Nicolas Spörri a quitté Nyon pour coacher à Bâle

FootballÀ 20 ans, le Vaudois a décroché un poste d’entraîneur assistant aux M13 du FC Bâle. Il rêve de réussir dans le métier.

Nicolas Spörri: une intarissable soif d’apprendre.

Nicolas Spörri: une intarissable soif d’apprendre. Image: FC BÂLE

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Nicolas Spörri fait partie d’une dizaine de jeunes loups du Stade Nyonnais, affamés de connaissances et fascinés par les méthodes d’entraînement actuelles. Ils ont une vingtaine d’années, voire moins, et ne s’illustrent pas directement sur le terrain, mais sur le banc. Parmi eux, Jimmy Tachet (22 ans) peut déjà faire valoir une expérience d’entraîneur assistant avec les M18 du Team Vaud.

Leur but? S’affirmer dans le monde du coaching. Sans expérience, mais avec audace et une intarissable volonté d’apprendre. Soit directement à Colovray, soit en effectuant des stages ou en vivant des expériences au sein de clubs plus prestigieux.

Six mois à observer

Cette dernière voie est celle qu’a choisie Nicolas Spörri. Et le jeune technicien de Crans n’a pas emprunté la moins royale: il a rejoint le FC Bâle, où il épaule Isik Güney à la tête des M13. «Au début, j’étais souvent avec Werner Mogg, le coach des M14. Ce gars est au club depuis vingt ans. Xhaka, Shaqiri, Embolo: il les a tous vus passer! Œuvrer pour le FCB, c’est aussi ça. Pouvoir échanger avec des Alexander Frei ou des Mario Cantaluppi, qui ont tellement à transmettre aux jeunes», apprécie l’étudiant en sports à l’université de la ville.

À 20 ans, les amoureux de foot vivent généralement leur vocation balle au pied. Chez lui, c’est la passion du coaching qui brûle ardemment. «Jusqu’à mes 10 ans, je jouais autant au football qu’au tennis. J’ai alors choisi de m’orienter exclusivement vers le tennis, avant qu’on me décèle un problème au coude. Du coup, retour au ballon rond, au FC Crans, où l’occasion s’est présentée de reprendre une équipe de juniors E. C’est là que j’ai eu le déclic, que tout a commencé.» Deux années à Crans, chez lui, deux autres au Stade Nyonnais et, donc, départ pour Bâle.

«Je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter»

Mais au fait, est-ce facile de forcer les portes de la maison rotblau? «Disons que l’ancien président des juniors de Nyon avait quelques contacts et, moi, j’avais très envie de rejoindre un club professionnel. J’ai envoyé mon CV, une lettre de motivation et j’ai eu la chance d’être pris. Mais pas comme entraîneur! Simplement en tant que stagiaire. Mes six premiers mois, je les ai avant tout passés à observer.»

Les choses sérieuses ont vraiment commencé au début de l’année. Une première expérience sur le banc en tant qu’assistant aux M12 de Concordia Bâle, un club partenaire, puis, à la fin de la saison passée, la bonne surprise: Isik Güney avait besoin d’un assistant. «Autant dire que je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter», sourit Nicolas Spörri, qui se rend chaque jour un peu plus compte de la place que le FC Bâle prend dans la vie des Bâlois. «Le meilleur indicateur, ce sont peut-être les voitures. Il y en a tellement qui sont garnies d’un fanion…»

Les meilleurs du canton

La gloire, ce n’est pas ce que recherche le jeune homme, qui se sait toutefois privilégié. «Les meilleurs juniors de tout le canton sont triés avant de venir ici. Bien sûr, en M13, c’est trop tôt pour savoir quel chemin ils suivront dans le foot. Mais, dans le lot, plusieurs deviendront professionnels, c’est certain. Alors on a une vraie responsabilité à assumer, il faut que les entraînements soient de qualité.»

Le week-end, la concurrence est rude. Récemment, les jeunes Rhénans ont affronté Freiburg et Stuttgart en amical. Un paradis qui lui ferait presque oublier la barrière de la langue. «Ça commence à aller mieux, mais ça reste quelque chose d’assez frustrant. Je ne peux pas apporter autant que si je m’exprimais en français. Difficile, par exemple, de faire passer des notes d’humour.»

Quoi qu’il en soit, Nicolas Spörri en est sûr: à Bâle ou ailleurs, son avenir sera sur un banc. «J’aimerais en faire mon métier, c’est l’idée. Mais dans ce milieu, on ne sait jamais trop. Alors je couvre mes arrières en étudiant.»

Créé: 30.10.2019, 21h28

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