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Fanny Smith entretient le suspense

Victorieuse dimanche en Russie, la Vaudoise a encore une petite chance de conserver son Globe.

Fanny Smith a signé sa 23e victoire en Coupe du monde, dimanche en Russie.
Fanny Smith a signé sa 23e victoire en Coupe du monde, dimanche en Russie.
Keystone

Fanny Smith a remporté, dimanche à Sunny Valley (Russie), le 23e succès de sa carrière en Coupe du monde. Cette quatrième victoire de la saison, la skicrosseuse vaudoise est allée l’arracher in extremis, ne devançant la Française Marielle Berger Sabbatel que d’un petit centimètre sur la ligne d’arrivée. «C’est vrai que ce final était très intense, rigolait-elle au téléphone, une heure après la course. Quand elle m’a dépassée, aux deux tiers du parcours, ça m’a donné un petit coup de fouet et j’ai réussi à revenir. Quand c’est aussi serré, avec toute l’adrénaline et la tension, le sentiment est encore plus spécial.»

Un bonheur qui n’était pas de trop, à l’heure d’aborder le long voyage du retour depuis l’Oural, «le pire de la saison» au niveau logistique. Cette victoire a aussi eu le mérite de maintenir la skieuse de Villars dans la course au classement général de la Coupe du monde. Détentrice du Globe de cristal, Fanny Smith est revenue à 59 points de la Suédoise Sandra Näslund. Si cette dernière devait ne pas atteindre la finale, lors de la dernière manche de la saison le 14 mars prochain à Veysonnaz, la Suissesse aurait alors l’occasion de coiffer sa rivale au poteau.

«Je suis quoi qu’il en soit en train de réussir une très belle saison, d’autant que ma préparation n’avait pas été optimale», se réjouit Fanny Smith, qui ne souhaite manifestement pas en rajouter en vue de cette ultime étape. «Le fait de skier devant le public romand peut me donner une énergie supplémentaire, mais cela peut aussi rimer avec davantage de pression. Je donnerai le maximum jusqu’au bout, Sandra (Näslund) en fera de même, et on verra bien ce qui se passera. En tout cas, je me réjouis d’y être.»

La Vaudoise de 27 ans, qui se sait peu à l’aise quand la neige vire à la soupe, espère un refroidissement climatique d’ici au 14 mars. Mais non, promis, juré, elle ne plantera pas d’aiguille dans une poupée aux traits de sa rivale scandinave. «Non, je ne souhaiterais jamais de mal à personne», assure-t-elle, amusée par la question. Rien, décidément, ne pouvait assombrir la bonne humeur de Fanny Smith, dimanche à Sunny Valley. D’autant moins que, dans la foulée de sa victoire, l’Appenzellois Marc Bischofberger s’imposait chez les messieurs, donnant à cette journée des airs parfaits pour le skicross helvétique.

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