront donc l’accent vaudois. Ce n’était plus arrivé depuis la saison 2007-2008. À une certaine époque, notre canton comptait même cinq équipes en ligue supérieure. Autre temps, autres mœurs et autres finances surtout. Est-ce à dire que «le coup» n’est plus tout à fait jouable? Visiblement non, si l’on s’en tient à l’avis des principaux concernés.

«Nous appartenons à trois régions spécifiques, bien réparties sur l’arc lémanique»

Président et ancien joueur du BBC Nyon (375 000 francs de budget), Xavier Paredes ne se démonte pas. «Nous appartenons à trois régions spécifiques, bien réparties sur l’arc lémanique, assure-t-il. Sur La Côte, pour ce qui nous concerne, les sponsors jouent le jeu. Il ne nous manque pas grand-chose pour boucler notre budget. Qui plus est, avec douze équipes en LNA, il y aura de nombreux matches à domicile et des derbies qui feront le plein de supporters. Je ne vois que du positif à la présence de trois entités vaudoises.»

Interrogé sur la question, Serge Vittoz est persuadé qu’il s’agit d’une saine concurrence. «C’est excellent d’avoir ces trois clubs-là, historiquement forts, ajoute le président de Pully Lausanne (400 000 fr. de budget). Si la fédération est plus forte, si le club voisin est plus fort, cela ne peut être que profitable.»

Natan Zana est plus nuancé, quitte à jouer les provocateurs. «Pour moi, ce n’est pas une question de nombre, souligne le nouveau président de Vevey Riviera Basket (450 000 fr. de budget). Les clubs vaudois ne seront jamais assez! Si l’on veut que le basketball évolue dans notre pays et rende les clubs plus forts, il faudra un jour ou l’autre créer un apprentissage destiné aux jeunes sportifs. Ils auraient deux entraînements par jour, quelle que soit leur discipline, et suivraient des cours en parallèle. Le nœud du problème est cependant ailleurs. Ce n’est pas l’argent qui manque en Suisse, mais la volonté politique. La Confédération pourrait commencer par consacrer 100 millions à la construction d’une douzaine de salles, où le volleyball et le handball seraient également concernés. Ce serait un énorme pas dans la bonne direction.»

Tissu économique fragile

Responsable du secteur compétition à Swiss Basketball, Gilles Delessert rappelle que le tissu économique vaudois demeure fragile. «Nyon, Pully Lausanne et Vevey Riviera vivent avec leurs moyens, ajoute-t-il. Pérenniser un club de LNA sur le moyen terme est compliqué dans ces conditions. À l’époque où je jouais, il n’y avait que deux étrangers par équipe (quatre depuis) et les joueurs suisses n’étaient quasi pas payés. Nous n’avions que trois entraînements par semaine. Aujourd’hui, les clubs sont devenus plus professionnels, avec toutes les conséquences financières et autres que cela implique.»

Créé: 11.09.2019, 21h39

La rédaction sur Twitter

Restez informé et soyez à jour. Suivez-nous sur le site de microblogage

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.