Catherine Maliev et Hiroshi Katanishi distingués pour leur excellence

RécompensesLa capitale olympique a décerné le Prix du mérite sportif lausannois pour la première fois depuis dix ans.

Photos: Philippe Maeder

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Ils étaient 125 sportifs, issus de 19 disciplines, à défiler sur la scène du Casino de Montbenon. Tous ont obtenu un titre national ou brillé sur le plan international. Lundi soir, ces champions lausannois ont été à l’honneur à l’occasion de la cérémonie de remise des récompenses aux sportifs méritants.

Si la jeunesse a été plébiscitée durant toute la soirée, ce sont deux monstres sacrés du sport vaudois qui ont été à l’honneur. L’entraîneur de plongeon et ancienne athlète olympique Catherine Maliev et le maître Hiroshi Katanishi (8e dan de judo) ont reçu le Prix du mérite sportif lausannois. Une distinction qui n’a été attribuée qu’à vingt reprises, depuis 1981. Mieux encore: cela faisait dix ans que la capitale administrative du sport mondial ne l’avait plus décernée. Patrice Iseli, le chef du Service des sports, a même osé le terme de «cerise sur le gâteau de l’excellence» pour qualifier cette récompense honorifique.

Un autre prix spécial intitulé «Lausanne, ville de sport» a été attribué au Team Lausanne de basket 3x3. Une discipline spectaculaire qui fera son entrée aux prochains Jeux olympiques, à Tokyo en 2020.


«Une motivation sur la route des JO»

Gilles Martin et Natan Jurkovitz, basket 3x3
Le Team Lausanne a littéralement fait chavirer le public. En août dernier, l’arène de 1500 places située sous le Grand-Pont débordait de spectateurs pour voir Gilles Martin, Natan Jurkovitz, Marco Lehmann et Westher Molteni. Cela valait bien le prix «Lausanne, ville de sport». Présents à la cérémonie lundi soir, les deux premiers cités avaient encore les yeux brillants en évoquant le souvenir magique du World Tour. «C’est véritablement lors de cet événement que nous avons pris conscience que nous étions des joueurs de 3 x 3, assure Natan Jurkovitz. Battre les numéros 1 mondiaux et atteindre la finale nous a littéralement transformés. Nous avons senti que nous avions de l’avenir dans ce sport.»

Gilles Martin prend la balle au rebond et ajoute: «La population lausannoise nous a portés. Quant au prix que nous avons reçu, il nous motive encore plus sur la route des JO. J’ai hâte d’arriver en 2018 pour réussir une année au moins aussi belle que 2017. Pour l’heure, la sélection pour Tokyo semble être une mission lointaine. Mais le temps passe très vite.»


«Se retrouver ici est un beau symbole»

Catherine Maliev et Hiroshi Katanishi, plongeon et judo
Les deux entraîneurs ont partagé le même toit de Mon-Repos durant des décennies. Ironie du sort, c’est ensemble qu’ils se sont retrouvés à Montbenon pour recevoir le Prix du mérite sportif lausannois. «Quel honneur! se réjouit Catherine Maliev. Dire qu’il s’agit de la plus haute distinction attribuée par Lausanne. Sa rareté ajoute encore plus de prestige. Je trouve formidable de recevoir cet honneur en compagnie d’Hiroshi Katanishi. Il le mérite tellement. C’est un personnage avec lequel j’ai beaucoup d’affinités. Plus jeune, j’ai toujours voulu pratiquer le judo. Par la suite, j’ai inscrit mes enfants au club. Se retrouver ici avec lui est un beau symbole.» Pour rappel, la plongeuse a remporté 30 titres nationaux. Deux fois sélectionnée olympique (8e place à Sydney), elle a ensuite entraîné les jeunes du Lausanne Natation. Maître Katanishi se souvient bien de sa «voisine». «C’est marrant de retrouver Catherine. Nos judokas avaient le même âge qu’elle quand elle s’entraînait. Ils se saluaient à distance, les uns sur la planche et les autres depuis le dojo.»


«Un honneur de recevoir ce prix»

Renata Molliet, haltérophile
L’image que l’on se fait de l’haltérophilie féminine manque souvent de glamour et de classe. Renata Molliet tord le cou aux préjugés et soulève lourd. La Lausannoise s’est distinguée à deux reprises cette année en remportant le titre de championne d’Europe en catégorie 45-49 ans chez les moins de 63 kg, en août. Plus tôt dans la saison, elle avait été sacrée au niveau mondial à Auckland. La Suissesse d’origine brésilienne a porté 104 kg, puis 72 kg en épaulé-jeté pour décrocher sa couronne mondiale. Sa silhouette très fine pour une haltérophile ne constitue pas un inconvénient. «C’est la proportion entre le poids soulevé et celui de l’athlète qui est prise en compte», précise-t-elle. Ancienne capitaine de l’équipe brésilienne de water-polo, cette championne a remporté les Jeux panaméricains et entraîné la sélection suisse. «Ce n’est qu’à partir de 40 ans que je me suis mise au crossfit et à l’haltérophilie. Cette dernière discipline est très dure sur le plan mental.» Au sujet de sa récompense: «C’est un honneur de recevoir ce prix dans la capitale olympique.»

Créé: 27.11.2017, 22h24

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