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«Comme pour les F1, parquons les vélos dans un endroit fermé»

Pour lutter contre le dopage mécanique, qui a resurgi aux Mondiaux de cyclocross, le biomécanicien Fred Grappe suggère de prendre le problème en amont.

«Pincée» lors des Mondiaux de cyclocross en Belgique, Femke Van den Driessche encourt une suspension de six ?mois.
«Pincée» lors des Mondiaux de cyclocross en Belgique, Femke Van den Driessche encourt une suspension de six ?mois.
AFP

C’était il y a presque six ans. Les zélateurs du cyclisme poussaient des cris d’orfraie. Un dopage mécanique dans le peloton? Vous n’y pensez pas! Du (bon vieux) dopage, on veut bien comprendre – les scandales secouent le vélo depuis la nuit des temps. Mais un dopage mécanique, c’est impossible. Ce serait contraire aux principes et aux mœurs qui régissent le peloton. Quand Fabian Cancellara électrisa le peloton, au printemps 2010, avec ses formidables succès au Tour des Flandres, puis à Paris-Roubaix, les questions fleurirent. Sous le regard décalé de Frédéric Grappe, spécialiste en biomécanique et membre du staff de la FdJ, «Cance» avait été recalé sans être accusé de dopage pour autant. Grappe préconisait – déjà – l’instauration d’un passeport physiologique en complément au biologique. «Le cyclisme n’est pas un beau sapin de Noël devant lequel on se contente de pousser des «oh» d’admiration sans s’interroger sur la teneur de la performance.» Ancien vainqueur du Tour des Flandres et consultant sur Eurosport, Jacky Durand enquêta sur les surprenants changements de vélo du Bernois dans les Flandriennes, concluant: «Cancellara n’a pas tout dit.»

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