Passer au contenu principal

FootballLes clubs vaudois sont libres de jouer. Mais à quel prix?

Depuis mardi après-midi et pour quelques heures au moins, il est possible d'organiser des matches de foot sur Vaud. En l'état, cela contribue surtout à alimenter la paranoïa générale.

L’incertitude et la crainte restent de mise autour des terrains.
L’incertitude et la crainte restent de mise autour des terrains.
Jean-Luc Auboeuf

Plus de doute, le football vaudois peut reprendre ses droits. Après une première étape, mardi matin, où les clubs devaient s'annoncer aux autorités cantonales s'ils souhaitaient mettre sur pied un match, l'Association cantonale vaudoise de football a mis les choses au clair dans l'après-midi: toutes les rencontres régionales, amicales comme de championnat, sont maintenues. À la condition évidente qu'elles réunissent moins d'un millier d'acteurs. Les règles changeront peut-être jeudi matin, date à laquelle l'Association suisse de football devrait dévoiler ses nouvelles consignes concernant le futur à court terme, mais avant cela les clubs vaudois disposent d'une vraie fenêtre pour renouer avec la compétition, après le week-end blanc qui vient de s'achever.

Une traçabilité qui inquiète

Ceci étant dit, la bonne question à poser n'est pas tant de savoir si les équipes du canton peuvent jouer, mais plutôt si elles le veulent. Et là, un réel cas de conscience apparaît. «Il y a un point qui me dérange particulièrement, note le président d'Echallens Région, Fritz Aeschbach, dont les équipes actives sont censées multiplier les matches entre mardi et mercredi. Cette histoire de traçabilité, elle me pose problème. Notre «deux» doit recevoir la réserve du Stade Nyonnais mercredi. Ce qui signifie qu'on est responsables de cette confrontation et, donc, des conséquences qui pourraient en découler. Jusqu'où cela peut-il nous mener? En soi, j'ai bien plus peur de ça que de la maladie en elle-même.» Autrement dit, dans quelle mesure les clubs peuvent-ils être attaqués si un cas de transmission du Coronavirus a lieu durant un de leur match et que l'état de santé de la personne infectée s’aggrave sérieusement par la suite? Une question sans réponse qui a tendance à paralyser les équipes.

Ce qui constituait de prime abord une bonne nouvelle, à savoir le retour du football sur les pelouses régionales, s'est donc très rapidement transformé en cadeau empoisonné, qui ne manque pas d'alimenter la paranoïa générale. «De notre côté, on prend toutes les mesures nécessaires. J'ai demandé à tous mes entraîneurs de mettre en place des listes de présence, continue Fritz Aeschbach. On fait aussi attention aux joueurs potentiellement à risque. Mais comment savoir ce que chacun a fait de son week-end, si l'un ou l'autre est allé le passer en Italie ou je ne sais où?»

Devant la peur d'être incriminé pour négligence, une solution est timidement poussée en avant par certaines équipes: la décharge personnelle. Chacun devient ainsi responsable de ses actes et se présente au match en pleine connaissance des enjeux. Le système D, pour que le foot continue d'exister et en attendant d'y voir plus clair.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.