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Pourquoi l’équipe de Suisse peut briller à l’Euro

Samedi, la sélection helvétique commence son Euro contre l’Albanie, à Lens. Si elle suscite des inquiétudes à l’externe, à l’interne la Suisse semble optimiste. Jusqu’à viser les quarts de finale!

Vladimir Petkovic regarde vers l’avenir avec optimisme, emmenant ses hommes dans son sillage.
Vladimir Petkovic regarde vers l’avenir avec optimisme, emmenant ses hommes dans son sillage.
AFP

Sous le cagnard de Montpellier, toutes les certitudes transpirent la même rengaine. L’imminence d’un premier match, les ambitions, les performances attendues, cette pression qui enveloppe déjà l’événement à venir: comme les 23 autres nations convoquées à l’Euro, la Suisse ne s’épargne ni les interrogations ni cette part de doute qui, forcément, existe. Elle doit vivre avec. Et à voir ses internationaux dribbler toute forme de scepticisme, on se dit que tout est finalement possible. Même le meilleur.

Faites vos pronostics!

Que peut espérer la Suisse dans cet Euro? Quelles sont ses forces et ses faiblesses? Quel état d’esprit entretient la sélection à deux jours de son premier match? Répondons à ces questions-là.

Les chances dans le groupe A

La Suisse figure dans le groupe A, avec la France, la Roumanie et l’Albanie. Sur le papier, elle devrait être favorite, puisqu’elle devance ses adversaires au classement FIFA des équipes nationales: elle y figure au 15e rang, devant la France (17e), la Roumanie (22e) et l’Albanie (42e). Cela vaut surtout pour la boutade. Ce classement mondial ne reflète que rarement la réelle hiérarchie. En vrai, la France est l’immense favorite du groupe. Mais la Suisse doit viser au moins la deuxième place. Elle a un potentiel largement supérieur à celui de l’Albanie et de la Roumanie. «Nous sommes tous conscients de nos capacités», assure le portier Yann Sommer. «Nous pouvons aller loin, un quart de finale serait un honneur», a affirmé François Moubandje. La Suisse va donc battre l’Albanie samedi. Elle est favorite et aura à cœur d’effacer un printemps trouble. De toute façon, elle n’a pas le choix: dans une phase finale, une victoire lors du premier match est souvent capitale. Affaire entendue!

Le scénario futuriste emmène jusqu’au deuxième match, le 15 juin à Paris, contre la Roumanie. Là aussi, la Suisse est favorite; là aussi, elle va donc gagner. Pourquoi? Comment une telle métamorphose alors que cette sélection était transparente en mars? Justement parce qu’elle le fut quand cela ne comptait pas. Et parce qu’elle aura trois points en poche pour avoir déjà battu l’Albanie, se libérant d’un poids.

Et après? Un quart de finale?

Le foot, lors d’un tel événement, se joue aussi dans la tête. Cela tombe bien: c’est l’un des points forts de la sélection suisse. Riche de ses différentes influences, mais surtout forte d’une culture de la gagne entretenue par plusieurs de ses joueurs, la Suisse sait répondre présent. Les Xhaka, Behrami, Rodriguez ou Lichtsteiner sont des compétiteurs nés. Avec deux victoires et avant même de jouer contre la France le 19 juin, c’est donc direction les huitièmes de finale. Premier objectif atteint. A la deuxième place du groupe A, si l’on considère que les Tricolores pourraient l’emporter devant leur public après avoir balayé Roumains et Albanais…

Ce 8e de finale opposerait alors la Suisse au deuxième du groupe C (Allemagne, Irlande du Nord, Pologne, Ukraine). Tiens: pourquoi pas une revanche contre les Ukrainiens, qui l’avaient éliminée du Mondial 2006, justement à ce stade de la compétition, aux tirs au but? Resterait ensuite un quart de finale. Contre l’Espagne? C’est possible, c’est même ce qui a été calculé pour la Suisse par un superordinateur banquier (mais pas suisse). La sélection helvétique attend cela dans un grand tournoi depuis le Mondial 1954, disputé en Suisse. Alors, dans un Euro élargi depuis cette année à 24 équipes et qui autorise ces espoirs-là, il faut y croire. «Ecrire l’histoire», comme l’a souligné Vladimir Petkovic. Un leitmotiv.

Sauf qu’entre cette chronique futuriste, ce scénario idéal et la réalité du terrain, il y a des vérités sportives qu’il faudra assumer. La Suisse en a le potentiel. Elle devra le démontrer. Premiers éléments de réponse concrets samedi à Lens.

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