Les cinq raisons du succès de l’invincible Yverdon Sport

FootballYS est la seule équipe des quatre premières divisions suisses à ne pas encore avoir connu la défaite. Tout sauf un hasard

Norman Peyretti est l'une des nombreuses satisfactions de la saison à Yverdon Sport.

Norman Peyretti est l'une des nombreuses satisfactions de la saison à Yverdon Sport. Image: Keystone

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Mario Di Pietrantonio l’appelait de ses vœux cet été. Le président d’Yverdon Sport a mis sur pied une très grosse équipe à l’intersaison et l’objectif se voulait on ne peut plus clair: faire aussi bien que Stade-Lausanne-Ouchy la saison dernière. Soit monter en Challenge League, le tout avec la manière. Et ce dernier point ne faisant certainement pas figure de détail. Le bilan après le premier des deux tours de Promotion League? Onze victoires, quatre nuls, aucune défaite… soit exactement le même total que le SLO douze mois plus tôt! Les Yverdonnois ayant également effectué un bond en avant en ce qui concerne le spectacle proposé, tout roule au Stade Municipal. Depuis ce week-end et le revers de Young Boys contre Servette, YS est même le dernier club des quatre premières divisions helvétiques à ne pas encore avoir été battu. Un statut honorifique qui ne tombe pas de nulle part. Explication de la réussite nord-vaudoise en cinq points.


On ne fait pas mieux sur le papier

Des noms reluisants, l’effectif d’Yverdon Sport en a compté plus d’un ces dernières années. Mais jamais il n’avait été aussi homogène, profond et qualitatif. Kevin Martin, Mustafa Sejmenovic et Adriano De Pierro ont touché à la Super League. La Challenge League n’a pas de secrets pour Ali Kabacalman, Norman Peyretti ou Shaho Maroufi. Et un mercenaire comme Christos Aravidis, ancien buteur en D1 grecque, a lui aussi de sacrées références à faire valoir. Posséder les meilleures individualités n’est pas nécessairement gage de succès mais, sur ce coup-là, YS s’est offert une marge confortable sur la concurrence.


La gestion du groupe

Difficile de faire sa place dans un groupe aussi étoffé et talentueux, au sein duquel réussir une prestation convaincante ne garantit en rien de ne pas se retrouver sur le banc le week-end suivant. Cela a d’ailleurs généré une certaine frustration, mais tout le monde a fini par accepter les règles du jeu. Ce qui procure une immense force de frappe à Yverdon Sport. Les joueurs sont très bien rémunérés pour de la troisième division? C’est vrai. Mais celui qui se complaît dans son confort personnel sera prié d’aller faire un tour en tribunes. Ce ne sont pas les solutions de remplacement qui manquent.


Sur le banc, un trio qui fonctionne

Cela faisait partie des grosses inconnues d’avant-saison. Au niveau de la collaboration entre Anthony Braizat (entraîneur principal), Marc Vetroff (assistant) et François Marque (assistant joueur), pas de soucis. Ces trois-là se connaissent et ont eu l’habitude de coopérer avant cet été. Par contre, fallait-il encore que le message passe auprès des joueurs et qu’ils acceptent d’être dirigés, notamment, par un coéquipier qui ne prend pas de pincettes lorsqu’il s’agit de dire ce qu’il pense. Les excellents résultats aidant aussi, ce pari-là est pour l’heure complètement remporté par le club. On a même plutôt entendu les joueurs se réjouir de cette situation, qui leur offre davantage d’oreilles pour être entendus.


En coulisses, ça suit

Non, Yverdon Sport n’est pas le club le mieux organisé du pays. Reste que les Yverdonnois ont suffisamment été pointés du doigt concernant leurs erreurs passées pour mériter une mention aujourd’hui. Aucun impair n’a, cette fois-ci, été commis et YS a effectué un vrai bon travail au niveau du recrutement. Norman Peyretti fait chaque semaine un peu plus chavirer le cœur des supporters nord-vaudois, Marculino Ninte, ses coups de reins et son sens du but sont une bonne découverte, et Fabio Morelli se montre précieux dans son rôle de joker. C’est plus facile de s’enflammer lorsque tout va bien, ça l’est aussi de procéder aux bons choix quand on possède la puissance financière de Mario Di Pietrantonio, mais le football est tout sauf une science exacte.


Anthony Braizat, le choix de la continuité

Après l’échec du dernier exercice, la place d’Anthony Braizat sur le banc ne constituait pas une absolue évidence. La direction a fini par confirmer le technicien français dans ses fonctions, lui qui bénéficiait encore d’une année de contrat. Arrivé il y a deux ans et demi dans la Cité thermale, l’ancien coach du Servette FC possède ses qualités et ses défauts. Mais on ne nous ôtera pas l’idée qu’un peu de continuité au sein d’une formation qui en manque parfois est la meilleure chose qui puisse lui arriver.

Créé: 05.11.2019, 10h36

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