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Fournier: «Entre Sion et la Coupe, il y a quelque chose de surnaturel»

Ce jeudi à 16 heures au Stade de Genève, les Valaisans veulent écrire encore une page d’histoire, face au grand FC Bâle

Sébastien Fournier, alors qu’il était joueur, a remporté la Coupe à trois reprises avec Sion (1991, 1995, 1996) et une fois avec Servette (2001). Il compte bien perpétuer la tradition depuis le banc.
Sébastien Fournier, alors qu’il était joueur, a remporté la Coupe à trois reprises avec Sion (1991, 1995, 1996) et une fois avec Servette (2001). Il compte bien perpétuer la tradition depuis le banc.
Keystone

La «mise au vert», cette retraite qui précède un grand événement, fait partie des rituels auxquels le FC Sion est rompu. Avant une finale de Coupe, elle procède d’un repli sur soi afin que tout un groupe se concentre sur l’essentiel. Il y a là une part d’union sacrée et l’idée, aussi, de perpétuer l’histoire. Pour Sion, elle est plus lourde que pour d’autres: treize finales, treize victoires, c’est un poids immense que de ne surtout pas être dans la première équipe sédunoise qui s’inclinera. Mais cette histoire, c’est aussi toute la force magique du FC Sion. «Entre Sion et la Coupe, il y a quelque chose de l’ordre du surnaturel», sourit Sébastien Fournier.

Il en sait quelque chose, l’entraîneur des Sédunois. Quand il jouait, il a remporté la Coupe à trois reprises avec Sion (1991, 1995, 1996) et une fois aussi avec Servette (2001). Il a réuni son équipe à Lausanne, dans un palace, le Royal Savoy. Rien n’est laissé au hasard. Encore moins quand il sait qu’il va retrouver le Stade de Genève, un endroit qu’il connaît si bien pour avoir été longtemps Servettien.

– Sébastien, on imagine que la tension monte un peu, non?

– Oui, mais il faut justement veiller à ce qu’elle soit positive. Si tu as peur d’aller sur le terrain, ce n’est même pas la peine…

– Mais il y a le poids de l’histoire, cette invincibilité magique en finale. Et peut-être la crainte d’être la première équipe à craquer et à briser la série?

– Bon, d’accord, il y a une part de pression, un poids, oui. Mais c’est aussi une incroyable source de motivation. Personnellement, je regarde les choses différemment: ce n’est pas une équipe seule qui perdrait, le cas échéant, c’est tout le monde ensemble, tout un canton. Parce que c’est cela qui nous unit et qui nous a toujours donné de la force sur le terrain.

– Qu’allez-vous dire aux joueurs avant le match?

– Honnêtement, je ne sais pas encore. Il faut que ce soit intuitif. Nous allons parler technique, tactique, nous allons voir des vidéos, c’est clair. Mais pour le discours, il faut de l’affect, pas quelque chose de froid ou de préparé.

– Christian Constantin fait toujours appel à un motivateur. Cette année, c’est le skieur de l’extrême Jérémie Heitz qui vient: c’est l’un des secrets du succès?

– Cela fait partie des stratégies du président. Je crois savoir qu’il prépare d’autres surprises. C’est intéressant, dans le sens où cette approche particulière sert à responsabiliser tout le monde.

– Vous avez gagné déjà quatre fois la Coupe en tant que joueur. Cette fois, vous allez disputer une finale en étant entraîneur. Cela change quoi?

– Pas mal de choses. Quand tu es joueur, tu ressens la même pression que l’entraîneur, avant le match. Mais dès que le coup d’envoi est donné, tu t’en libères. Jeudi, ce sera donc plus compliqué pour moi. C’est plus frustrant, sous certains aspects, quand tu es sur le banc.

– Même si c’est le banc du Stade de Genève, un endroit que vous connaissez très bien?

– Revenir à la Praille, c’est bien sûr un peu spécial pour moi. J’ai passé quinze ans au Servette FC et là je serai donc à Genève, avec le FC Sion, pour une finale de Coupe. Tout cela réunit rassemble un bon bout de ma vie, en fait. Alors oui, les émotions seront au rendez-vous.

– Avec Bâle en face, la meilleure équipe de Suisse…

– Oui. Et avec Sion, la meilleure équipe en finale de Coupe, qui sera là pour perpétuer la légende.

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