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FootballSimon Rosset, la Challenge League en ligne de mire

L'Aubonnois a été invité au camp hivernal des arbitres de la Swiss Football League. Un signe qui ne trompe pas.

Simon Rosset déteste la défaite. En tant qu'arbitre, il ne la connaît pas.
Simon Rosset déteste la défaite. En tant qu'arbitre, il ne la connaît pas.
Gabriel Lado

Simon Rosset s'en veut un peu. Le genre de chose qui arrive parfois en tant qu'arbitre lorsqu'on se rend compte qu'un match nous file entre les doigts, sans forcément y être pour quelque chose ou pouvoir résoudre le problème. «Des fois, tu prends une décision et tu sais que, peu importe qui elle avantage, tu vas te mettre onze joueurs à dos.» C'est un peu ce qui lui est arrivé samedi dernier, au sifflet du match amical (qui n'avait d'amical que le nom) entre le Stade Nyonnais et Yverdon Sport. Deux équipes qui, d'ici la fin du mois, se battront pour la première place de Promotion League. «J'avais vu venir le match piège à des kilomètres. Chaque formation cherchait à marquer son territoire et ça s'est ressenti. Je ne sais pas si j'avais moyen de mieux faire à un moment ou à un autre, pour éviter que la situation ne devienne aussi tendue. Mais du coup, je me suis un peu énervé sur la fin. Et je n'aurais pas dû.»

Cette capacité d'autocritique, c'est aussi ce qui fait de Simon Rosset l'un des meilleurs arbitres vaudois à l'heure actuelle. Voire même carrément le meilleur. «Il y a encore Nicolas Jancevski au-dessus dans la hiérarchie, mais il a pris un peu de recul avec l'arbitrage», glisse celui qui a grandi à Aubonne. Investi, parfaitement bilingue et capable de s'adapter au besoin du terrain avec une réelle aisance, l'homme a très logiquement gravi les échelons jusqu'au haut du panier des arbitres de Première Ligue. À 28 ans seulement, celui qui exerce comme professeur à Morges toque même plus que jamais aux portes de la Ligue nationale.

«Mon style au sifflet? Ça dépend vraiment du match. Parfois, je communique beaucoup, je n'ai aucun problème avec ça. Mais à l'inverse, il m'arrive de fuir carrément le dialogue quand je vois que ça ne mène à rien. Comme je suis Romand, ça fonctionne surtout bien en Suisse allemande, où je fais mine de ne pas comprendre ce qu'on me dit. Et puis, parfois, j'essaie de passer d'une méthode à l'autre, de tenter diverses approches.»

Une promotion l'été prochain?

Cet hiver, Simon Rosset faisait en tout cas partie des trois «invités» au camp de formation des hommes en noir de la Swiss Football League, aux Canaries. «On peut parler d'un signal encouragent, oui, sourit-il. Dans un coin de ma tête, j'aurais bien aimé être promu en Challenge League dès ce printemps. Mais ça devra attendre encore un peu. L'été prochain, j'espère. Même si on dit parfois que les arbitres de Challenge League font face aux contraintes de la Ligue nationale sans profiter de ses avantages.»

Les contraintes, ce n'est de toute façon pas ce qui fait peur à ce multiple champion suisse de judo, habitué aux sacrifices et aux semaines d'entraînement à rallonge pour grimper au top de sa discipline. «C'est vrai que par rapport aux sports de combat, l'investissement sportif d'un arbitre de foot reste très modéré.» Et au fait, le judo, c'est fini? «Comment dire..., réfléchit le pensionnaire du Judo Club Morges. Disons que, d'une part, j'ai nettement moins de temps à disposition pour m'entraîner. J'ai notamment perdu pas mal de force. Et d'autre part, je déteste perdre, ce qui arrive de plus en plus souvent. Du coup, je viens si on a vraiment besoin de moi. Mais sinon, je laisse volontiers ma place aux autres.»

Du foot à toutes les sauces

Désormais, Simon Rosset préfère plutôt prendre du temps pour transmettre et rendre un peu de ce que son parcours lui a appris. D'abord par son métier d'enseignant de sport et d'allemand. Ensuite par ses responsabilités au sein de la formation des arbitres vaudois, où il est en charge du groupe espoirs. «En gros, ce sont les arbitres les plus prometteurs du canton, destinés à partir à l'académie. Soit au niveau interrégional. Il s'agit aussi d'un investissement. Ce week-end, par exemple, on part trois jours à Leysin pour un camp qu'il a fallu préparer et qu'il faudra gérer.»

Un sérieux travail, mais pas un problème lorsque toute sa vie tourne autour du foot. «Ah mais je suis un mordu, on peut le dire. Un week-end type pour moi? Il y a le match que j'arbitre. En général un autre où j'inspecte un collègue. Et si j'ai encore un peu de temps, je vais en regarder un dernier autour de chez moi, souvent ceux de Chêne Aubonne.»

Pas étonnant, dès lors, que l'originaire de Bougy-Villars ait déjà pris part à plusieurs rencontres de Challenge League en qualité de quatrième arbitre. «C'est surtout intéressant les premières fois. On découvre le monde professionnel, on apprend comment fonctionne la communication dans ce contexte, on côtoie les meilleurs arbitres du pays. Maintenant, ça ne vaut pas un vrai match au sifflet non plus.» À son rythme, ça pourrait être pour bientôt.

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