Favori des 24 Heures du Mans, Buemi devra éviter tous les pièges

AutomobilismeCinq ans après sa première couronne mondiale en endurance, l’Aiglon peut faire coup double ce week-end.

Sébastien Buemi, associé à Fernando Alonso et Kazuki Nakajima à bord de la Toyota No 8, est en mesure de vivre un week-end de rêve en décrochant le titre mondial des pilotes tout en remportant la victoire aux 24 Heures du Mans. Mais il peut aussi tout perdre.

Sébastien Buemi, associé à Fernando Alonso et Kazuki Nakajima à bord de la Toyota No 8, est en mesure de vivre un week-end de rêve en décrochant le titre mondial des pilotes tout en remportant la victoire aux 24 Heures du Mans. Mais il peut aussi tout perdre. Image: AFP

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Tous les signaux sont au vert parce que, logiquement, Toyota ne peut pas être battu. Et parce que, commercialement, on imagine aisément qu’une victoire et un titre de la «star» Fernando Alonso, qui terminera son aventure en endurance dimanche à 15 heures, arrangeraient bien les dirigeants nippons. Et comme Sébastien Buemi partage le cockpit de la No 8 avec Alonso et le très rapide pilote japonais Kazuki Nakajima, on ne voit pas comment l’équipage vainqueur l’an dernier pourrait connaître la désillusion. À un point tel que si le sport automobile était une science exacte, on n’aurait pas besoin de rouler dans la Sarthe ce week-end…

La complexité de la tâche

Ce n’est pas le cas, par bonheur. Chez Toyota, on a appris au fil des années que la course n’était jamais terminée avant la vingt-quatrième heure et quelques minutes, les images du 19 juin 2016, à 14h56, étant gravées à tout jamais dans l’histoire de la course, mais aussi dans les esprits des dirigeants japonais. Le bris d’une durite en carbone reliant le turbo à son échangeur avait alors cassé sur la voiture qui portait le No 5, que pilotait déjà Sébastien Buemi, en tête de la course.

Depuis, tout a été fait pour corriger le tir et Toyota a gagné (l’an dernier) et devrait gagner encore: «Je ne veux pas me mettre sous pression en pensant en permanence au titre mondial, confiait récemment le pilote vaudois à un confrère alémanique. Le caractère du Mans est unique, c’est aussi très spécial du point de vue du pilotage.»

Par ces quelques mots, le pilote d’Aigle rappelle la complexité de la tâche, même quand on est le grand favori, qu’on a une marque et une équipe de première qualité derrière soi, deux équipiers expérimentés et très rapides. S’il n’y a aucune (mauvaise) surprise à attendre de ce que l’on peut contrôler, il y a tout le reste: «Tellement d’éléments extérieurs entrent en compte, il peut se passer tant de choses en vingt-quatre heures…»

Le ciel et les hommes

Parmi ces éléments, la météo. S’il avait fait beau et très chaud il y a deux semaines lors des essais préliminaires – meilleur temps signé par Buemi –, la première journée d’essais de la semaine, ce mercredi, a été marquée par des averses. Et quelques touchettes et «tout droit» qui n’ont pas épargné les deux voitures favorites, les Toyota TS050 Hybrid No 7 et 8. Pire: parce que les 24 Heures du Mans, ce sont 62 voitures en piste (au départ), ce sont logiquement des différences de performances techniques et humaines très importantes. C’est donc une course où le risque est permanent. Le vainqueur, dimanche, sera celui qui aura évité tous les pièges.


Des rebelles comme ultimes résistants

Ils sont les habitants du village gaulois d’une célèbre BD, les derniers à résister à la domination technologique et économique de Toyota sur le Mondial d’endurance: avec le SMP Racing, le team Rebellion du Vaudois Alexandre Pesci est le mieux placé pour profiter des éventuels soucis des deux voitures japonaises. C’est la douzième participation d’affilée de cette équipe qui s’était fait une spécialité de former des jeunes pilotes – d’abord suisses – à l’endurance, et qui continue de le faire à l’international.

Pour l’édition 2019 des 24 Heures du Mans, la R13 à moteur Gibson, construite chez Oreca dans le sud de la France, dispose d’un nouveau kit aérodynamique qui lui permet d’augmenter sa vitesse de pointe sur la longue ligne droite des Hunaudières.

Les deux équipages sont solides, même si la voiture No 1 (celle du Seelandais Neel Jani, un des trois Suisses avec Buemi et Marcel Fässler à s’être imposé dans la Sarthe) a vu tous ses chronos de la première séance d’essais qualificative annulés par les commissaires, suite à un problème décelé avec le débitmètre. Au Mans, les surprises (bonnes et mauvaises) sont permanentes… J.-C. S.

Créé: 14.06.2019, 21h07

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