«Je le prends comme une épreuve pour grandir»

FootballDenis Zakaria n’a commencé que trois matches sur sept en Bundesliga cette saison. Une situation nouvelle pour l’international.

Le Genevois de 21 ans a de grandes chances d’être titulaire avec l’équipe de Suisse vendredi en Belgique, en Ligue des nations.

Le Genevois de 21 ans a de grandes chances d’être titulaire avec l’équipe de Suisse vendredi en Belgique, en Ligue des nations. Image: LAURENT CROTTET

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L’équipe de Suisse s’est envolée mercredi pour Bruxelles, où elle défiera la Belgique vendredi dans le choc de la deuxième journée de la Ligue des nations. Bien installé dans l’avion, Denis Zakaria devrait se retrouver en toute aussi bonne place sur le terrain, où il a pris la succession de Valon Behrami dans l’entrejeu, avec son aisance déconcertante. Le Genevois de 21 ans nous a accordé quelques instants afin d’évoquer sa situation, notamment en club où il joue moins qu’avant.

Denis, de plus en plus de nouveaux joueurs intègrent l’équipe de Suisse. Ça y est, vous êtes devenu un taulier avec vos 14 sélections?

Non, non, je ne crois pas. Pas encore. Mon rôle est toujours le même, enfin je crois (sourire).

Tout de même: le changement de génération est réel. Jouez-vous un rôle dans l’intégration des nouveaux?

Ce qui est sûr, c’est que j’essaie de m’impliquer, oui. C’est vrai qu’il y a eu des nouveaux lors de chaque rassemblement et j’ai à cœur que chacun se sente bien. La raison est toute simple: j’avais été très bien accueilli lorsque j’étais jeune. J’avais une petite appréhension, ce qui était normal en arrivant dans un nouveau groupe. Mais à l’époque, j’avais senti beaucoup de bienveillance envers moi de la part de ceux qui étaient bien établis. Alors, je considère que c’est normal que j’agisse ainsi, c’est comme ça que fonctionne cette équipe, dans laquelle il y a une excellente ambiance.

Il existe une tradition en club que vous connaissez sans doute.

Je crois que je vois où vous voulez en venir…

Alors on y va: quand un joueur signe dans un nouveau club, il doit chanter debout sur la table devant tout le monde. Est-ce aussi le cas en équipe de Suisse?

Non, pas pour l’instant, et je trouve ça un peu dommage (rires). On va essayer d’instaurer ça, c’est vraiment une bonne idée.

Votre situation est un peu paradoxale: vous devenez titulaire en équipe de Suisse à un moment où vous n’êtes plus systématiquement aligné avec le Borussia Mönchengladbach.

Oui, c’est un peu plus compliqué cette saison, c’est vrai.

Comment le vivez-vous, vous qui avez toujours joué depuis vos débuts, que ce soit à YB ou en Allemagne?

C’est une situation nouvelle, que je dois prendre comme une épreuve pour m’améliorer. J’ai toujours beaucoup joué dans ma carrière, et là je me retrouve assis sur le banc. Je reste le même et je travaille pour que la situation change le plus rapidement possible.

Votre entraîneur, Dieter Hecking, vous a-t-il parlé?

Franchement, non. Il ne m’a rien dit de spécial. C’est comme ça, il y a de la concurrence à Gladbach, à moi de trouver les solutions et de m’en servir pour grandir. Je savais que je n’avais pas choisi la facilité en rejoignant ce club. Ce n’était pas ce que je recherchais.

Comment faites-vous concrètement pour lui prouver qu’il a tort? Vous vous entraînez encore plus fort?

Je suis toujours à fond. Mais je comprends ce que vous voulez dire. J’essaie de lui montrer qu’il peut compter sur moi en tout temps.

Ces deux matches en Belgique et en Islande, vous les sentez comment?

Je m’en réjouis beaucoup. Ce sera compliqué, surtout le premier, face à des joueurs de classe mondiale et à l’équipe No 1 au classement FIFA.

Ce qui veut dire que ce sera facile lundi à Reykjavik?

Non, non, vous m’avez mal compris (sourire). On a fait un supermatch à l’aller, un vrai match référence pour nous. Mais je ne crois pas qu’ils étaient à leur meilleur niveau. Et nous, tout nous réussissait ce jour-là.

(24 heures)

Créé: 11.10.2018, 07h04

Belgique - Suisse

L’avant-match (vendredi à 20h45 à Bruxelles)

Les Belges avec plusieurs «locaux»

Les Diables Rouges comptent trois joueurs sélectionnés dans les trente finalistes du Ballon d’or: le gardien Thibaut Courtois, le milieu Kevin De Bruyne et l’attaquant Eden Hazard. Seuls le premier et le dernier seront à disposition de Roberto Martinez vendredi, De Bruyne étant toujours blessé. Hazard, notamment, est dans une forme étincelante avec son club de Chelsea. Mais le sélectionneur a tout de même décidé de renouveler son effectif par rapport à la Coupe du monde, convoquant plusieurs joueurs évoluant dans le championnat de Belgique. «Ce n’est pas un problème. J’ai énormément de confiance dans ces joueurs, car la différence de niveau entre la Jupiler Pro League et les autres pays se réduit», a réagi Toby Alderweireld (Tottenham). Le défenseur se méfie toutefois de la Suisse: «Une bonne équipe, qui peut nous poser des problèmes.»


Haris Seferovic a retrouvé la confiance

La qualification pour la Coupe du monde 2018 avait été gâchée par des sifflets à l’encontre de Haris Seferovic. Lors du match retour des barrages face à l’Irlande du Nord, le Lucernois avait raté deux occasions et une partie du public le lui avait reproché. Remplaçant en club, voire en tribunes, l’avant-centre ne vivait alors pas un moment facile. Vladimir Petkovic l’a même placé sur le banc lors des deux derniers matches du tournoi russe. Mais beaucoup de choses ont changé cet automne: «Sefe» vient de marquer deux buts importants avec Benfica et il a participé à la fête de tirs contre l’Islande (6-0) en étant l’un des meilleurs Suisses. De quoi réjouir Vladimir Petkovic: «Je préfère cette situation. Haris s’est battu, il s’est établi par ses performances et son travail. À Benfica, il y a quatre avants-centres, tous internationaux. J’espère qu’il restera dans l’équipe et deviendra encore plus fort.» T.GN

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