Le Conseil fédéral reporte sa décision sur les Jeux d’hiver 2026

CandidatureUne séance n’a pas suffi au gouvernement pour décider d’un éventuel soutien à Sion 2026.

«J’ai discuté avec Guy Parmelin peu après la séance du Conseil fédéral. Il était très confiant pour la suite. Et si la réponse était négative, elle serait tombée tout de suite», <b>Hans Stöckli</b>, Conseiller aux Etats (PS/BE), à gauche. «A l’heure où l’on parle «frein à l’endettement», on peut imaginer que le Département des finances ne saute pas de joie lorsqu’on réclame 1 milliard», <b>Jean-Philippe Rochat</b>, Président du comité d’organisation Sion 2026.

«J’ai discuté avec Guy Parmelin peu après la séance du Conseil fédéral. Il était très confiant pour la suite. Et si la réponse était négative, elle serait tombée tout de suite», Hans Stöckli, Conseiller aux Etats (PS/BE), à gauche. «A l’heure où l’on parle «frein à l’endettement», on peut imaginer que le Département des finances ne saute pas de joie lorsqu’on réclame 1 milliard», Jean-Philippe Rochat, Président du comité d’organisation Sion 2026. Image: KEYSTONE/DOMINIK BAUR

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Coup de théâtre à Berne. Alors que tout le monde l’attendait mercredi, la décision du Conseil fédéral sur l’éventuel soutien à la candidature des Jeux olympiques d’hiver Sion 2026 est finalement repoussée. Une séance n’aura donc pas suffi aux sept Sages pour trancher.

Pour mémoire, le Conseil fédéral doit se prononcer sur le fond du dossier ainsi que sur l’éventuelle enveloppe (le comité d’organisation espère 1 milliard) qu’il compte allouer au projet.

«Parmelin est confiant»

Faut-il voir dans ce report une absence de consensus entre les départements, voire des dissensions entre les ministres? «Il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Il s’agit d’un dossier complexe avec des sommes importantes en jeu. Le Conseil fédéral prend toujours son temps dans ce genre de ce cas», explique André Simonazzi, porte-parole du Conseil fédéral, qui réfute d’éventuelles difficultés dans ce dossier.

Conseiller aux Etats (PS/BE) et soutien affiché du projet, Hans Stöckli confirme: «J’ai discuté avec Guy Parmelin peu après la séance du Conseil fédéral. Il était très confiant pour la suite», assure l’ancien maire de Bienne. Affichant lui aussi une totale confiance, Hans Stöckli ne précise pas moins qu’il est fréquent que les différents départements fédéraux ne soient pas tous sur la même longueur d’onde. Il n’en dira pas plus, préférant se réjouir que le Conseil fédéral prenne le sujet au sérieux et l’examine sous toutes les coutures. «Et puis, si la réponse était négative, elle serait tombée tout de suite.»

Dans les rangs des optimistes, on retrouve également Jean-Philippe Rochat, président du comité d’organisation, qui était dans le train pour Berne lorsqu’il a appris que le Conseil fédéral avait décidé de ne pas décider. «A l’heure où l’on parle «frein à l’endettement», on peut imaginer que le Département des finances ne saute pas de joie lorsqu’on réclame 1 milliard de francs, mais nous ne sommes pas inquiets. Notre projet est solide. La preuve: on ne nous a pas demandé de clarifications.»

A Berne, un connaisseur de la mécanique fédérale se montre un peu moins enthousiaste: «Il ne s’agit pas d’un dossier aussi complexe que ceux de la prévoyance vieillesse ou du projet fiscal qui, eux, nécessitent un énorme travail et beaucoup de discussions. La question est en l’occurrence moins compliquée et il ne s’agit pas d’une décision finale puisqu’elle sera de toute façon soumise aux Chambres. Ce genre de report n’est donc pas bon signe.»

La question de la sécurité

Le choix du renvoi de la décision pourrait également tenir à la thématique sécuritaire, l’une des pierres d’achoppement du projet qui n’a pas encore trouvé de solution miracle. Au nom de la solidarité confédérale, il pourrait être demandé à tous les cantons de mettre la main au porte-monnaie. Une éventualité probablement mal vue dans des cantons pas concernés, voire carrément combattue là où un vote populaire a rejeté toute idée de candidature olympique, comme ce fut le cas dans les Grisons. (24 heures)

Créé: 11.10.2017, 19h01

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