Blerim Dzemaili, une certitude absolue pour Vladimir Petkovic

VidéoLe sélectionneur lui accorde sa confiance. Le joueur de Bologne y fait honneur. A bientôt 31 ans, il apparaît au meilleur de sa forme.

L'équipe suisse s'est entraînée au stade Juan-Antonio-Samaranch, à Vidy, mercredi en fin de journée. Vidéo: Natacha Rossel


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Si l’équipe de Suisse a grandi ces dernières années, la sélection reste le lieu permanent de pas mal d’incertitudes. Et donc de difficultés pour son sélectionneur. Quel peut être le degré d’efficacité d’un Shaqiri trop souvent blessé? Comment évaluer la forme de trop nombreux titulaires – dont la défense centrale composée de Djourou et de Schär – qui ne le sont pas vraiment, ou même pas du tout, dans leur club? Et ainsi comment s’adapter afin de dégager le onze le plus compétitif possible? Vladimir Petkovic s’est habitué à vivre dans ce contexte, noyant volontiers le problème sous les vertus collectives d’un groupe uni et déterminé. Ainsi, 130 jours après leur dernier match (2-0 face aux Iles Féroé), les joueurs suisses préparent à Lausanne le rendez-vous qui, samedi à Genève (18 h), doit leur permettre de maintenir le bel élan pris en 2016 (4 victoires consécutives) sur le chemin de la Coupe du monde 2018.

Parmi les joueurs réunis sur les bords du Léman, il en est un au moins qui n’affiche présentement aucun doute. A quelques jours de son 31e anniversaire, Blerim Dzemaili avoue sans détour qu’il vit la meilleure saison de sa carrière. Il tiendrait même la forme de sa vie. C’est valable pour son parcours avec Bologne, mais c’est tout aussi vrai au sein de l’équipe nationale, qu’il fréquente depuis 2006, mais qui l’a trop longtemps limité à un rôle de second plan. «J’ai traversé des moments très difficiles, mais je me suis toujours battu, avec cette volonté de m’imposer en équipe de Suisse, rappelait-il en début de stage. Je suis fier de cela et, bien sûr, d’être aujourd’hui devenu un titulaire.»

S’il compte tout de même 55 sélections et deux présences en phase finale de Coupe du monde (2006 et 2014), Dzemaili a peu de temps forts à son actif sous le maillot rouge et blanc. Sous-estimé (ou mésestimé) par Köbi Kuhn puis Ottmar Hitzfeld, il a aussi souffert de la concurrence d’un Inler trop longtemps indéboulonnable. Ironie du sort, c’est sous le même maillot de club que les deux hommes avaient lancé leur carrière. Et obtenu leurs premiers titres. Il s’agissait du FC Zurich, champion de Suisse en 2006 et 2007. Dzemaili avait 20 ans. Jusque-là, la vie n’avait pas fait beaucoup de cadeaux à ce Zurichois natif de Macédoine. «Quelqu’un m’a tout de même offert quelque chose, soulignait-il dans une récente interview au Blick. Lucien Favre m’a donné sa confiance. J’étais alors très jeune.»

Milieu de terrain polyvalent, Blerim Dzemaili a peut-être, et paradoxalement, souffert de savoir un peu tout faire: défendre, bien lire le jeu, se propulser vers l’avant, marquer des buts aussi, tout cela avec une belle agressivité et une certaine qualité technique. Une grave blessure à un genou (printemps 2007) a sans doute compliqué un parcours qui l’a fait pas mal voyager: l’Angleterre (Bolton), la Turquie (Galatasaray), l’Italie surtout (Torino, Parme, trois belles années à Naples, Gênes et enfin Bologne).

L’esprit libre

Le 2 juillet 2014, au Brésil, dans les arrêts de jeu, en 8e de finale de la Coupe du monde, toute la Suisse avait frémi en voyant son coup de tête terminer sur le poteau des buts argentins. Cette déception évacuée, on l’a ensuite retrouvé épanoui, l’esprit libre. «A Bologne, c’est sensationnel en ce moment, explique-t-il. L’entraîneur (ndlr: Roberto Donadoni) me transmet énormément de confiance et je suis un joueur qui en a besoin pour pouvoir donner le meilleur de moi-même.» Le week-end dernier, il a inscrit deux buts lors du succès face au Chievo Verone (4-1). Ce rôle plus avancé qui est désormais le sien lui va comme un gant.

Reste à savoir si son départ, l’été prochain, pour la Major League Soccer – il a signé en décembre un contrat de deux ans et demi avec l’Impact de Montréal –, fera toujours de lui un homme indispensable dans le dispositif de Petkovic. Dzemaili, qui souhaite terminer son parcours international en disputant le Mondial 2018, s’est-il trop vite orienté vers un plan de fin de carrière?

Créé: 22.03.2017, 22h26

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Après un entraînement à huis-clos en matinée à la Pontaise, l’équipe de Suisse s’est retrouvée en fin d’après-midi devant un bon millier de spectateurs à Vidy. Entamée au sec, mais conclue sous une pluie froide, la séance a été axée sur une opposition (différentes formes de jeu) avec pas mal d’intensité.

Présent sur le terrain pour l’échauffement, Valon Behrami a très vite renoncé, apparemment en raison d’une gêne musculaire. Avant de remonter dans le car, les joueurs se sont prêtés à une séance de signatures.

Quant à la billetterie pour samedi, l’ASF indiquait hier soir que 21'600 tickets avaient trouvé preneur, sur une capacité de 27'000 spectateurs au Stade de Genève.

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