Nyon et Braizat se sont associés pour se relever

FootballSur le terrain, le départ à Sion de Ricardo Dionisio appartient désormais au passé.

Dès son premier entraînement, Anthony Braizat soigne les détails. Avec l’objectif de faire progresser sa jeune équipe.

Dès son premier entraînement, Anthony Braizat soigne les détails. Avec l’objectif de faire progresser sa jeune équipe. Image: CHANTAL DERVEY

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Et puis, à la fin, tout redevient normal. Certes, le visage et le timbre de voix ont changé, l’accent portugais de Ricardo Dionisio a laissé place aux teintes provençales d’Anthony Braizat, mais les sons qui résonnent sur les terrains de Colovray demeurent plus ou moins les mêmes. En ce lundi soir frisquet de janvier, rien ne permet vraiment de penser que le Stade Nyonnais a vécu des fêtes agitées et que le football suisse a porté son attention sur un axe entre La Côte et Sion.

Les Jaune et Noir n’y sont pas pour grand-chose. Christian Constantin est venu chercher leur entraîneur, alors sous contrat jusqu’en 2021, et ils ont simplement dû se défendre. L’issue de l’affaire a encore ses incertitudes, puisque Nyon a mandaté un avocat pour tenter de faire valoir ses droits devant l’ASF et la justice civile, même si la loi ne plaide a priori pas en sa faveur.

Aider à gravir les échelons

Reste que la vie continue et Nyon a finalement dû capituler quant à l’idée de voir Dionisio diriger l’entraînement de reprise. Mais il a un nouveau coach, car il y a des impératifs sportifs, à commencer par une 3e place de Promotion League à protéger dès la fin de février. Braizat, évincé d’Yverdon il y a deux mois malgré sa position de leader, a été désigné comme l’homme de la situation. Le Français se retrouve aux commandes de «la seule équipe qui m’a vraiment mis en difficulté avec Yverdon».

Forcément, ce défi intéressait celui qui n’aura pas traîné pour retrouver un poste. «Je voulais rester en activité, je suis un passionné de foot, débite-t-il. Alors je remercie Nyon d’avoir pensé à moi.» La seule option concrète qui s’est dégagé pendant l’hiver, même si Chiasso et Chollet (D3 française) avaient un temps pensé à lui.

Mais, en Suisse, Braizat y est bien. En Promotion League aussi, qu’il commence à connaître par cœur, après ses passages servettien et yverdonnois. «J’aime les challenges et celui du Stade Nyonnais est prometteur. J’ai directement adhéré à l’idée de travailler avec des jeunes. La plupart d’entre eux ont été barrés par le monde professionnel, mais cela me plaît de pouvoir les relancer et les aider à gravir les échelons.» À Colovray, l’ancien milieu de terrain, 42ans, repartira avec une équipe compétitive, même si les huit points de retard sur son ancien club semblent rédhibitoires. «Il n’y a pas d’exigence de résultat. J’ai un contrat de six mois, avec une possibilité de continuer si ça se passe bien. Mais il s’agit de continuer ce qui a été bien fait, en augmentant encore l’intensité à l’entraînement. L’objectif est de faire progresser le groupe pour performer.»

«Je n’ai pas de revanche à prendre sur Yverdon. Je vis ça avec beaucoup d’humilité, c’est l’occasion de me remettre en question et de continuer mon apprentissage»

En termes de contingent, le Stade Nyonnais va rester stable. À l’exception de quelques jeunes qui pourraient être prêtés, il n’y aura pas de départ, une garantie pour poursuivre le travail effectué. Pas d’arrivée à signaler pour l’instant, peut-être dans un deuxième temps. «Je veux apprendre à connaître mon groupe, les joueurs mais aussi les hommes. Ensuite, on verra», explique Braizat. Ce dernier a été présenté à sa nouvelle équipe jeudi passé. «Je leur ai dit que j’étais là pour les développer. Je suis là à fond pour eux. Il ne s’agit pas de prendre la place de Ricardo (Dionisio), qui est un ami. Les choses sont remises à plat, tout le monde peut faire valoir ses cartes.» L’entraîneur jouera aussi la sienne, en tentant de développer un football offensif, de possession, tout en voulant «des morts de faim à la perte de balle».

Son début de parcours d’entraîneur est particulier, lui qui a été limogé à Servette en tant que 3e de Challenge League et à Yverdon, alors qu’il était en tête de son championnat. «Je n’ai pas de revanche à prendre sur Yverdon. Je vis ça avec beaucoup d’humilité, c’est l’occasion de me remettre en question et de continuer mon apprentissage. Je suis comme je suis, j’ai ma personnalité. Et puis, passer trois ans en tant qu’entraîneur là-bas, je crois que c’est quand même pas mal.» Le Stade Nyonnais devrait avoir trouvé de quoi se remettre de ses émois.

Créé: 20.01.2020, 21h40

Articles en relation

Yverdon Sport finance le coach de son adversaire direct

Football Le leader de Promotion League continuera à payer une partie du salaire d'Anthony Braizat, parti au Stade Nyonnais (3e) durant l'hiver. Plus...

Le Stade Nyonnais a choisi Anthony Braizat

Football L'ancien entraîneur d'Yverdon Sport reprend les rênes du club de la Côte, 3e de Promotion League. Plus...

Nyon dément le départ de Dionisio à Sion

Football Ricardo Dionisio n'est pas encore Sédunois. D'après le Stade Nyonnais, aucun accord n'a été trouvé entre les deux clubs. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 8

Paru le 26 février 2020
(Image: Bénédicte) Plus...