Fabienne Suter: «Aujourd'hui, je suis prête»

Ski alpinLa Schwytzoise fait partie, au même titre que Lara Gut, des favorites du super-G des Mondiaux de Vail aujourd'hui dans le Colorado.

A Beaver Creek, la Schwytzoise de 30 ans espère faire encore mieux que fin 2013 où elle avait terminé au 4e rang de la descente.

A Beaver Creek, la Schwytzoise de 30 ans espère faire encore mieux que fin 2013 où elle avait terminé au 4e rang de la descente. Image: archives Sabine Papilloud

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Elle n’est jamais très loin de la consécration, mais depuis le début de sa carrière, Fabienne Suter tourne autour du pot et des podiums. Il ne lui a manqué, à chaque fois, que quelques centièmes pour franchir le mur du songe. La Schwytzoise de 30 ans, 4e, 5e et 6e à Vancouver, 5e à Schaldming puis 5e et 7e à Sotchi, est prête à effectuer un pas supplémentaire dans le Colorado. Très à l'aise sur cette piste du Raptor à Beaver Creek, la Suissesse espère faire encore mieux que fin 2013 où elle avait terminé au 4e rang de la descente. «J'aime bien cette piste très technique où il faut du courage, le village et les gens ici, avoue la timide fille de Sattel qui ne cache pas qu'elle s'élancera aujourd'hui à la conquête d'une médaille plus importante que du bronze dans l'épreuve du team event. Mais je ne suis pas la seule, toutes les athlètes ont le même but lors de chaque course. Je vais essayer de faire aussi bien que Dominique Gisin à Sotchi...»

Sur une piste qui semble bien vous convenir, vous sentez-vous enfin capable, d’aller chercher une médaille?

Une médaille ce serait un rêve. Aujourd'hui, je suis prête. Je vais donc essayer de tout risquer sur cette piste pour réussir une grosse course. Je veux faire tout mon possible et on verra bien ce qui arrive. Je pense que je peux rivaliser avec les meilleures, même si durant cet hiver je n’ai pas encore réussi à disputer un super-G parfait de haut en bas. Je commets toujours une faute à un moment donné et ça m’énerve. En descente, ça va mieux et c’est un point positif par rapport à la saison dernière où je n’avais le niveau uniquement en super-G.

On dit souvent que Fabienne Suter, si timide, n’a pas le mental pour franchir le pas supplémentaire. Faites-vous quelque chose pour y remédier?

Je reconnais que le psychisme est très important. Tout le monde se dit qu’il s’agit d’une course comme les autres. Mais ce n’est pas vrai. Pour nous, c’est difficile. Rien qu’à voir le nombre de journaliste qui sont là pour nous, on voit que ce n’est pas normal...

Vous passez-vous des images positives avant de vous élancer?

Il m'arrive de repenser à ma victoire de Bansko, c’était un sentiment incroyable mais c’était il y a longtemps. C’est toujours difficile de réfléchir à ce bon moment. On peut essayer. Mais au départ je ne pense qu’à la course, à la piste et pas à beaucoup d’autres choses. C’est ce qui marche pour moi.

Créé: 03.02.2015, 10h00

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