Stade-Lausanne-Ouchy a fait corps contre les éléments

FootballSur le terrain dévasté de Chiasso, les Vaudois ont perdu Manière et Ndongo mais ont ramené un point qui vaut de l’or.

L’attaquant français Yanis Lahiouel (24 ans) a inscrit son premier but de la saison pour sa 13e apparition en Challenge League.

L’attaquant français Yanis Lahiouel (24 ans) a inscrit son premier but de la saison pour sa 13e apparition en Challenge League. Image: Keystone

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Stade-Lausanne-Ouchy possède son lot de gratteurs. D’Andy Laugeois à Jérémy Manière en passant par Michaël Perrier, les Stadistes sont plutôt bien lotis dans ce registre. Mais le contingent est surtout rempli de joueurs à l’aise avec le ballon. Le genre d’hommes auxquels on associe instinctivement un synthétique plutôt qu’un champ de patates boueux comme terrain de prédilection. Samedi, sous les trombes d’eau de Chiasso et sur l’incertaine pelouse du Riva IV, ces footballeurs ont fait mentir les a priori.

La palme? On a envie de l’attribuer à Juan Manuel Parapar, pour ses deux coups de tête décisifs sur les deux réussites lausannoises. Lui, le joueur qui traîne la réputation de ne courir que dans un sens du terrain et de se montrer parfois un peu trop facile. Ce week-end, malgré son couloir droit détrempé et la difficulté de réaliser des différences, l’Espagnol n’a pas hésité à se faire mal pour l’équipe, en allant jouer des coudes là où on ne l’attendait pas. Une remise en retrait intelligente sur le 1-1, un envoi puissant qui a forcé Loïc Jacot à relâcher le ballon dans les pieds de Yanis Lahiouel pour le 2-2. Du tout bon travail. Et en somme, un mal nécessaire.

Lahiouel, le sauveur

L’implication personnelle et l’attitude sur le terrain n’ont jamais vraiment constitué un problème au SLO cette saison. Ce n’est pas là qu’il faut chercher l’explication du coup de moins bien actuel du club. Reste que samedi, Karim Gazzetta (quel match!) et ses coéquipiers en ont encore fait un peu plus que d’habitude. Parce qu’il fallait se sortir de cette spirale négative (six défaites de suite). Parce qu’il fallait, surtout, vaincre les éléments.

Dans l’ordre? Un terrain transformé en champ de bataille, la blessure de Jérémy Manière, l’ouverture du score tessinoise alors que Stade-Lausanne était temporairement réduit à dix, le forfait de Roland Ndongo et un poteau touché à quelques secondes du coup de sifflet final. Bref, de cette rencontre, tellement différente du match aller (victoire 3-0 du SLO), les Vaudois n’étaient pas censés s’en sortir.

Mais ces dernières semaines moroses avaient presque fini par occulter l’une des plus grandes forces du néo-promu: sa capacité à surprendre et à aller puiser au fond de ses ressources, là où les autres équipes n’ont généralement pas besoin de s’aventurer.

Samedi, tel le diable sorti de sa boîte, Yanis Lahiouel est arrivé de nulle part. Meilleur buteur de Promotion League la saison dernière, le Français courait toujours après son premier but en Challenge League. La réussite le fuyait, la confiance l’avait lâché. Et soudain son goal est tombé, sans prévenir, alors que l’homme providentiel n’était entré sur le terrain que neuf minutes auparavant, pour pallier la blessure de Ndongo.

Si Yanis Lahiouel doit se contenter d’un seul but cet automne, autant dire qu’il a parfaitement choisi son heure pour frapper. Parce que ce 2-2 change tout. Il justifie deux jours de voyage à ne penser qu’à ce choc de bas de classement, il amène dans son sillage cette confiance capitale qui se faisait peu à peu la malle, il évite de plonger tout le monde dans un état d’urgence néfaste et contre-productif en maintenant Chiasso à quatre longueurs. En d’autres termes, tout le monde respire nettement mieux avec ce point glané au mérite.

Reste néanmoins à résoudre une question un peu plus fâcheuse. Alors que le SLO doit encore affronter Grasshopper, Winterthour et Schaffhouse avant les vacances, son infirmerie s’est remplie de deux nouveaux membres, et non des moindres. La liste des absents devient franchement conséquente pour un club aux moyens aussi limités. Avant de pouvoir souffler, Stade-Lausanne va encore devoir faire un peu de magie.

Créé: 24.11.2019, 21h21

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