«À Échallens, c’est le tirage que l’on attendait depuis dix ans»

FootballLa Coupe de Suisse a offert le gros lot au club vaudois, qui recevra Bâle. L’événement mobilise déjà toute la région.

Les responsables du FC Échallens sont aux anges. Ils se focalisent déjà sur la venue du FC Bâle aux Trois-Sapins. De g. à dr.: Frédéric Schlosser, Dominique Mivelaz, Nicolas Dutruy, Alain Laurent, Joëlle Rochat, Fritz Aeschbach, Thomas Ott, Alexandre Comisetti et Steve Devolz.

Les responsables du FC Échallens sont aux anges. Ils se focalisent déjà sur la venue du FC Bâle aux Trois-Sapins. De g. à dr.: Frédéric Schlosser, Dominique Mivelaz, Nicolas Dutruy, Alain Laurent, Joëlle Rochat, Fritz Aeschbach, Thomas Ott, Alexandre Comisetti et Steve Devolz. Image: CHANTAL DERVEY

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

En passe de s’imposer comme l’un des spécialistes reconnus de la Coupe de Suisse, le FC Échallens (1re ligue) avait déjà vu défiler plusieurs gros noms dans un passé plus ou moins récent: Servette, Sion, NE Xamax et Lucerne pour n’en citer que quelques-uns. Le très bucolique stade des Trois-Sapins avait aussi accueilli en septembre 2012 le FC Zurich dans une confrontation marquée par les adieux du Vaudois Ludovic Magnin, terminant alors avec beaucoup d’émotions, devant toute sa famille, sa carrière de joueur professionnel sur la pelouse de ses débuts.

Ce qui se fait de mieux en Suisse

Mais jamais le club du Gros-de-Vaud n’avait encore eu le bonheur de tirer la référence absolue, ce qui se fait de mieux en Suisse. Or avec la prochaine visite du FC Bâle, qu’il recevra à mi-septembre en 16es de finale, voilà cet oubli réparé. «C’est le tirage que l’on attendait depuis dix ans», s’exclame Fritz Aeschbach qui ne pouvait rêver mieux. Avec son comité et des amis du club, le président challensois l’a vécu dimanche soir en direct depuis le caveau que le club a aménagé au centre d’Échallens, dans le cadre de la Fête du blé et du pain qui anime les rues de la cité. «On a d’abord vu défiler toutes les équipes que l’on ne voulait pas. À la fin, il ne restait plus que des Super League et l’on est tombé sur la meilleure. Cinq minutes plus tard, la moitié de la ville connaissait déjà l’heureuse nouvelle.»

Depuis, c’est le branle-bas de combat général tant l’organisation d’une telle affiche s’avère pour le moins complexe, notamment pour ce qui a trait à l’aspect sécuritaire, jugé prioritaire compte tenu de la chaude réputation des supporters rhénans. «C’est du gros boulot certes, mais fort de l’expérience qui est la nôtre, on commence à en avoir l’habitude», reprend le boss local. Chose acquise: le club de 1re ligue jouera chez lui, dans un stade aménagé pour la circonstance avec la construction de tribunes en tubulaire, l’idée même d’un déménagement voire d’une inversion du match ayant avant cela été exclue.

Ni le jour ni l’heure du rendez-vous n’ont en revanche encore été fixés et il n’est pas sûr que le souhait des dirigeants vaudois – recevoir le FCB le dimanche après-midi – puisse être exaucé. Tout dépendra surtout de la TV et du préavis de la police compte tenu des autres points sensibles dans le canton durant ce même week-end.

Dizaines de milliers de francs

Pour les organisateurs, le principal souci, on le répète, va concerner la gestion et le déplacement des parfois turbulents fans adverses. «Arriveront-ils directement en train à la gare d’Échallens?, (s’)interroge Fritz Aeschbach. Il faudra voir comment cela se passe avec le LEB, c’est encore ouvert.» Une partie importante du budget d’environ 40'000 francs sera d’ailleurs allouée à la sécurité. «Certains petits clubs ont dépensé jusqu’à 70'000 francs pour recevoir le grand Bâle. On va trouver des solutions qui seront aussi sûres mais pas aussi chères.»

Alors que l’on devrait s’approcher sinon dépasser le record du stade (4700 spectateurs contre le Servette de Lucien Favre), cette crainte au niveau logistique ne doit pas faire oublier le volet sportif, non négligeable quoiqu’on puisse en penser. «Croyez-nous, Bâle ou pas Bâle, on ne va pas se laisser faire, conclut notre interlocuteur. Notre coach connaît déjà la recette de l’exploit.» Échallens a quatre semaines pour y mettre tous les ingrédients. (nxp)

Créé: 20.08.2018, 21h25

Des retrouvailles pour Comisetti

Quand le nom de Bâle est sorti lors du tirage au sort diffusé sur SF2, Alexandre Comisetti (46 ans) en est resté bouche bée devant son écran: «Pour toute la région, c’est un truc de fous, reconnaît le coach du FC Échallens. Bâle aux Trois-Sapins, c’était inimaginable. C’est pourtant ce qui va arriver…»

La rencontre marquera aussi les retrouvailles entre l’ancien international et Marcel Koller, aujourd’hui sur le banc bâlois, qui l’avait accueilli lors de son transfert au Hardturm en 1995. «C’était mon capitaine à GC. À l’époque, j’étais l’inconnu qui débarquait de nulle part. Comme Alain Geiger, il m’avait pris sous son aile. On avait ensuite fait l’Euro 96 ensemble. Hormis lors d’une escale dans un aéroport alors que Marcel était sélectionneur autrichien, on ne s’est pratiquement plus jamais revus.»

Dans un match déséquilibré sur le papier, Échallens entend entretenir la légende qu’il a créée. «On va faire comme l’an passé, avec l’espoir de provoquer l’indispensable réussite», promet Comisetti. Car sans elle…

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.