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Eriksen rallume la mèche danoise

Auteur d’un hat trick mardi face à l’Eire, le milieu offensif a envoyé le Danemark en Coupe du monde, ravivant quelques jolis souvenirs.

Une grande soirée pour Christian Eriksen et le football danois.
Une grande soirée pour Christian Eriksen et le football danois.
AP

C’est le 13e et dernier pays européen (hors Russie, qualifiée d’office) à avoir obtenu son billet pour la prochaine Coupe du monde. Éclatant vainqueur de l’Eire (5-1), sur la pelouse de Dublin, le Danemark signe ainsi un retour au premier plan. Et c’est un plaisir au moins pour deux raisons: parce qu’il ravive le magnifique souvenir de 1992 et, surtout, parce qu’il offre à la planète football la possibilité de voir à l’œuvre, dans une compétition majeure, un milieu offensif de tout premier plan, Christian Eriksen, auteur de trois buts mardi soir en Irlande.

Un tournoi mondial perd forcément un peu de sa saveur lorsqu’il «oublie» de convoquer certains de ses meilleurs serviteurs. Il aurait donc été dommage de ne pas avoir au casting, en juin prochain, le joueur de Tottenham et de cette équipe nationale redevenue, pour un soir en tout cas, cette «Danish Dynamite» qui renvoie à quelques grandes heures de l’histoire du foot danois, incarnées par les Simonsen, Elkjaer Larsen et autres Laudrup.

Après le 0-0 du barrage aller, le Danemark – qui avait terminé 2e de son groupe qualificatif, derrière la Pologne – a donc passé cinq buts à l’Eire, non sans avoir concédé l’ouverture du score en début de rencontre. Et sur ces cinq réussites, trois sont venues des pieds de Christian Eriksen. Et quand on dit «des pieds», ce n’est pas seulement une image, car le bonhomme est aussi habile du gauche que du droit. Il suffit d’ailleurs, pour en avoir la preuve définitive, de passer en revue les 33 buts qu’il a inscrits depuis 2013 sous le maillot des «Spurs».

Eriksen voit et sent le jeu. Passeur mais aussi buteur, il a l’étoffe d’un grand milieu de terrain et ne devrait plus tarder à rejoindre l’un des tout grands clubs du continent. «Il possède tout ce qu’un joueur du FC Barcelone doit avoir», soulignait d’ailleurs ce printemps Frank de Boer, qui avait été son entraîneur à l’Ajax Amsterdam. De son passage aux Pays-Bas, Christian Eriksen se souvient d’un illustre Néerlandais, Dennis Bergkamp. «J’ai beaucoup appris en le regardant et en travaillant avec lui», rappelait-il cette semaine. On connaît bien sûr des exemples moins savoureux.

Ces derniers mois, Eriksen semble avoir pris une dimension supérieure. «Mentalement, j’ai gagné en maturité, assure-t-il. Je frappe plus et je passe un peu moins. Je pense plus comme un attaquant.» En dix matches de cette campagne de qualification, le milieu de terrain a frappé à huit reprises, les trois buts de mardi venant s’ajouter sous forme de contribution décisive.

Absent au Brésil

Au printemps 1992, à la veille de l’Euro en Suède, le boycott de la Yougoslavie (raisons politiques) avait relancé in extremis les actions du Danemark. Pour la plupart déjà en vacances, ses joueurs s’étaient rejoints pour une courte traversée en bateau. Ils avaient ensuite surpris tout le monde, jusqu’à battre en finale l’Allemagne, avec un état d’esprit qui avait bluffé tout un continent.

En 2010, en Afrique du Sud, le jeune Eriksen n’avait joué que 44’durant le tournoi mondial. En 2014, le Danemark n’était pas présent au Brésil. Retrouvera-t-on en Russie un peu de cette «Danish Dynamite» d’une autre époque? Christian Eriksen possède sans doute une partie de la réponse.

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