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«La finale de la Coupe, ça a l’air incroyable, j’aimerais bien voir»

Grégory Karlen est l’un des jeunes talents du FC Sion qui, ce mercredi en demi-finale (20h45), reçoit Lucerne à Tourbillon.

Grégory Karlen à la lutte avec le Lucernois Haas. C’était le 18 mars en championnat (0-0).
Grégory Karlen à la lutte avec le Lucernois Haas. C’était le 18 mars en championnat (0-0).
Keystone

«On entend beaucoup de choses, ça a l’air incroyable, j’aimerais bien voir ce que c’est.» A l’instar des plus jeunes, ou de ceux qui n’ont pas encore connu les folles heures valaisannes des finales de la Coupe de Suisse, Grégory Karlen (22 ans) ne feint pas l’impatience. Celle-ci est bien réelle. Mais avant de goûter à la préparation de ce qui reste un événement considérable pour tout un canton, le FC Sion devra passer, ce soir à Tourbillon (20 h 45), l’écueil représenté par le FC Lucerne.

Or, il apparaît que lors des trois dernières demi-finales disputées à domicile, les Valaisans se sont à chaque fois fourvoyés: en 2012 face à… Lucerne (0-1), en 2013 contre Bâle (0-1), et en 2016 devant le FCZ (0-3). «Contre Zurich, j’étais entré en cours de partie, mais le match était déjà plié, se souvient Karlen. Aujourd’hui, mon statut a changé, je joue beaucoup plus.» Le milieu de terrain offensif est en effet l’un des grands gagnants de la nomination de Peter Zeidler. L’Allemand a su valoriser les qualités techniques d’un garçon parfaitement capable de se projeter d’une surface de réparation à l’autre.

Spectateur en 2015

«L’arrivée d’un nouvel entraîneur m’a fait énormément de bien. Je m’efforce maintenant de jouer un peu mieux à chaque match et de lui rendre ainsi la confiance qui m’a été donnée.» Et la Coupe, dans ce parcours? «J’étais au stade lors des précédentes finales, se souvient Grégory Karlen. Mais en tribune. Etre spectateur ou joueur ne procure bien sûr pas les mêmes sensations. J’avais trouvé incroyable la victoire contre Bâle, en 2015. Sion avait parfaitement maîtrisé son sujet contre un adversaire pourtant très fort. Mais avant de songer à une nouvelle explication entre les deux équipes, on doit se concentrer sur la demi-finale qui nous attend. On sait que dans cette compétition tout peut être possible; même Winterthour, face au FCB, ne part pas battu d’avance. La tâche qui nous attend est donc compliquée, mais passionnante.»

Pour mener à bien cette aventure 2017, qui devrait s’achever le 25 mai à Genève, lieu de la finale, Christian Constantin a pris le contrôle de l’équipe dès lundi. Mise au vert mardi (à l’Hôtel Victoria de Glion), séances vidéo, entraînement à huis clos à Montreux, le président retrouve ce rôle de motivateur qu’il affectionne. «Je veux faire comprendre à mes nouveaux joueurs ce que peut représenter la Coupe de Suisse dans l’histoire du FC Sion, assure-t-il. Et rafraîchir la mémoire de ceux qui l’ont gagnée en 2015.»

Ils devraient être six au coup d’envoi, ce soir, à avoir goûté aux joies de ce fameux 7 juin 2015, au Parc Saint-Jacques (3-0): Zverotic, Ziegler, Pa Modou, Carlitos, Salatic et Konaté. «On ne peut pas échapper à la Coupe lorsqu’on travaille en Valais», note pour sa part Peter Zeidler, sans doute conscient de jouer une carte importante, voire décisive, s’agissant de son avenir au FC Sion. A ce jour, la seule coupe qu’il est parvenu à gagner dans ce rôle de coach, rappelle-t-il avec malice, est celle du Bade-Wurtemberg.

«On sent qu’il existe une grosse attente sur ce match, admet Grégory Karlen. Mais j’arrive à rester plutôt tranquille par rapport à ça.» Dans la famille Karlen, la Coupe a déjà une histoire, liée à la présence du papa, Léonard. «Il s’est retrouvé deux fois en finale, indique Grégory. La première, il l’avait vécue comme remplaçant; mais il avait joué la seconde (ndlr: 1982)… Si on va en finale cette année, on en parlera sans doute un peu. Mais mon père est plutôt du style à me laisser vivre mes propres expériences.»

Sur le niveau de jeu qui est le sien en 2017, le FC Sion n’est pas à l’abri d’une désillusion. «Effectivement, c’est pas terrible, admet Constantin. On ne fait pas assez de progrès dans les détails, et notamment les balles arrêtées. Et puis, on laisse encore trop d’occasions à nos adversaires. Cela dit, en février ou en mars, lorsque les terrains sont difficiles, on est souvent moins bien aussi.» Alors que la pelouse de Tourbillon a repris des couleurs ces derniers jours, le problème devrait être écarté dès la saison prochaine puisqu’un chauffage sera installé sous un nouveau revêtement. Mais la Coupe n’attend pas…

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