En confiance, Lukas Frick est un tout autre joueur. Il vaut de l’or

Hockey sur glace: MondiauxLe défenseur de Lausanne est la bonne surprise de cette équipe de Suisse. Son premier mondial est une réussite.

Ça rigole pour Lukas Frick aux Mondiaux. Le Lausannois s’est enfin montré à la hauteur de son potentiel.

Ça rigole pour Lukas Frick aux Mondiaux. Le Lausannois s’est enfin montré à la hauteur de son potentiel. Image: Keystone

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Le Lukas Frick solide défensivement et offensivement impliqué présent au Danemark est probablement le joueur qu’avait engagé Jan Alston. Pour sa première saison à Lausanne, le Saint-Gallois n’a jamais vraiment dégagé cette même sérénité qu’actuellement au championnat du monde. «Je suis d’accord, remarque-t-il. Il m’est difficile de comparer les deux systèmes. Entre celui qui est pratiqué ici et celui du LHC. Mais j’ai eu besoin d’un peu de temps pour me sentir totalement à l’aise dans mon nouveau club.»

L’ancien junior de Kloten a signé un contrat de quatre ans avec les Lions de Malley. De quoi voir d’un bon œil ses prestations internationales pour les dirigeants vaudois. «J’espère que l’expérience emmagasinée ici à Copenhague me sera profitable pour la suite de ma carrière», remarque-t-il. À 23 ans, sa marge de progression est encore grande. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le directeur sportif des Lions avait décidé de lui faire signer un contrat de longue durée après quelques bonnes saisons à Kloten.

Le soutien d’Albelin

Dans le vestiaire de l’équipe de Suisse, Lukas Frick a un allié de choix: Tommy Albelin. Le Suédois à l’immense carrière NHL (956 matches et 2 Coupes Stanley) s’occupe tout particulièrement des défenseurs. Son travail individuel est loué par tous les arrières qui passent sous ses ordres. Et Lukas Frick ne déroge pas à la règle. «Son impact sur mon jeu? Énorme, lance-t-il. Même plus que cela encore. Après chaque match, nous avons des séances vidéos très intensives où chaque détail est décrypté. Le regard qu’il porte sur mon jeu m’est très précieux pour m’améliorer et ne pas commettre plusieurs fois les mêmes erreurs.»

En raison de la fin de saison prématurée du Lausanne HC, Lukas Frick a participé à la totalité de la préparation. Au vu de sa saison correcte à Malley 2.0, il semblait être la victime désignée pour être écarté sitôt les arrières plus expérimentés intégrés à l’équipe. «Ça, c’est vous qui le dites, a-t-il pouffé. Moi je ne me suis pas posé toutes ces questions. Tant qu’on m’a dit de rester, je suis resté. J’ai fait de mon mieux à l’entraînement et j’ai tenté d’appliquer les consignes des coachs. S’ils sont contents de moi, tant mieux.» Un jeu plus physique

De La Chaux-de-Fonds à Biasca en passant par Langenthal, Lukas Frick a échappé à toutes les coupes. Mieux. Au Danemark, il a immédiatement été intégré à l’équipe par Patrick Fischer au détriment de Dave Sutter (Zurich) ou Jonas Siegenthaler (Hershey, AHL). Le premier est déjà rentré au pays, tandis que le second ronge son frein en tribunes. Une belle preuve de confiance de la part de Patrick Fischer. «Tout le monde aime qu’on lui fasse confiance, rigole Frick. Mais c’est vrai que j’y suis particulièrement sensible. Cela me rend meilleur, j’en suis sûr.»

Ce qui a fait pencher la balance en sa faveur? «En composant mon équipe, j’ai prêté une grande attention aux rôles de chacun de mes défenseurs, a plaidé le sélectionneur national. Je voulais des joueurs physiques mais également capables de délivrer une bonne première passe.» Son mètre 88 et ses 88 kilos couplés à son excellente vision du jeu (10 assists la saison dernière) font de lui l’arrière idéal pour le coach zougois. «Par rapport à mon style habituel, je dirais que j’ai peut-être dû muscler davantage mon jeu, constate le principal intéressé. Et je dois dire que j’y prends du plaisir.» Cela se voit présence après présence.

Créé: 11.05.2018, 09h51

Au coeur du Mondial : Noah Rod

«Il y a quelque chose d’étonnant à jouer sous le maillot de la sélection nationale. C’est que tu te retrouves à nouer des amitiés insoupçonnées. Un exemple? Chris Baltisberger de Zurich. À chaque fois que je l’affrontais avec Ge/Servette, je ne pouvais pas le voir. Sur la glace, on n’arrêtait pas de se chercher et je me demandais à chaque fois si ça n’allait pas mal se finir. Il a un jeu physique et fait très bien son job. Mais être face à lui n’a rien d’agréable.

Aujourd’hui? On n’arrête pas de rigoler. Il y a une vraie complicité qui est née. J’ai vécu exactement la même chose avec Killian Mottet. Contre Fribourg Gottéron, cela ne se passe jamais bien avec lui. Mais j’ai appris à le connaître et c’est devenu un pote. Cette cause commune crée des liens. Ce que j’apprécie, surtout, c’est qu’il n’y a pas de clans. Mais je suis assez content de la forte présence des francophones dans cette formation. Par le passé, je me suis trop souvent retrouvé seul «Welsche» dans les équipes juniors.»



Noah Rod, 21 ans, dispute son premier championnat du monde avec l’équipe de Suisse. Tout au long du tournoi, l’ancien junior du Lausanne HC livre son expérience.

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