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Caroline Abbé: «Aucune équipe ne fait figure de favorite»

Découvrez la chronique de l'ex-capitaine de l'équipe de Suisse, à quelques heures de l'ouverture du Mondial féminin.

Keystone

«Les Etats-Unis et l’Allemagne se sont longtemps partagé les honneurs. Mais depuis une dizaine d’années, il est devenu difficile de citer un favori. On l’a vu lors du dernier Euro: les équipes les mieux armées sur le papier ont été éliminées assez tôt. Les nations réputées plus faibles ont progressé rapidement. Pour cette raison, je ne vois pas de favori pour cette Coupe du monde. Mais un groupe se détache, du moins sur le papier. Il y a bien sûr les deux habitués, les Etats-Unis et l’Allemagne; après sa déconvenue en Hollande (ndlr: elle avait été sortie par le Danemark en quart de finale), la Mannschaft va vouloir, et devoir, s’arracher. Si elle n’atteint pas les demi-finales, ce tournoi sera un échec pour elle.»

«Pour y parvenir, elle pourra compter sur Dzsenifer Marozsan, une joueuse que j’aime beaucoup. Elle réalise de superbes saisons depuis qu’elle est à Lyon. Elle a pris une autre dimension en France. C’est une footballeuse qui peut faire la différence et que j’ai du plaisir à voir évoluer, car son aisance technique lui permet de produire du beau jeu. Et puis les Allemandes sont dirigées par notre ancienne sélectionneuse, Martina Voss-Tecklenburg. Elle nous a amené une mentalité de gagnante; je pense qu’avec cette mentalité et avec ses connaissances footballistiques, elle peut amener loin ses joueuses.»

«Parmi les autres nations dangereuses, je citerais bien la Suède, les Pays-Bas et le Japon. Et bien évidemment la France. Si elle arrive à gérer la pression et à s’inspirer de la réussite des garçons chez eux, il y a trois ans, je la vois progresser dans le tournoi.»

«L’équipe qui pourrait créer la surprise, selon moi, c’est l’Australie. On entend peu parler de ces filles mais les spécialistes du football féminin s’accordent tous à dire qu’elles ont du potentiel. Je les ai d’ailleurs affrontées avec la Suisse en 2015, lors de la préparation au Mondial 2015. On voyait bien que l’Australie était une nation émergente du ballon rond.»

«Il y a des nations, enfin, dont il est difficile d’évaluer le niveau mais je ne pense pas qu’il y aura beaucoup d’écart entre les équipes. Cela pourrait arriver sur un ou deux matches mais pas davantage. Cela dit, c’est toujours bien d’avoir des buts. Les gens viennent au stade aussi pour ça!»

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